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Benedetto Varchi
L’Hercolano,
1570.

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Description

Cette édition originale influença et inspira Montaigne
dans la rédaction de sa première œuvre.

L’exemplaire du poète Philippe Desportes (1546-1606)
orné de sa double signature autographe,
et du baron de Longepierre avec son emblème répété au dos. 


 

Varchi, Benedetto. L’Hercolano. Dialogo di Messer Benedetto Varchi, Nel qual si ragiona generalmente  delle lingue, & in particolare della Toscana, e della Fiorentina.
Florence, Filippo Giunti e fratelli, 1570.

In-8 de (6) ff., 339 pp., (12) ff.
Veau fauve, triple filet encadrant les plats, dos à nerfs orné de pièces d’armes, double filet doré sur coupes, tranches dorées, restauration d’usage aux coins et aux mors. Reliure armoriée du XVIIe siècle.

210 x 134 mm.

Édition originale rare (Brunet) de ce traité « très rare et très estimé » (M.J.F.Willems) mettant en évidence les sources régionales toscanes de la langue italienne.

Ouvrage célèbre qui inspirera Montaigne dans la rédaction de son Apologie à R. Sebond.

Brunet, V, 1086; Graesse, Trésor de livres rares et précieux, VI, 260 ; Catalogue A.A. Renouard, II, p.44 ; Catalogue du duc de La Vallière, III, 7538 ; M.J.F. Willems, I, 2690 ; Catalogue M. Libri, II, 2032.

Précieux exemplaire ayant appartenu à Philippe Desportes émule de ces théories en France ; il est orné de sa signature autographe sur la page de titre

Dans cet ouvrage, Varchi tente de synthétiser toutes les interrogations et préoccupations des linguistes italiens du siècle. Il se prononce pour l’usage et donc la préservation de la langue vulgaire et de ses racines toscanes, en opposition à la langue officielle, pur développement du latin classique.

Benedetto Varchi (1502-1565), né à Florence, attaché à la famille Strozzi prit part à l’expulsion des Médicis en 1527.

Lorsque ses ouvrages lui eurent acquis la réputation d’écrivain pur et élégant, Côme Ier, qui voulait encourager les études littéraires, le rappela d’exil, lui donna une pension et facilita l’établissement de l’académie florentine ; puis il le chargea d’écrire l’histoire des derniers temps de la république et de l’origine de la puissance des Médicis.

Avec l’Histoire de Florence, l’Ercolano est le plus estimé des ouvrages de Varchi, qui lui donna ce titre pour honorer le comte César Ercolani de Bologne, l’un des interlocuteurs du dialogue.

Précieux exemplaire ayant appartenu à Philippe Desportes émule de ces théories en France.

Sa signature autographe est inscrite en tête et pied du titre.

Les bibliothèques de Montaigne et de Desportes comptaient un nombre important de livres italiens. L’influence italienne est forte à la cour d’Henri III et auprès de poètes français qui redécouvrent et illustrent le néo-pétrarquisme.

Sous le règne d’Henri III, Desportes fut considéré comme l’égal de Ronsard à qui on l’a souvent préféré.

De quarante ans le cadet de Varchi, Desportes a 24 ans lorsque paraît l’Ercolano. En 1570 il revient à peine d’un séjour en Italie où il subit l’influence de Pétrarque. Desportes mène avec Ronsard et Du Bellay le mouvement italianisant ainsi que la défense du développement libre de la langue et des patois ; il s’oppose radicalement à Malherbe qui, à la cour, défend une langue classique et épurée. La France littéraire se rangera du côté de Malherbe. Seuls résisteront encore au XVIIe siècle Régnier, Théophile de Viau et LA Fontaine, amoureux des « vieux mots ».

Montaigne possédait un exemplaire de l’Ercolano de 1570 qui influencera la rédactions de son Apologie de R. Sebond ainsi que celle de ses Essais.

« C’est probablement pendant son voyage que Montaigne acquit cet ouvrage, c’est en tous cas entre 1580 et 1582 qu’il l’a lu. Varchi a écrit cet ouvrage au sujet d’un débat survenu entre deux érudits du temps Hannibal Caro et Castel Vetro. Il y traite longuement les questions de langue et de grammaire si goûtées au XVIe siècle. Montaigne y a fait 4 emprunts, tous insérés dans l’Apologie de R. Sebond. Trois d’entre eux portent sur la question de la parole chez les animaux. Montaigne en défendait l’hypothèse, Varchi la combattait au contraire.» (Les sources et l’évolution des Essais de Montaigne, P. Villey, I, p.234)

Montaigne va également insérer dans ses Essais des citations prises directement dans l’Ercolano.

plaire ayant appartenu à Philippe Desportes et portant sa signature autographe au titre, relié au XVIIe siècle pour la baron de Longepierre, avec ses armes répétées au dos du volume.

Hilaire Bernard de Requeleyne, baron de Longepierre (1659-1721) demeure célèbre pour son amour des livres. Enfant, il se distingua tellement de ses condisciples dans ses études classiques que Baillet le plaça parmi les Enfants célèbres. Il composa plusieurs tragédies.

Ce bibliophile est resté en grande réputation parmi les amateurs. Ses volumes reliés avec goût souvent en veau fauve sont tous ornés de la Toison d’or.

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