Notre-Dame de Paris

Hugo, Victor
Prix : 15 000 €

Exceptionnel exemplaire de l’édition originale de Notre-Dame de Paris, le seul répertorié en plein maroquin signé de l’époque

orné du chiffre entrelacé du bibliophile du milieu du XIXè siècle.

« Cette édition originale, en bel état, est la plus rare de toutes les œuvres de l’auteur elle a eu un retentissement mondial

et c’est une des plus difficiles à se procurer de la période romantique » (Carteret).

2 volumes in-8 de : I/ (4) ff., 404 pp. ; II/ (2) ff., 536 pp.

Maroquin bleu, triple filet doré encadrant les plats, chiffre entrelacé MB du bibliophile du milieu du XIXe siècle frappé or au centre des plats, dos à nerfs richement orné, filets or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque, à compter de 1848, signée de Petit, successeur de Simier.

198 x 126 mm.

Hugo, Victor. Notre-Dame de Paris.

Paris, Charles Gosselin, 1831.

Edition originale rarissime en pleine reliure de l’époque au chiffre entrelacé et doré.

L’on appelle « reliure de l’époque » toute reliure réalisée au cours d’une génération suivant la date de parution du livre, soit une vingtaine d’années.

Clouzot, 145 ; Carteret, I, 400-402 ; Escoffier, 870 ; Vicaire, IV, 256-257 ; Talvart, 16-17.

Elle ne fut tirée qu’à 1 100 exemplaires divisés en quatre tranches, les trois dernières portant la mention fallacieuse de « seconde », « troisième » et « quatrième » édition, supercherie commerciale destinée à faire croire au succès immédiat de l’œuvre.

En 1985, il y a 36 ans, un exemplaire en demi-reliure d’époque portant comme celui-ci la mention fictive « seconde édition » était vendu 100 000 F (15 000 €). (Réf : Deux cents livres précieux. Mai 1985, n° 176).

Plus près de nous, en 2003, il y a 17 ans, Pierre Berès cataloguait et vendait 56 000 € un autre exemplaire de la seconde tranche « portant sur les couvertures l’indication de deuxième édition » (Ref. Stendhal, Baudelaire. Pierre Berès, Catalogue 92, n°557. Paris, 2003 ; 56 000 €).

Exemplaire de la seconde tranche, portant le nom de l’auteur et la mention fictive de « seconde édition » sur le titre.

« Depuis que l’exemplaire de Gosselin est passé en vente publique (vente Leroy, 26-27 mars 1931, n°328), il n’y a plus de discussion possible sur le fait que la mention d’édition n’enlève rien au caractère d’édition originale du livre.

L’exemplaire Gosselin-Leroy portait en effet sur une quatrième édition de Notre-Dame de Paris, 1831, la note autographe suivante : « Edition originale tirée à 1100 exemplaires qui ont été, suivant l’usage de la librairie à cette époque, divisés en quatre éditions. [Signé]. Charles Gosselin éditeur » (Escoffier).

Michaud conclut de même dans le Bulletin du bibliophile, 1931 : « Les exemplaires ainsi faussement désignés de seconde, voire de troisième édition appartiennent authentiquement à l’édition originale ».

Dans Notre-Dame de Paris, Hugo parvient à donner corps et âme aux gigantesques visions de son esprit, à faire prendre vie aux symboles, à imposer comme une réalité historique ses vues les plus personnelles.

Le véritable héros du roman, c’est Notre-Dame de Paris avec ses monstres, ses vitraux, ses masses d’ombre parmi les colonnes enchevêtrées. Dans ce livre qui a pour origine la contemplation du monument gothique, Victor Hugo a réussi une exacte transposition littéraire des splendeurs architecturales.

Comment ne pas évoquer enfin les grandioses descriptions de Paris à vol d’oiseau, de Notre-Dame, ou encore des cloches de la cathédrale. Doué d’un sens dramatique certain que vient renforcer un réalisme effrayant, Hugo nous a donné dans ce roman quelques-unes des pages les plus saisissantes qu’il ait jamais écrites.

Vraisemblablement l’un des plus beaux exemplaires connus, le seul répertorié relié en plein maroquin de l’époque signé à provenance.