Histoire de Geoffroy de Villehardouyn.

Villehardouyn, Geoffroy de
Prix : 15 000 €

"Villehardouin's chronicle of the Fourth Crusade is the basic source for our knowledge of the sack of Constantinople by the French and Venetian crusader forces, and the establishment of the Latin Empire in the East" (Atabey).

« Avec la chronique de Villehardouyn, la prose fait son entrée dans la littérature française » (G. Tyl. Labory).

Superbe exemplaire conservé dans son vélin ivoire de l’époque.

In-4 de (14) ff., 186 ff.

Vélin ivoire à recouvrements, titre calligraphié au dos, reste de lacet, « Villehardoin » inscrit à l’époque à l’encre brune sur la tranche inférieure. Reliure de l’époque.

223 x 167 mm.

Villehardouyn, Geoffroy de. Histoire de Geoffroy de Villehardouyn, maréchal de champagne et de Romanie, de la conqueste de Constantinople, par les barons français associez aux Venitiens, l’an 1204, d’un costé en son vieil langage, et de l’autre en un plus moderne et intelligible par Blaise de Vigenère.

Paris, Abel l’Angelier, 1585.

Édition originale de lHistoire de la conquête de Constantinople par les croisés, si importante dans l’histoire de la littérature française.

Atabey, 1291 ; Blackmer, 1734 ; Tchemerzine, V, 957 ; Brunet, V, 1238 ;

"Villehardouin's chronicle of the Fourth Crusade is the basic source for our knowledge of the sack of Constantinople by the French and Venetian crusader forces, and the establishment of the Latin Empire in the East" (Atabey).

C’est l’un des rares livres présentant en vis-à-vis le manuscrit en langue française du xiiè siècle et la version en français moderne du xviè siècle.

« Première édition d’un ouvrage précieux sous le double rapport historique et grammatical » (Brunet).

« Avec la chronique de Villehardouin, la prose fait son entrée dans la littérature française. Usant d’une langue encore mal assouplie, uniquement rompue à l’usage poétique, le chroniqueur s’est forgé un instrument nouveau, mieux adapté aux exigences de la narration historique, en dépit d’une syntaxe hésitante encore et souvent maladroite, mais dont les progrès iront s’accentuant jusqu’à la fin du Moyen Âge » (Gillette Tyl-Labory).

L’auteur de cette chronique, l’une des plus anciennes écrites en français, est né vers 1150 au château de Villehardouin, près de Troyes. Dès 1185, Geoffroy de Villehardouin porte le titre de maréchal de Champagne. C’est lui qui en 1202 fit agréer la candidature de Boniface de Montferrat à la tête de la croisade.

C’est le récit des graves événements dont il avait été l’acteur et le témoin que le maréchal de Champagne nous a laissé dans sa chronique de la quatrième croisade, depuis la prédication de Foulques de Neuilly, en 1198, jusqu’à la mort de Boniface de Montferrat.

Dans cette chronique, une pensée vigoureuse, lucide et sûre d’elle-même domine une narration d’où la fantaisie est exclue, mais qu’agrémente à l’occasion quelque détail pittoresque ou le souvenir des chansons de geste et des romans du temps.

« La Conquête de Constantinople est l’œuvre d’un esprit sagace, avisé, courageux. Tout ce que nous entre-voyons du caractère de Villehardouin est fait pour nous donner confiance. Chevalier, il connaissait et pratiquait les vertus de son état. C’est par piété qu’il avait donné son adhésion à la croisade, et c’est de bonne foi qu’il pensait, quoi qu’il advînt, servir les intérêts de l’Église. Sa conduite irréprochable lui donne le droit de juger les autres, et par là son livre apparaît non seulement comme un livre d’histoire, mais comme un témoignage moral » (Robert Bossuat).

Superbe exemplaire, grand de marges(hauteur 223 mm) « d’un des grands livres du Moyen-Âge, aussi bien comme œuvre littéraire que comme source historique » (A. Pauphilet), conservé dans son vélin ivoire d’origine, (légère découpe sans manque en marge supérieure du titre).

De la bibliothèque P. Bourreau avec ex-libris.