Praxis criminis
Les 13 gravures à pleine page qui ornent cette édition originale fort rare « sont de véritables chefs-d’œuvre » (A. Firmin-Didot, Essai sur la gravure sur bois).
« Un des plus beaux livres du XVIe siècle ».
In-folio de (4) ff., 85 ff., complet ; 13 superbes gravures à pleine page.
Maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de Trautz‑Bauzonnet.
290 x 205 mm.
Milles de Souvigny, Jean [de]. Praxis criminis persequendi, elegantibus aliquot figuris illustrata, Ioanne Millaeo Boio [..].
Parisiis, Apud Simonem Colinaeum, Arnoldum et Carolum Les Angeliers, 1541.
[Paris, Simon de Colines & Arnould et Charles Les Angeliers].
Édition originale fort rare de cet extraordinaire livre de procédure criminelle du XVIe siècle.
Brunet, III, 1715 ; Graesse, IV, 424 ; Mortimer, Harvard French Books, 374 ; Renouard « Colines », 342-343 ; Schreiber « Colines », 178.
« Un ouvrage, Praxis criminis persequendi, auctore J. Millaeo, in-folio, que Simon de Colines exécuta en 1541, nous laisse à regretter qu’aucun indice ne fasse connaître le dessinateur et le graveur des treize grandes planches dont il est orné. Ce sont de véritables chefs-d’œuvre, si on les compare à celles qui accompagnent un livre semblable de Damhoudère, Praxi rerum criminalium, in-4, imprimé en 1554, à Anvers, par Belleyre » (A. Firmin-Didot, Essai sur la gravure sur bois).
Dans cette édition originale, l’auteur imagine un crime et entraîne le lecteur dans les coulisses légales de l'enquête, de l'instruction, du jugement, jusqu'à l'exécution des coupables.
C’est une peinture très spectaculaire du crime et de sa condamnation au XVIe siècle.
L’illustration absolument remarquable du traité, comporte 13 extraordinaires bois gravés (220 x 150 mm), de grande facture, en tout premier tirage.
Cette suite de figures sur bois est célèbre dans l’histoire du livre illustré du XVIe siècle.
Au-delà de l’intérêt purement juridique et historique de ces tableaux, leur belle facture et la mise en scène architecturale élaborée témoignent de la dextérité d’un grand maître de la gravure sur bois.
Plusieurs noms ont été suggérés : Geoffroy Tory, Jean Jollat, Jacquemin Woeiriot, Oronce Finé.
« Ces bois sont d’un type bâlois accentué et Mercure Jollat n’est peut-être pas étranger à leur exécution » (Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, p. 250).
« The thirteen woodcuts are extraordinarily rich in details of contemporary life and criminal procedure » (Mortimer).
This book is “arguably Colines’s most beautifully illustrated production” (Schreiber).
Magnifique exemplaire à belles marges revêtu d’une élégante reliure de Trautz‑Bauzonnet en maroquin rouge.



