L'Homme qui rit.

Hugo, Victor

Edition originale de L’Homme qui rit « peut-être le roman le plus typique de Victor Hugo » (Dictionnaire des Œuvres).
« De plus en plus recherché depuis quelques années » (Clouzot).
Très bel et précieux exemplaire non rogné, conservé dans ses brochures d’éditeur, tel que paru, enrichi d’un envoi autographe de l’auteur à Alexandre Piédagnel, poète ayant fréquenté Victor Hugo.

4 tomes en 4 volumes in-8 de : I/ 381 pp. ; II/ 307 pp. ; III/ 296 pp. ; IV/ 384 pp.

Brochures de l’éditeur, exemplaire non rogné, tel que paru.

240 X 153 mm.

Hugo, Victor. L’homme qui rit.

Paris Librairie Internationale – Bruxelles, Leipzig et Livourne, A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie, 1869.

Edition originale de ce roman historique de Victor Hugo, l'un de ceux où transparaissent le plus les idées sociales de l’écrivain. 

Clouzot, 151 ; Carteret, I, 423 ; Vicaire, IV, 341.

Précieux exemplaire enrichi d’un envoi autographe de l’auteur signé à Alexandre Piédagnel poète ayant fréquenté Victor Hugo.

« De plus en plus recherché depuis quelques années » (Clouzot).

« Cette œuvre écrite dans la dernière période de l’exil à Bruxelles reflète, comme Les Misérables, les préoccupations sociales qui avaient fait de Victor Hugo un homme politique, et sa passion, à la fois naïve et ardente, donne à ces pages un accent inoubliable.

L’Homme qui rit est peut-être le roman le plus typique de Victor Hugo, celui dans lequel son goût pour l’antithèse est mis le plus clairement au service d’une idéologie. Un saltimbanque philosophe, un monstre à l’âme lumineuse, une orpheline aveugle d’une pureté exceptionnelle, une duchesse pervertie, tels sont les protagonistes de ce roman. L’action se passe en Angleterre, au temps de la reine Anne.

Un étrange vagabond, Ursus, misanthrope au cœur généreux, erre à l’aventure avec son chariot et son ours. Il rencontre deux enfants abandonnés. Ursus les recueille. L’évocation de la vieille Angleterre du début du XVIIIe siècle est loin de manquer de force ; la brutalité populaire explose sous le vernis l’orgueilleux raffinement de la société » (Dictionnaire des Œuvres).

Commencé à Bruxelles le 21 juillet 1866, continué à Guernesey, puis achevé à Bruxelles le 23 août 1868, L’Homme qui rit est la dernière grande œuvre d’exil de Victor Hugo. Sa rédaction, souvent interrompue, est marquée par le double deuil qui frappe l’auteur en 1868 : Georges, son petit-fils et sa femme, Adèle. Nul doute qu’il ait exercé une influence sur le sens du roman et développé sa dimension métaphysique.

Baroque et éloigné du naturalisme à la mode, ce roman s’inscrit dans la tradition hugolienne du personnage victime de la société dans une évocation très forte de la vieille Angleterre aristocratique du début du XVIIIe siècle.

Très bel et précieux exemplaire, très pur, non rogné, conservé dans ses brochures d’éditeur, tel que paru, enrichi d’un envoi de l’auteur à Alexandre Piedagnel qui fréquentait l’écrivain.

Alexandre Piedagnel (1831-1903), secrétaire particulier de Jules Janin, fit parti du groupe des Parnassiens. Lié d'amitié avec Stéphane Mallarmé et Catulle Mendès, il entretient une correspondance avec Victor Hugo.

« Le 17 septembre 1880, à Guernesey, nous passions l’après-midi ma femme et moi chez Victor Hugo ; sa belle-sœur, Mme Chenay, nous y recevait avec la plus gracieuse cordialité. J’ai crayonné, tout ému, le sonnet suivant, sur la terrasse agreste où l’illustre auteur de la Légende des Siècles a si fréquemment rêvé, en contemplant la mer ! Hauteville-House… ».

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