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Budé, Guillaume
Summaire,
1527.

6, 500 

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Description

« Très bel exemplaire d’une édition extrêmement rare,
non citée au manuel
 »
(Catalogue Firmin-Didot, 1884, n°483).

« Le prodige de la France…» (Erasme).

De la bibliothèque Ambroise Firmin Didot, avec ex-libris.


 

Budé, Guillaume. Summaire ou Epitome du livre de Asse fait par le commandement du Roy par maistre Guillaume Bude conseiller dudict seigneur et maistre des requestes ordinaires de son hostel et par luy presenté audict seigneur.
Paris, [Antoine Bonnemere], 6 juin 1527.

Petit in-8 gothique de 62 ff., (2) ff.
Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée Lortic.

165 x 99 mm.

Rare seconde édition française, inconnue de Brunet, de « l’œuvre majeure » de Guillaume Budé (En Français dans le texte).

« François Ier avait demandé à guillaume Budé de faire un abrégé de son « De Asse » en français »
(E. de Budé, La vie de Guillaume Budé).

La première édition française avait paru en 1522.

Catalogue Firmin-Didot, 1884, n°483 ; Bulletin Morgand et Fatout, 147 ; En Français dans le texte, 40 ; Bulletin du bibliophile, 1842, Ve série, p.35.

Le Summaire et Epitome, ce « livre rare » (Morgand et Fatout), avait connu un succès considérable dans toute l’Europe.

« Le titre de ce volume ne donne pas une idée bien exacte de son importance pour l’étude de l’Histoire ancienne » (Bulletin du bibliophile).

« Vers l’âge de 23 ans le bourgeois parisien Guillaume Budé (1467-1540),  se consacre à l’étude des lettres avec une ferveur qui fera de lui une sorte de héros de l’humanisme français, et son plus ardent avocat.

Sa réputation, établie dès 1508, atteint son apogée avec la publication de son œuvre majeure le « De Asse ».

Le point de départ du livre est un texte des Pandectes où sont énumérées les diverses parties de la monnaie romaine. Mais le commentaire prolifère jusqu’à embrasser toute la vie économique des Anciens. Confrontant les textes des historiens et des jurisconsultes  et ceux de l’Histoire naturelle de Pline, il fournit une estimation en valeurs modernes de toutes les unités de monnaies et de mesures de l’Antiquité. Par-là, il redonne vie aux multiples aspects de la réalité antique. En même temps, parce qu’il associe le lecteur au cheminement difficile de sa recherche, il constitue un inestimable document sur le genre du commentaire, la méthode philologique et les premiers pas de la numismatique.

Un autre intérêt de l’ouvrage réside enfin dans les digressions auxquelles se livre l’auteur, et dont le style très tendu et très orné contraste avec la sobriété de l’exposé scientifique.

Budé se disait particulièrement fier de la fin de l’ouvrage : sous forme de dialogue avec son ami François Deloynes, il y oppose les biens de fortune aux vraies richesses : celles de l’étude, celles de la vie contemplative.

Le « De Asse » se charge ainsi d’un « plus haut sens» et préfigure les essais philosophiques postérieurs. Budé achevait son libre lorsque mourut Louis XII.

« De Asse » salue l’entrée de la France dans la Renaissance sous le règne de François Ier»  (En français dans le texte).

L’ouvrage inaugure une conception réaliste et relativiste de l’histoire qui ouvre la voie à Jean Bodin et à Montesquieu.

Budé y lance aussi une critique véhémente contre les abus et les scandales de son temps  (pouvoir de l’argent dans l’Eglise et misère du peuple).

Guillaume Budé secrétaire et conseiller du roi François Ier  publia l’abrégé de son traité le De Asse en français à la demande du roi.  Nommé par Charles VIII secrétaire du roi, il est ensuite envoyé comme ambassadeur à Rome mais, s’opposant au pape Léon X, demande à être rappelé. Il va désormais accompagner continuellement François Ier. Sous son impulsion le futur Collège de France est créé en 1530. Ami des hommes les plus savants de son temps, d’Erasme, de Thomas More, d’Etienne Dolet, de Rabelais, il entretient avec une correspondance en grec et en latin. Il est nommé en 1522 maître de la librairie de Fontainebleau, transportée plus tard à Paris, et devenue la Bibliothèque Nationale.

Provenance : Bibliothèque Ambroise Firmin-Didot, avec ex-libris. (cat.1884, n° 483) ; ex-libris armorié portant la devise « hoc erat in votis ».

Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans sa séduisante reliure en maroquin rouge exécutée par Pierre Lortic.

Rare édition : seuls 3 exemplaires répertoriés dans les Institutions publiques nationales : Bnf, Saint-Omer et Le Mans.

Cet exemplaire s’est vendu lors de la vente Firmin-Didot en 1884 pour 81 francs, enchère considérable à l’époque ; à titre de comparaison, lors de la même vente un exemplaire de « la première édition, fort rare, des Mémoires de Sully, 1638 » se vendait 102 francs.

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