L'Hindoustan

Pannelier, J. A. - Renouard de Sainte-Croix

L’Hindoustan de Pannelier : édition originale.

Très bel exemplaire conservé dans son maroquin du temps complet des 104 planches en vibrants coloris de l’époque.

6 volumes in-16 de : I/ xxviii pp., 186 pp., (1) f. et 9 plches ; II/ (2) ff., 236 pp., (1) f. et 28 plches ; III/ (2) ff., 201 pp., (1) f. et 14 plches ; IV/ (2) ff., 191 pp. et 21 plches ; V/ (2) ff., 179 pp. et 16 plches ; VI/ (2) ff., 211 pp., (1) f. et 16 plches.

Maroquin rouge à grain long, roulette dorée d’encadrement sur les plats, dos lisses richement ornés, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.

132 x 82 mm.

Pannelier, J. A. ou Renouard de Sainte-Croix. L'Hindoustan ou religion, mœurs, usages, arts et métiers des hindous.

Paris, Nepveu, 1816.

Edition originale recherchée de cet important ouvrage consacré à l’Hindoustan, orné des 104 belles planches en coloris d’époque.

Colas, I, 2266 ; Brunet, I, 1226 ; Quérard, III, 9 ; Lipperheide, 1482 ; Barbier, II, 627.

« Ces planches existent en noir ou coloriées » (Colas, I, 2266).

Les 104 planches, dont 15 à double page ou dépliantes, en coloris d’époque ont été gravées d'après les dessins originaux faits sur les lieux pour feu M. Léger, préfet colonial à Pondichéry.

Elles représentent les dieux et cérémonies religieuses hindous, des marchands de perles, la chasse au tigre, un charmeur de serpent…

Si l’ouvrage est attribué par Barbier à Pannelier, Quérard, quant à lui, le donne à Félix Renouard, marquis de Sainte Croix (1767-1840).

Officier de cavalerie émigré depuis 1791, Félix Renouard de Sainte-Croix ne revient en France qu'en 1797 et est nommé chef du comptoir de Pondichéry après la signature du traité d'Amiens (1802).

Parti avec l'escadre de l'amiral Linois, il est aussitôt fait prisonnier par les britanniques au moment de son arrivée à Pondichéry. Libéré en 1804, il se réfugie à Manille où il vit durant deux années. Il laissa le manuscrit de cet ouvrage consacré à l’Hindoustan à Léger, alors préfet de l’île de France à Pondichéry.

Ce dernier fut découvert dans sa succession, puis publié par Jean-Amable Pannelier sans le consentement de Renouard de Sainte Croix.

« A travers les récits des voyageurs, l’Inde, [au XIXe siècle], se forge une réputation des plus alléchantes pour le romancier. Elle offre le paysage le plus varié et le plus contrasté. Elle correspond, plus que tout autre pays, à la vision romantique qui s’appuie sur le mythe de l’Orient éternel. Plusieurs écrivains français tels Chateaubriand, Lamartine, Hugo, Nerval, Gautier, Vigny, Leconte de Lisle, Gide, Pierre Loti, Michaux ont partagé un amour profond pour l’Inde » (Catherine Champion).

Bel et précieux exemplaire bien complet de ses 104 gravures en coloris d’époque conservé dans son éclatante reliure en maroquin de l’époque.

Provenance : bibliothèque Lucien et George Allienne, avec ex-libris.

Vendu