Imprudence et Bonheur
Exceptionnel manuscrit d’Imprudence et bonheur, nouvelle de Balzac demeurée inédite pendant un demi-siècle.
Le manuscrit fut offert par l’auteur à la duchesse de Dino et à Maurice de Talleyrand-Périgord.
Exemplaire conservé dans sa reliure en veau orné à froid de l’époque aux armes de la famille princière de Dino réalisée sur l’ordre de Balzac même.
In-12 de (1) f., 135 pp. de 19 lignes par page calligraphiées.
Veau glacé, large décor à froid sur les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs orné de motifs à froid, pièce de titre en maroquin rouge, filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches rouges. Reliure de l’époque.
140 x 99 mm.
Balzac, Honoré de. Imprudence et bonheur. Nouvelle.
(Vers 1911).
Exceptionnel manuscrit d’Imprudence et Bonheur, nouvelle de Balzac demeurée inédite pendant un demi-siècle et offert par l’auteur à la duchesse de Dino et au prince de Talleyrand.
C'est ainsi que fut présenté ce roman de Balzac lors de sa parution à titre posthume en 1911 chez La Renaissance du Livre : « on a publié en 1911 une nouvelle inédite de Balzac intitulée : Amour masqué ou Imprudence et bonheur. Le manuscrit de cette nouvelle avait été offert par l'auteur lui- même à la troisième duchesse de Dino ; elle avait épousé le fils cadet Alexandre-Edmond, duc de Dino.
(…) Parlons de l’œuvre inédite de Balzac que nous croyons avoir l’incroyable fortune de présenter au public. Nous disons bien de l’œuvre inédite de Balzac, d’une œuvre tenue jusqu’à ce jour secrète, mais dont l’authenticité ne peut être révoquée en doute ni par l’historien des lettres (puisqu’on en sait exactement l’origine), ni par le critique (puisqu’on y retrouve la marque essentielle, la manière et, pour tout dire d’un mot, « le génie » du maître) ; d’une œuvre inconnue, mais qui, loin de déparer la collection des œuvres connues, s’y intercale logiquement et en belle place ; d’une œuvre cachée comme un joyau dans un trésor de famille et qui va soudain briller aux yeux de tous. Comment cette fortune nous est-elle échue ? Nous la devons d’abord à M. Lucien Aubanel, l’érudit lettré, détenteur de l’inestimable manuscrit dont il a bien voulu se dessaisir en notre faveur. Nous la devons encore à M. Maurice de Talleyrand-Périgord, duc de Dino, qui a fait présent de ce manuscrit à M. Aubanel.
Reçu comme un intime chez la duchesse de Dino, Honoré de Balzac tint à lui offrit un cadeau absolument unique. A cette intention, il écrivit le roman qu’on va lire et en fit hommage à son illustre amie. Exécutée sur l’ordre de l’écrivain par l’artiste L. Lesort, à Paris, la reliure de l’ouvrage, d’une richesse et d’un goût merveilleux, porte l’ex-libris de la famille princière de Dino. C’est en effet dans la bibliothèque de celle-ci que séjourna durant plus d’un demi-siècle cette œuvre originale dont très peu d’intimes eurent connaissance et qui voisinait avec des manuscrits inédits d’Alfred de Musset et d’Eugène Sue, offerts à la duchesse par leurs auteurs dans la même pensée d’hommage délicat et de déférente amitié » (Jean Gillequin).
Exemplaire conservé dans sa reliure en veau orné à froid de l’époque aux armes de la famille princière de Dino réalisée sur l’ordre de Balzac même.
Provenance : Dorothée de Courlande, princesse de Dino, Maurice de Talleyrand-Périgord, duc de Dino et Lucien Aubanel.



