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Rousseau, Jean-Jacques
Lettres écrites sur la montagne,
1764.

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Description

« Il n’y a point de liberté sans lois, ni où quelqu’un est au-dessus des lois ».

Edition originale des Lettres écrites de la Montagne de J. J. Rousseau.

Précieux exemplaire, grand de marges, en fine reliure de l’époque.

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Rousseau, Jean-Jacques. Lettres écrites sur la montagne. Par J.-J. Rousseau.
Amsterdam, Marc Michel Rey, 1764.

Deux tomes en 1 volume in-8 de (5) ff., 334 pp. (2) ff. bl., (1) f. 226 pp., (1) f. de catalogue.
Veau marbré, triple filet doré encadrant les plats, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièces de titre en maroquin rouge et olive, filet or sur les coupes, tranches marbrées. Reliure de l’époque.
195 x 120 mm.

Edition originale.
Dufour, 232.

Jean-Jacques Rousseau écrivit ces neuf lettres en réponse aux Lettres de la campagne dans lesquelles Tronchin, procureur général du Conseil de Genève, exposait les raisons qui lui avaient fait envoyer un mandat d’arrêt contre Rousseau en tant qu’auteur de l’Émile, « ce livre impie, scandaleux, téméraire, plein de blasphèmes et de calomnies contre la religion ».

Rousseau s’explique d’ailleurs très complètement dans ses Confessions sur les circonstances qui amenèrent cette publication.

A ces accusations, Rousseau répond qu’il place l’essence du christianisme, non pas tant dans l’orthodoxie que dans la pratique des préceptes évangéliques, à commencer par celui de la tolérance. Rousseau ne pense guère que le christianisme puisse être une religion d’État, sa doctrine de l’amour universel s’inscrivant en faux contre cette façon de voir.

Rousseau se défend ensuite de l’accusation d’impiété pour avoir mis en doute la nécessité du miracle. Il dénie ensuite au Conseil de Genève la compétence nécessaire pour juger la matière de religion, tout en faisant remarquer que ses juges ont incriminé ses livres sans s’apercevoir que lui, Rousseau, donnait comme modèle à l’Europe la constitution suisse, et avait même indiqué les moyens de la conserver pure de tout abus.

Dans sa lettre vi revient la thèse déjà exposée dans le Contrat Social : la souveraineté réside dans les différents membres de la société unis par une convention commune, ce qui les oblige à renoncer à une partie de leurs libertés pour garantir l’autre. Il saisit cette occasion pour accuser les membres du Conseil de Genève d’avoir fait passer toute forme de gouvernement des mains des magistrats élus par le peuple dans leurs propres mains. Comme, par ailleurs, il s’était formé à Genève une sorte de parti qui soutenait Rousseau et qui avait vainement tenté de protester contre les décisions du Petit Conseil, Jean-Jacques passe à l’offensive et déclare que sa condamnation fut une violation de la loi, vu qu’il ne put même pas user du droit de protestation inscrit dans la Constitution de Genève par l’édit de 1707.

Enfin, il accuse de tyrannie ce gouvernement qui calomnie les défenseurs de la légalité et les condamne les uns après les autres, – de façon à décourager ceux-là qui aspirent à améliorer la marche des affaires publiques.

Précieux exemplaire d’un texte recherché conservé dans sa fine reliure de l’époque.

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