P. Virgilii Maronis Opera

Virgile

Superbe exemplaire conservé dans son maroquin de l’époque aux armes du roi Louis XIV.

In-4 de 1 frontispice, (14) ff., 246 pp., 588 pp., (96) ff.

Maroquin rouge, double encadrement de triple filet doré à la Duseuil sur les plats avec grandes fleurs de lys aux angles, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs richement orné, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.

255 X 185 mm.

Virgile. P. Virgilii maronis Opera. Mauri interpretation et notis illustravit…

Parisiis, Simonem Benard, 1675.

Superbe exemplaire relié en maroquin rouge aux armes royales des Œuvres du « plus célèbre des poètes latins ».

Brunet, VI, 1284.

La Renaissance française n’avait pas à découvrir Virgile comme elle le fit pour d’autres auteurs classiques : le Moyen Age avait déjà fait de lui son dieu, conjointement avec Ovide : et c’est dès la floraison néolatine d’environ 1530 qu’il sera placé d’autorité au sommet de la hiérarchie avec Horace, au-dessus de Catulle et Térence… Poète parfait, plus qu’un Homère puisque que ses douze livres épiques réussissent à condenser toute une Iliade et toute une Odyssée, c’est aussi un savant et un professeur : ses bucoliques prêchent la vertu civique et la lutte contre l’entraînement de la passion. Dans les Géorgiques, l’épisode des abeilles est une description d’un état bien gouverné ; de l’Eneide, les six premiers livres sont une évocation allégorique des six âges de l’homme.

Superbe exemplaire des Œuvres du grand Virgile conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque aux armes du roi Louis XIV.

Provenance : bibliothèque royale (armoiries) et Charles de Brosse, avec ex-libris.

Charles de Brosses a fourni des articles de critique littéraire à l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.

Passionné par l’œuvre de l’historien romain Salluste, ce fut pour rechercher le livre perdu de sa grande histoire de la République romaine qu’il partit en Italie. Il occupa trente années de sa vie à composer une Histoire de la République Romaine dans le cours du VIIe siècle (1777). De son voyage en Italie, il ramena l’ouvrage qui a le plus contribué à établir sa réputation, les Lettres écrites d’Italie, publiées pour la première fois sous le titre Lettres historiques et critiques écrites d’Italie. De Brosses fut reçu associé libre à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1750. Il fit également partie de l’Académie de Dijon. Des démêlés qu’il eut avec Voltaire l’empêchèrent d’entrer à l’Académie française.

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