Boisguilbert
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Boisguilbert, Pierre
Le Détail de la France sous le règne présent,
1707.

9, 500 

Description

Voltaire reprochera à Boiguillebert
d’avoir rejeté sur Colbert
« la langueur qui commençait à se faire sentir
dans les nerfs de l’État
 ».

Précieux exemplaire relié à l’époque
pour Jacques Nicolas Colbert (1655-1707).


 

Boisguilbert, le Pesant de, Pierre. Le détail de la France, sous le règne présent. Augmenté en cette nouvelle Edition de plusieurs Mémoires & Traitez, sur la même matière. Première partie-Seconde partie.
S.l., 1707.

In-12 de 276 pp., 264 pp.
Plein veau fauve, armoiries dorées au centre des plats, dos à nerfs orné d’un chiffre couronné, pièce de titre en maroquin rouge, coupes décorées,
tranches rouges. Reliure de l’époque.

162 x 90 mm.

Première édition à pagination continue des Œuvres de Boisguilbert ; la plus complète. Deux autres éditions à pagination séparée furent éditées la même année 1707, quelques mois plus tôt. L’année 1707 vit paraître un autre livre majeur d’économie politique « La Dixme royale de Vauban ».
Une partie de ce texte avait paru pour la première en 1695.

Einaudi, 581 ; Barbier, I, 1882, 913-914 ; Kress, n° 2542 ; INED, n° 581 ; Frère, I, p. 121 ; Bluche, pp. 209-210 ; Lévy (Y.), Bibliothèque de philosophie politique et économie, n° 42 ; Vignes, Bibliothèque d’économie politique, n° 18.

Œuvre importante qui ouvre la voie à l’économie politique du XVIIIè siècle.
Ce texte constitue une première protestation contre le système économique de l’époque et une revendication de liberté pour le commerce et l’agriculture. Le Supplément est fondamental.
Il est à l’origine de l’arrêté du 14 mars 1707 qui condamne le livre de Boisguilbert.

« Boisguilbert (1646-1714) qui, en sa qualité d’administrateur, avait, comme son ami Vauban, une profonde connaissance des conditions de vie du peuple, était essentiellement un « humanitaire ». En dépit de ses sympathies pour le protectionnisme agricole, il avait renoncé à une large part du mercantilisme [tel que poussé à son paroxysme par Colbert (Bluche). Il attribuait la lenteur de l’accroissement de la population à la pauvreté générale qui avait elle-même pour cause le système fiscal et les entraves portées à l’activité économique… Comme Vauban, il a, en quelque sorte, anticipé sur la thèse de Malthus quant à la relation de dépendance entre le développement de la population et l’offre de produits alimentaires. Il entrait ainsi dans les vues des écrivains qui, après lui, ont réclamé des réformes agraires et un traitement humain pour les travailleurs, et acceptait la philosophie du « laissez-faire » des auteurs de la seconde moitié du xviiiè siècle… » (Spengler).

Dans « Le détail de la France », Boisguilbert présente le tableau le plus complet et le plus saisissant des funestes conséquences des guerres continuelles et du désordre des finances. La cause de la diminution des biens y est indiquée avec netteté : la consommation est ruinée par la rapacité des traitants, les affaires extraordinaires, l’incertitude et l’injustice de la taille, l’arbitraire des aides, les coûteuses formalités des douanes intérieures et extérieures, les abus et les fraudes des commis.

Proclamant l’importance capitale de la consommation, il en fait le point de départ de tous les revenus.
Sans parler des curieux renseignements historiques que fournit Boisguilbert sur les détails de l’administration financière de son temps ; sans insister sur la sagacité avec laquelle, à travers les abus et les privilèges de toute sorte, il arrive à dégager le principe de la proportionnalité de l’impôt, les avantages qui découlent de sa modération et les bienfaits qu’en retire le souverain aussi bien que ses sujets, il suffit à sa mémoire qu’il compte parmi les précurseurs de l’économie politique. Tous les éléments de la doctrine des physiocrates se trouvent, en effet, dans ses écrits, dont l’influence a été considérable sur les notions économiques du XVIIIe siècle.

Boisguilbert était proche de Chamillart, de Vauban et de Colbert.
Voltaire reprochera à Boisguilbert d’avoir rejeté sur Colbert « la langueur qui commençait à se faire sentir dans les nerfs de l’État ».

Bel exemplaire relié en veau fauve de l’époque aux armes de Jacques-Nicolas Colbert, second fils, de Jean-Baptiste, le célèbre ministre de Louis XIV.

Il naquit à Paris le 14 février 1655 il reçut l’abbaye du Bec et le riche prieuré de La Charité-sur-Loire, à l’âge de 10 ans ; il se fit recevoir docteur en théologie à Paris et entra à l’Académie française le 3 novembre 1678, à l’âge de 23 ans, et à celle des inscriptions et belles-lettres, dont il fut l’un des fondateurs. Nommé coadjuteur de l’archevêque de Rouen en février 1680, il fut sacré archevêque de Carthage, in partibus, le 4 août suivant et gouverna dès cette époque le diocèse de Rouen, dont il devint titulaire le 27 janvier 1691. Il mourut à Paris le 10 décembre 1707. (O. Hermal, pl. 1298).

Cette œuvre importante ouvrant la voie à l’économie politique française du XVIIIe siècle dotée d’une prestigieuse provenance, en remarquable état de conservation, a toujours suscité l’intérêt justifié des amateurs. Elle fut vendue 19 000 € en juin 2008 (et malheureusement mal décrite 7 ans plus tard avec une erreur sur la provenance).

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