Drei Meister. Balzac, Dickens, Dostoijewski
Rare édition originale de l’un des essais littéraires les plus importants de Zweig : « Trois maîtres : Balzac, Dickens, Dostoïevski », primordial pour la compréhension de son œuvre.
Exemplaire enrichi d’un envoi autographe signé de l’auteur à Maximilian Harden.
« L’un des premiers hommes auxquels j’aie dû un encouragement déjà à l’âge de dix-neuf ans était Maximilien Harden » (Stefan Zweig, Le monde d’hier).
In-8 de 220 pp. Cartonnage de l’éditeur, tel que paru. Etui-chemise.
206 x 130 mm.
Zweig, Stefan. Drei Meister. Balzac, Dickens, Dostojewski.
Leipzig, Verlag Insel, 1921.
Rare édition originale de l’un des essais littéraires les plus importants de Zweig : « Trois maîtres : Balzac, Dickens, Dostoïevski », primordial pour la compréhension de son œuvre.
Exemplaire enrichi d’un envoi autographe signé de l’auteur àMaximilian Harden.
« Bien qu’ils aient été écrits dans une période qui s’étend sur dix ans, ce n’est pas le hasard qui réunit en un seul volume ces trois essais, consacrés à Balzac, Dickens et Dostoïevski.
Un projet unitaire vise à montrer les trois grands et, à mon sens, les seuls romanciers du XIXe siècle comme des « types » qui, précisément à cause des contrastes entre leurs personnages, se complètent et, peut-être, élèvent le concept de romancier, de créateur épique d’un monde au niveau d’une forme distincte (…)
Le romancier, au sens le plus noble, le plus élevé du terme, ne peut être que le génie encyclopédique, l’artiste universel qui - et ici interviennent l’ampleur de son œuvre et l’abondance de ses personnages - bâtit tout un cosmos et installe, à côté du monde terrestre, son propre univers, avec ses types humains spécifiques, ses lois de la gravitation, son firmament. Qui imprègne de son être chaque personnage, chaque évènement, au point qu’ils ne deviennent pas seulement typiques pour lui mais qu’ils ont, pour nous aussi, une telle puissance d’évocation que nous sommes souvent tentés de qualifier en fonction d’eux des évènements et des gens – à propos de personnes réelles nous dirons : une figure balzacienne, un personnage à la Dickens, une nature dostoïevskienne. Chacun de ces trois écrivains a sa propre sphère. L’univers de Balzac, c’est la société ; celui de Dickens, la famille ; celui de Dostoïevski, le Un et le Tout » (Stefan Zweig, Drei Meister. Balzac, Dickens, Dostojewski).
Né Felix Ernst Witkowski, Maximilian Harden (1861-1927) est un journaliste et polémiste allemand.
Dans le journal qu’il publie, Die Zukunft, il critique l'entourage ultra-conservateur de l'empereur Guillaume.
Victime d'une attaque antisémite en 1922, il se réfugie en Suisse.
« L’un des premiers hommes auxquels j’aie dû un encouragement déjà à l’âge de dix-neuf ans était Maximilien Harden, dont la Zukunft a joué un rôle décisif dans les dernières décennies du règne de Guillaume; Harden, jeté dans la politique par Bismarck en personne, qui se servait volontiers de lui comme d’un porte-voix ou d’un paratonnerre, renversait des ministres, faisait exploser l’affaire Eulenburg, faisait trembler le palais impérial, qui redoutait chaque semaine de nouvelles attaques, de nouvelles révélations ; mais malgré tout, le goût particulier de Harden était pour le théâtre et la littérature » (Stefan Zweig, Le monde d’hier).
Exemplaire de cette rare originale de Zweig, enrichi d’un envoi autographe signé de l’auteur à Maximilian Harden.
