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Froissart, Jehan
Les Chroniques,
1505.

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Description

« Les croniques de Froissart. Paris, Michel le Noir, 1505 ».

Précieux exemplaire du duc de Fürstenberg,
le seul répertorié en reliure décorée de l’époque,
passé sur le marché au XXè siècle.


 

Froissart, Jehan. Le Premier volume de Froissart Des croniques de France : dangleterre, descoce ; Despaigne : de bretaigne : de gascongne : de flandres. Et lieux circonvoisins.
A la fin : Cy finist le premier volume…
Imprime a paris par Michel le noir libraire demourant au bout du pont nostre dame devant saint denis de la chartre a lymage nostre Dame. Lan mil cinq cens et cinq le xxviii. Iour de mai. 28 mai 1505.
(« certains exemplaires portent la date du Vingt huit mai » (F. Murray, Escoffier).
Petit in-folio de (8) ff., CCLXXI ff. (1) f. bl. 265 sur 271 feuillets, relié sans les feuillets CII-CVII. Au verso du 271è feuillet, la marque de Michel le Noir que l’on ne trouve pas aux autres tomes.

Suivi de :
Le quart volume de Froissart. …
A la fin : Cy finist le quart volume… Imprime a paris par Michel le noir libraire demourat au bout du pont nostre dame devant saint denis de la chartre alymage nostre dame.
Lan mil cinq cens & cinq le. xxviii iour du mois de Juing. 28 juin 1505.
Petit in-folio de (2) ff. CXI ff. (111). (1) f. bl. Complet.

Soit 2 volumes in-folio, plein veau brun estampé à froid, dos à nerfs soulignés de croisillons, traces de fermoirs. Reliures parisiennes de luxe de l’époque réalisées vers l’année 1505.

273 x 196 mm.

Première, rarissime et magnifique édition des chroniques de Froissart – Premier volume – Quart volume – imprimée par Michel Le Noir à Paris dès l’année 1505.

Le catalogue Fairfax Murray décrit ainsi leur exemplaire : « Probably the third edition of Froissart, as rare as the preceding two editions by Verard, as Brunet remarks (Manuel II, 1404). The only copy there cited is that of Heber with one volume dated 1513. The present copy has the same name and device of Regnault as publisher in volume 2 (no date, but about 1505), the others having the name of M. le Noir, with the date 1505. On account of the scarcity of this edition one cannot say how frequent is the occurrence of the two names together, but in the later editions, especially in that of 1518, copies are invariably found “mixed”, some with two, some with three different names.
On the title-pages of volumes 1 and 4 is found the remarkable calligraphic L with various figures and heads introduced, the same as in Chronique de Gennes (N° 90, p.91)

(C. Fairfax-Murray, London 1961, n°179).

Cet exemplaire Fairfax-Murray mélange donc les tirages Le Noir et Regnault et est revêtu d’une reliure moderne.

Tchemerzine (III, 371) mentionne, à propos de cette édition : « On peut la trouver constituée de tomes mélangés, et même avec des tomes d’éditions postérieures (1514 et 1518), que nous allons voir maintenant… ».

C’est notamment le cas du seul exemplaire cité par Brunet, l’exemplaire Richard Heber vendu à Londres en 1834 avec un tome de l’édition tardive de 1513.

La présente édition Michel Le Noir de 1505 est rarissime ; chacune des quatre parties se vend séparément et les deux exemplaires répertoriés – Fairfax Murray et Richard Heber – ont été recomposés ultérieurement.

Aucun exemplaire complet en reliure de l’époque n’est répertorié sur le marché au cours du vingtième siècle.

« Jamais la langue française, observe Marcel Arland, n’avait pris tant de couleur, d’éclat, de richesse et de pittoresque ». Et il conclut en ces termes : « Peintre et romancier dans la chronique, Froissart restera sans égal jusqu’à Retz et à Saint-Simon. Encore gardera-t-il un caractère singulier : c’est que sa chronique n’est parfois rien d’autre qu’un admirable reportage ».

Cette épopée en prose de Jean Froissart (1337-1410) embrasse la guerre de Cent ans de 1325 à 1400.

Jean Froissart (vers 1337 – après 1404), clerc originaire de Valenciennes, se fit d’abord connaître comme poète et gagna par ses talents littéraires la protection des comtes de Hainaut. C’est ainsi qu’il put partir en 1361 à la cour d’Angleterre où la reine Philippine de Hainaut le reçut bien et lui permit de mener une véritable enquête auprès des nobles du royaume sur les guerres du siècle.

Toujours avide d’informations sur l’histoire de son temps, Froissart saisit toutes les occasions de rencontrer des acteurs et témoins des grands événements passés. Il voyagea dans le Sud de la France, jusqu’à Orthez où le comte de Foix Gaston-Phébus tenait sa cour (1388-1389), pour s’instruire sur les conséquences de la bataille de Poitiers dans ces régions, puis fit des excursions à Bruges et Middelbourg pour rencontrer des gentilshommes espagnols et portugais afin de se renseigner sur les guerres de Castille. Guy de Blois vieillissant, Froissart passa au service de Guillaume d’Ostrevant, nourrissant toujours une immense curiosité pour son époque : il assista au congrès d’Abbeville en 1393 et retourna encore en Angleterre en 1394.

L’œuvre de toute une vie. Les Chroniques, divisées en quatre livres, furent écrites entre 1370 et 1400 environ, et soumises à de nombreux remaniements. Le premier livre, le plus diffusé et apprécié au Moyen Age, fit l’objet de plusieurs rédactions successives. Froissart avait écrit peu avant 1361 une histoire en vers des guerres de la première moitié du XIVe siècle, qu’il développa en prose entre 1370 et 1377.  Il la remania profondément après 1376 et à la fin de sa vie après 1400. Il rédigea le second livre en 1387, le troisième en 1390, et le dernier entre 1394 et 1400.

Un témoignage capital sur la société aristocratique du XIVè siècle. Les Chroniques, qui s’étendent de l’avènement d’Édouard III (1327) à la mort de Richard II (vers 1400), constituent l’une des sources les plus importantes sur la première partie de la guerre de Cent Ans. La grande originalité de Froissart est de s’être rapidement affranchi de la compilation pour s’appuyer sur les témoignages oraux qu’il a recueillis au cours de ses voyages. Son œuvre demeure par ailleurs la source la plus riche et la plus variée que l’on possède sur les milieux aristocratiques du XIVe siècle.

L’œuvre d’un véritable écrivain. Froissart utilise une langue claire et précise, se montre un conteur incomparable capable de restituer son travail d’enquête journalistique sous la forme de récits vivants, émaillés de dialogues enlevés. Certains passages s’affranchissent du genre de la chronique pour toucher à la pure littérature, comme ceux qui rendent compte de son voyage dans le Sud. Elles ne cesseront jamais d’être lues. Elles sont citées par Montaigne, et, dans L’Éducation sentimentale, Flaubert prête à Frédéric Moreau le projet d’écrire un roman historique d’après Froissart.

Froissart a su évoquer son époque avec un bonheur sans pareil, Ayant le don de la couleur, le coup d’œil juste, de la verve et de la mémoire, il a de quoi faire revivre le monde qui lui tient à cœur ; sans oublier cet optimisme que donne l’amour du métier. Il n’en fait, d’ailleurs, pas mystère : « Je suis entré dans ma forge pour travailler et forger en la noble matière du temps passé… Plus j’y suis et plus j’y travaille, plus je m’y plais ». Batailles, coups de main et embuscades, chevauchées à perdre haleine, conspirations, festivités, – avec ces tournois que règle toujours le plus strict cérémonial, – cette riche matière, il la triture avec d’autant plus de soin qu’elle répond directement au goût de ses lecteurs. Froissart est un grand prosateur. Si grand même qu’au XIVè siècle son œuvre marque le triomphe de la prose sur le vers.

Précieux et rarissime exemplaire, très pur et non lavé, à marges immenses, conservé, – fait peut-être unique – dans ses intéressantes et remarquables reliures parisiennes de luxe réalisées vers l’année 1505.

Il provient de la bibliothèque du duc de Fürstenberg.

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