La Mort à Venise.
La mort à Venise compte parmi les meilleurs récits de Thomas Mann.
Très rare originale française.
Bel exemplaire, l’un des 50 premiers exemplaires sur Japon, conservé broché, non rogné, tel que paru.
In-8 de 208 pp., (2) pp.
Broché, non rogné, tel que paru. Boite-étui Devauchelle.
196 X 163mm.
Mann, Thomas. La mort à Venise.
Editions du sagittaire, chez Simon Kra, Paris, 1925.
Très rare édition originale française de ce chef-d’œuvre de Thomas Mann.
L’un des 50 exemplaires du tirage de tête imprimés sur Japon.
Aschenbach, écrivain célèbre, se rend à Venise pensant y trouver le calme et le repos qui lui sont nécessaires, après ses veilles et son travail acharné, pour s’assurer la maîtrise des artifices e l’art et saisir l’essence de toute beauté. Descendu dans un luxueux hôtel du Lido, il est bientôt frappé par m’extraordinaire beauté d’un jeune polonais, Tedzio, et une singulière intimité s’établit alors de façon tacite entre celui qui tente péniblement de créer la beauté et celui qui la représente sans effort, par sa seule existence.
Cette œuvre, brève mais dense, composée comme une mosaïque, dans un style surchargé de préciosités, révèle une fois de plus chez l’auteur un mélange d’esthétisme voluptueux et raffiné et de conscience morale qui redoute la moindre déchéance, jusqu’à faire grief à l’artiste non seulement de son être, mais aussi de son jeu innocent avec les apparences. Les dieux grecs apparaissent à Aschenbach, au bord de la mer. On connaissait déjà les parentés établies entre Venise et Byzance, mais le rapprochement avec Athènes représente une réelle innovation.
La Mort à Venise compte parmi les meilleurs récits de Thomas Mann. Malgré sa brièveté, ce chef-d’œuvre d'inspiration très romantique contient l'essentiel de la pensée du grand écrivain allemand. On y retrouve le pessimisme foncier hérité de Schopenhauer, la clairvoyance, la perspicacité et l'extraordinaire raffinement psychologique que Thomas Mann admirait chez Nietzsche, ainsi que les quatre notions fondamentales qui, à travers la littérature, ont pendant des siècles défini l'âme allemande : culture, musique, protestantisme et sens du devoir.
La fascination mortelle que peut exercer la beauté physique, tel est le sujet de la Mort à Venise : justement parce qu'il n'est plus jeune, et qu'il a une sensibilité d'artiste, le romancier Gustav Aschenbach sera plus qu'un autre sujet à ces brusques déraillements qui conduisent à la mort.
Le compositeur anglais Benjamin Britten écrira un opéra en deux actes d’après le roman de Thomas Mann sur un livret de Myfanwy Piper sous le titre de Mort à Venise [Death in Venice, 1971-1973].
Très bel exemplaire broché, non rogné, tel que paru.
