Le salut est en vous

Tolstoï, Léon
Paris, Librairie académique Didier, Perrin & Cie, Libraires-Editeurs, 1893
Prix : 1 900 €

« Tolstoï n’a pas publié ce livre en russe ; l’édition française est originale et non une traduction. La censure russe ne l’aurait point permis » (A. Hamon).

Rare édition originale conservée brochée.

In-12 de 389 pp., brochure bleue de l’éditeur, exemplaire partiellement non coupé.

188 x 120 mm.

Tolstoï, Comte Léon. Le salut est en vous. Paris, Librairie académique Didier, Perrin & Cie, Libraires-Editeurs, 1893.

« Tolstoï n’a pas publié ce livre en russe ; l’édition française est originale et non une traduction. Il n’a pas fait paraître cet ouvrage en sa langue maternelle parce que la censure russe ne l’aurait certainement point permis, sa fonction étant d’empêcher la mise au jour des chefs-d’œuvre de l’esprit humain.
La thèse générale de cette nouvelle œuvre de l’auteur de La guerre et la Paix est : l’homme possède en soi son salut. Il peut seul s’améliorer, se perfectionner sans cesse et tendre vers un état moral toujours meilleur. Pour ce perfectionnement continu l’homme n’a besoin ni de chefs ni de lois ; il lui suffit de vouloir et d’agir.
C’est une œuvre admirable que je ne saurais trop louer. C’est un chef-d’œuvre qui vivra et que nos descendants admireront encore plus que nous ».
(A. Hamon, La société nouvelle, revue internationale, 1894).

Comme je m’y attendais, mon livre ne fut pas autorisé par la censure russe. Cependant, grâce peut-être à ma notoriété, grâce sans doute aussi à l’intérêt qu’offraient ces questions, mon travail eut un grand succès en Russie, et de nombreuses traductions en furent faites à l’étranger. Il a même provoqué d’intéressantes communications à l’appui de ma thèse, comme aussi toute une série de critiques.

« « Il faut purifier la conscience » dit Tolstoï. « Le salut est en vous » dit-il. Cela veut dire que nous portons en nous la pitié, la grâce, le pardon ; cela veut dire que la lumière divine qui s’appelle la conscience brille au fond de nos âmes et qu’il suffit d’émettre sur nos actes toute la lumière qui est en nous pour qu’aussitôt s’établisse le royaume de l’amour auquel tend tout être humain. Et celui qui nous amène à cet ordre d’idées, celui qui nous arrache à notre abaissement moral, celui qui nous réveille pour faire monter nos regards vers les deux points lumineux qui s’appellent Solidarité et amour, celui-là est un grand moraliste et un grand humanitaire » (Ossip-Lourié, avril 1898).