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Baïf, Jean Antoine de
Œuvres en rime,
1573.

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Description

Édition originale des Œuvres en rime de Baïf,
membre de la Pléiade et ami intime de Ronsard.

Très séduisant exemplaire, grand de marges,
conservé dans son vélin à recouvrement du temps.


 

Baïf, Jean Antoine de. Œuvres en rime de Ian Antoine de Baïf, secrétaire de la chambre du Roy.
Paris, Lucas Breyer, 1573.

In-8 de (10) ff. et 272 ff..
Vélin souple à recouvrement, restes d’attache, titre calligraphié au dos, tranches bleues.
Reliure de l’époque.

174 x 113 mm.

Édition originale des Œuvres en rime de Baïf, membre éminent de la Pléiade, ami intime de Ronsard, conservée dans son très séduisant vélin à recouvrement de l’époque.

Tchémerzine, I, 266 ; Deschamps Supplément au Manuel de Brunet, I, 86 ; J. P. Barbier, Bibliothèque poétique « La Pléiade », p. 291 et suivantes.

« Ouvrage édité seul et en recueil. Il contient 57 poèmes divisés en neuf livres » (Tchémerzine).

Après la dédicace générale au roi Charles ix, retraçant les étapes de la vocation de Baïf et soulignant la riche diversité du recueil, les neuf livres des Poèmes regroupent les pièces les plus amples.

La section s’ouvre sur l’intéressant traité astronomique dédié à la reine mère et publié séparément dès 1567 : Le Premier des météores. Alternent ensuite quelques épîtres à des amis personnels, des récits mythologiques à la manière d’Ovide et de nombreuses pièces de circonstance comme le Dithyrambe en l’honneur de Jodelle ou l’Épithalame de François ii.

La mort de Lazare de Baïf, le père de Jean Antoine, survenue en automne de l’année 1547, vint bousculer la vie paisible et studieuse de notre poète. Selon Claude Binet, l’orphelin Baïf et son ami Ronsard seraient alors devenus les pensionnaires de Dorat au Collège de Coqueret, dont l’humaniste aurait été nommé principal.

« Le jeune garçon qu’était Baïf (quinze ans) choisit d’habiter avec son précepteur, au Collège de Coqueret où il professait très vraisemblablement. Ronsard, de son côté, habita dès 1548 avec son ami Julien Peccate, profitant de la liberté de cette jeunesse (23 ans) que l’on sait avoir été peu argentée, tout en continuant à suivre les cours de Dorat, évidemment, jusqu’en 1549 ou en 1550, à en croire le poète lui-même ».

Ronsard le choisit parmi les six meilleurs poètes de la célèbre « Brigade » pour constituer la Pléiade, en souvenir des sept poètes alexandrins qui, au iiiè siècle, avant J. –C. avaient placé leur groupe sous le signe de la constellation.

« Baïf se sentait une vocation de réformateur : il voulait simplifier l’orthographe en la réduisant à la phonétique, et appliquer à la poésie française le vers métrique, scandé comme l’hexamètre latin. Cherchant une concordance de la poésie et de la musique en les soumettant toutes deux aux mêmes lois mélodiques, il eut l’idée, pour assurer le succès de sa réforme, de fonder une « académie de musique et de poésie », à la fois Conservatoire et Académie Française, qui fut ouverte en 1570 sous la protection de Charles IX, et qui compta parmi ses membres Ronsard, Desportes, du Perron, Gui de Pibrac. »

« Le roi Henri ii y prit un tel intérêt qu’il faisait tenir les séances de l’Académie dans ses appartements. L’idée d’un chant mesuré à l’antique, mise en valeur par Baïf, allait être féconde, non seulement en perfectionnant la chanson polyphonique de la Renaissance avec des musiciens comme Mauduit et Lejeune, mais surtout en jouant un rôle décisif dans la création de l’opéra ».

« Par ailleurs, il faut goûter la grâce de ses tableautins copiés librement dans l’Anthologie et la littérature alexandrine, et dont il rehausse l’effet par un sens pittoresque du réel. Il traite les sujets familiers avec une verve parfois heureuse et un vocabulaire usuel, où ne manquent ni la couleur, ni la vie. Goûtons, dans Les Passe-temps, l’Épître à Estienne sur les embarras de Paris ; dans les Poèmes, l’ode à la Nymphe de la Bièvre, qui rappelle de joyeuses parties de campagne de la Brigade et déplore les souillures déjà infligées à la charmante rivière par les teinturiers de Gobelin. »

Précieux exemplaire, très grand de marges (hauteur 174 mm contre 160 mm pour les exemplaires courants et 168 mm pour l’exemplaire de Backer), l’un des rares conservés dans son très séduisant vélin à recouvrement de l’époque.

Provenance : ex-libris manuscrit sur la page de titre et André Gutzwiller, avec ex-libris.

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