Mercure de France

Voltaire
Paris, Lacombe : avril 1771, mai et juin 1772, janvier et avril 1775.

Lettres originales de Voltaire et le Mercure de France reliés en maroquin de l’époque aux armes de Madame du Barry (1743-1793). 
De la bibliothèque Pierre Chrétien.

Ensemble 5 volumes in-12, maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos lisse orné, filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l'époque.

166 x 95 mm.

[Voltaire]. Mercure de France, dédié au Roi. Par une Société de gens de Lettres.
Paris, Lacombe : avril 1771, mai et juin 1772, janvier et avril 1775.

Édition originale de la livraison mensuelle du Mercure de France publiée à Paris en Avril 1771, mai et juin 1772, janvier et avril 1775.

Le Mercure Galant avait été fondé à la fin du XVIIe siècle par Donneau de Visé.
La revue continua à paraître au-delà de la mort de son fondateur. 
Elle change de titre en 1724 et prend alors le nom de Mercure de France. La Harpe en est le rédacteur pendant 20 ans associé avec Mallet du Plan.

Essentiellement littéraire la revue propose à ses abonnés une analyse des nouveaux ouvrages publiés et une critique des spectacles, pièces de théâtre ou opéras nouvellement représentés.

Figurent ainsi plusieurs lettres originales de Voltaire. « Le contenu évolue : on donne plus de place aux sciences et aux techniques, à la politique française ou étrangère, aux lettres de lecteurs. Un sens aigu de l’utilité publique et, par là même, de l’évolution rapide du progrès, se fait jour partout. Mais la présentation matérielle ne change guère ; même si les gazettes et les affiches se multiplient, elles ne portent pas atteinte à ces revues de culture générale, de plus en plus encyclopédiques, qui fournissent à leurs lecteurs un tableau régulier des « progrès de l’esprit humain ». C’est la culture entière qui tend à se périodiser, et par conséquent toute la production imprimée ».

Vers le milieu du XVIIIe siècle, le Mercure était diffusé à près d’un millier d’abonnés.

Précieux exemplaire aux armes deMadame du Barry (1743-1793).

Marie-Jeanne Béqus, fille naturelle d'Anne Béqus, dite Quantigny, née à Vaucouleurs le 19 août 1743, prit le nom de Gomart de Vaubernier, ami de sa mère, et fut épousée le 1er septembre 1768 par Guillaume, comte du Barry, pour pouvoir être présentée à la Cour (22 avril 1769) et devenir la favorite de Louis XV. Sa beauté subjugua immédiatement le roi et son influence toute puissante dura sans arrêt jusqu'à la mort de ce prince. Exilée par Louis XVI, dès son avènement (mai 1774), à l'abbaye de Pont-aux-Dames, près de Meaux, et ensuite au château de Luciennes, la comtesse Du Barry fut accusée lors de la Révolution de conspirer avec les émigrés et mourut sur l'échafaud le 8 décembre 1793. Dès le début de sa faveur, son libraire lui composa en quelques jours une bibliothèque dont les livres furent reliés en maroquin rouge à ses armes.

Vendu