Contramours. L'Anteros ou Contramour.
Édition originale française de ces dialogues contre l'amour.
Le Paradoxe contre l’amour de Thomas Sébillet paraît ici pour la première fois.
Séduisant exemplaire de cet ouvrage très rare conservé dans sa première reliure en vélin souple.
In-4 de (6) ff., 307 pp.
Vélin souple, titre calligraphié au dos. Reliure de l’époque.
226 X 160 mm.
Sébillet, Thomas. Contramours. L’Anteros, ou contramour, de Messire Baptiste Fulgose, jadis duc de Gennes. Le Dialogue de Baptiste Platine, gentilhomme de Cremonne, contre les folles amours. Paradoxe, contre l'Amour.
Paris, Martin le Jeune, 1581.
Édition originale française de ces dialogues contre l’amour.
Le Paradoxe contre l’amour de Thomas Sébillet paraît ici pour la première fois.
Brunet, II, 1421 ; Catalogue J. de Rothschild, II, n°1833 ; Renouard, III, n°413 ; Gay, II, 342.
Elle est précédée d’un sonnet dédié à Pontus de Tyard, d’une préface A tout franc et debonnaire François et d’une épître dédicatoire de Thomas Sébillet à Dame Célie de Romirville ; miroir de tout honneur & pudicité.
Le premier dialogue des Contramours est une traduction de l’Anteros de Battista Fregoso (1452-1504), ancien doge de Gênes. Composé en latin, l’ouvrage avait été originellement imprimé à Milan en 1496.
Le second dialogue, Contre les folles amours, est traduit du Contra amores de l’humaniste Bartolomeo Sacchi (1421-1481), dit Il Platina, historien de Crémone et bibliothécaire du Vatican.
Le Paradoxe contre l’amour est attribué à Thomas Sébillet (1512-1589), essayiste et poète néo-platonicien, proche de Michel de L’Hospital et de Pierre de L’Estoile. Son Art poétique français (1548) est demeuré célèbre pour avoir inspiré la Défense et illustration de la langue française de Joachim du Bellay (1549).
Au soir de sa vie, le poète Thomas Sébillet (1512-1589) poursuit son combat pour la langue française, ne cessant de lier ses ambitions d’écrivain à son œuvre de traducteur. Le préambule intitulé A tout franc et debonnaire Francois est une apologie de la langue nationale qui ne peut que s’émanciper par la traduction dont il souligne les enjeux dans un rapport de rivalité avec l’Italie (Balsamo, Les Rencontres des Muses, pp.143-150)
A ses deux traductions, Thomas Sébillet a joint un traité polémique de sa composition : le Paradoxe contrel’amour. Avec lui, la querelle du féminisme rebondit sur un ton nettement misogyne. L’escarmouche contre Pontus de Tyard et cette furie amoureuse qui n’est jamais qu’une « ardeur eshontée » prélude à la déconstruction du mythe néo-platonicien.
Convoquant Eve et Pandore, Sébillet s’en prend à la détestable manie des amoureux d’adorer les femmes.
Séduisant exemplaire de ce rare ouvrage conservé dans sa première reliure en vélin souple.



