Anna Karénine.

Tolstoï, Léon

« Ce chef-d’œuvre, donna la certitude absolue que Tolstoï était un écrivain de tout premier ordre. Il fut traduit sans délai » (Roka).

Rare édition originale française d’Anna Karénine.

Exemplaire conservé dans ses reliures de l’époque.

2 tomes en 2 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 344 pp. ; II/ (2) ff., 359 pp.

Demi-toile brune à coins, plats d epapier marbré, dos lisses ornés de filets dorés, pièces de titre en maroquin, tanches jaspées. Reliure de l’époque.

175 X 114 mm.

Tolstoi, Léon. Anna Karénine. Roman traduit du russe.

Paris, Librairie Hachette et Cie [Saint-Pétersbourg, Imprimerie Trenké et Fusnot], 1885.

Rare édition originale française d’Anna Karénine, l’un des chefs-d’œuvre de Tolstoï.

Vicaire, VII, 850.

Aux alentours de 1880, la littérature russe connaît en France une vogue extraordinaire.

Dès son apparition ce roman fut considéré comme une réaction contre le mouvement naturaliste français.

Anna Karénine offre une réflexion profonde sur les classes sociales de la Russie au XIXe siècle et sur le thème de la religion et de la spiritualité.

« Guerre et paix fit reconnaître ses qualités d’écrivain et Anna Karénine les confirma : ce chef-d’œuvre donna la certitude absolue que Tolstoï était un écrivain de tout premier ordre. Il fut traduit sans délai » (Roka).

Fellow Russian writer Fydor Dostoyevsky proclaimed Anna Karenina “flawless as a work of art””

(Joelle Herr).

La toile de fond du roman est constituée, en partie, par la peinture du monde des aristocrates et par l’analyse psychologique des types humains. Dans Anna Karénine, les évènements se déroulent dans une ambiance qui est celle de l’époque de Tolstoï et le réalisme de la description révèle une observation directe, immédiate, de la part de celui qui y a lui-même participé. Parmi les différents personnages mis en scène se détache Anna Karénine, jeune femme de la haute société mariée sans amour à un haut fonctionnaire et qui est tombée amoureuse du brillant mais superficiel Vronsky. Le roman se déroule autour de cette intrigue en nous présentant les différentes phases de cette passion : la lutte d’Anna pour ne pas se laisser entraîner par ses sentiments, sa trahison envers son mari ; l’abandon de son enfant pour suivre à l’étranger son amant ; enfin les angoisses et les remords provoqués chez elle par son âme au fond honnête et droite.

Mais le véritable protagoniste n’est pas un homme mais la famille russe elle-même. Selon Tolstoï, le centre vital de la société n’est pas l’individu mais le noyau familial.

Bel exemplaire de ce beau roman, l’un des chefs-d’œuvre de la littérature russe et universelle, conservé dans ses reliures de l’époque.

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