Zazie dans le métro
« L’être ou le néant, voilà le problème. Monter, descendre, aller, venir, tant fait l’homme qu’à la fin il disparaît. »
Édition originale de ce chef-d’œuvre de Raymond Queneau.
Superbe exemplaire, l’un des 40 sur Hollande dans une magnifique reliure d’Antonio Perez Noriega.
In-8 de 253 pp., (1) f..
Reliure à plats articulés en lamelles de bois, mosaïquées de galuchat argenté et ornées de deux barrettes d’ébène horizontales, dos lisse en box rouge, doublures et gardes de nubuck rouge et gris, non rogné, couverture et dos, emboîtage en bois à coulisse. (Antonio Perez Noriega).
185 x 120 mm.
Queneau, Raymond. Zazie dans le métro. Roman.
Gallimard, Paris, 1959.
Édition originale de ce roman d’apprentissage, burlesque et parodique.
Lhermitte 494 ; Le nouveau dictionnaire des auteurs (2619) ; Le nouveau dictionnaire des œuvres (7677).
L’un des 40 premiers exemplaires sur vélin de Hollande.
Il porte le numéro 14.
Zazie Lalochère, douze ans, arrive pour deux jours à Paris chez son oncle Gabriel. Elle souhaite voir le métro parisien mais une grève paralyse les rames. C’est donc à pied ou en taxi qu’elle fait de nombreuses rencontres pittoresques : la veuve Mouaque, la douce Marceline, le perroquet Laverdur ou les différents avatars de Trouscaillon.
« Zazie dans le métro est le plus burlesque des romans de Queneau. C’est aussi le plus célèbre, et ceci n’est peut-être pas sans rapport avec cela. On y trouve pourtant, comme c’est toujours le cas chez cet écrivain, une leçon de morale. Ici, la leçon pourrait porter sur la contingence de l’existence des hommes, insaisissable à cause du jeu des apparences et de la fuite du temps. » (J.B. Dictionnaire des œuvres, 7677).
Verdeur de l’écriture, assemblages phonétiques, transposition du langage parlé et ruptures de ton, le tout dans une langue très soignée, presque académique. Raymond Queneau affirme sa maîtrise du langage dans ce roman.
Fasciné par les possibilités offertes par les mots, il fonde l’Ouvroir de Littérature Potentielle (l’OuLiPo), dont le but était de créer de nouvelles « structures » poétiques et romanesques. Georges Perec ou Italo Calvino y travaillent avec Queneau, recherches et découvertes langagières étant le maître mot.
Formé à la philosophie, Raymond Queneau est présenté au groupe des surréalistes en 1924 par Pierre Naville, jusqu’en 1929, date à laquelle il rompt avec André Breton pour rejoindre les dissidents de la rue du Château (Prévert, Duhamel, Tanguy). « Queneau manifeste sans ambiguïté deux préoccupations profondément étrangères
aux surréalistes […] : le souci de la construction romanesque et l’attention méthodique portée au langage. » (Dictionnaire des auteurs, 2619).
Entré en 1938 au comité de lecture des éditions Gallimard, il créé en 1945 avec Michel Gallimard l’Encyclopédie de la Pléiade, qu’il dirige pendant 30 ans, avant d’être élu en 1951 à l’académie Goncourt.
« L’être ou le néant, voilà le problème. Monter, descendre, aller, venir, tant fait l’homme qu’à la fin il disparaît. » Succès considérable auprès du public, le roman fut adapté au cinéma par Louis Malle en 1960, avec Mylène Demongeot dans le rôle de Zazie et Philippe Noiret dans celui de l'oncle Gabriel.
Superbe exemplaire, l’un des 40 du tirage de tête conservé dans une reliure d’Antonio Perez Noriega formé à l'UCAD puis dans l'atelier de Jean de Gonet.





