L'année terrible

Hugo, Victor
Paris, Michel Levy Frères, Librairie nouvelle, 1872.

Édition originale « devenue rare » (M. Clouzot) de la célèbre Année terrible de Victor Hugo.

Superbe exemplaire du tirage de tête limité à 25 exemplaires sur Chine, celui-ci portant le n°24.

In-8 de (4) ff., 427 pp.
Maroquin lavallière, dos à nerfs, tranches dorées, étui. Reliure de l’époque signée « Pagnant ».

245 x 150 mm.

Hugo, Victor (1802-1885). L’Année terrible.
Paris, Michel Levy Frères, Librairie nouvelle, 1872.

Édition originale « devenue rare » (M. Clouzot) de ce célèbre recueil de poèmes de Victor Hugo.
Clouzot, 151 ; Carteret, I, 423-424 ; Talvart, IX, p. 46, n°71 a.

L’un des 25 exemplaires de tête sur Chine, portant le N°24.

« L’Année terrible est formidable comme une armée, comme un tremblement de terre, comme le Déluge » (Jean Dutourd).

C'est sous la forme d'un recueil de poèmes que Victor Hugo raconte l'épouvantable année 1870-1871, marquée par la guerre franco-prussienne, le siège de Paris, et, après l'armistice, le soulèvement de la Commune contre le gouvernement en place.

Dédié à Paris, capitale des peuples, l'ouvrage s'ouvre par une courte préface datée d'avril 1872 dont les dernières lignes sont empreintes d'espoir : « Le moment où nous sommes passera. Nous avons la république, nous aurons la liberté ».

Dans le cycle de ses grandes commémorations patriotiques, Victor Hugo évoque la chute du second Empire et l’avènement de la troisième République, instant décisif où la France s’élance à nouveau vers la liberté. Du mois d’août 1870 au mois de juillet 1871, la nation connaît la honte de l’esclavage et voit la défaite de son armée, la lutte des partis politiques. Mais ses martyrs et ses exilés lui montrent le chemin de la gloire : celui qui mène à la fraternité des peuples et à l’union latine. Toute l’histoire de ce temps est passée en revue dans un style fougueux et puissant qui porte la marque de l’auteur. Dans l’ensemble, ce recueil rappelle des mois de douleur, de sang et d’horreurs, fruits d’une confiance aveugle et de la tyrannie. Sur Napoléon III et sur ceux qui, après lui, ont tenté de rétablir le pouvoir absolu retombe la responsabilité de tant de souffrances et de morts. Après avoir voué à l’exécration le vieux monde croulant, l’« Épilogue » souligne le sens hautement civique et politique du livre consacré à la renaissance de la civilisation. (Dictionnaire des Œuvres).

Hugo, qui dédie ce livre « A Paris, capitale des peuples », y exalte la France martyre, mais éternel défenseur du « droit des hommes », l’héroïsme de « ceux qu’on foule aux pieds » et dénonce la « bêtise de la guerre ».

Exilé depuis vingt ans, il était rentré à Paris le 5 septembre 1870, plus que jamais engagé dans le combat contre l’injustice et contre toutes les tyrannies.

Superbe exemplaire, l’un des 25 de tête sur Chine, provenant de la bibliothèque Louis Gillet (ex-libris).

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