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Chroniques de France,
1517, 1518.

45, 000 

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Description

Première édition complète, en partie originale, des « Chroniques de Frances » imprimée en 1517-1518.

« Récit essentiellement littéraire, historique et mythique, matrice d’une histoire déjà nationale,  les Grandes Chroniques ont fixé en langue vernaculaire la mémoire dynastique et constituent par là même l’un des livres de langue française les plus importants de notre espace culturel. »

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Chroniques de France. Le premier [second, tiers, quatrième] volume de la mer des hystoires et croniques de France.

Paris, Galliot du Pré, Michel Lenoir et Jehan Petit, 1517- 1518. Complet.

4 volumes in-folio de: I/ (12) ff., 267 ff., (1) f.; II/ (8) ff., 156 ff., 116 ff.; III/ (8) ff., 210 ff.; IV/ (16) ff., 290 ff. (mal chif. 288 ff.), 80 ff.

Maroquin bordeaux, triple filet doré encadrant les plats, dos lisse orné d’un décor à la fanfare, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures, petite restauration marginale au coin d’un feuillet. Reliure signée Marius Michel.

259 X 188 mm.

Première édition complète en partie originale des « Chroniques de France » dites de « Saint-Denys » imprimées pour la première fois à Paris en 1476, « le premier livre français connu imprimé à Paris avec date », précise Brunet (I- 1868).

Outre leur intérêt iconographique, Les chroniques de France présentent un intérêt capital pour l’histoire littéraire et linguistique de la France et participent à l’œuvre fondatrice de la nation française ; elles sont à ce titre très prisées des Institutions Publiques nationales et internationales.

Sous le titre de Grandes Chroniques de France, on désigne une vaste œuvre littéraire et historique, élaborée en plusieurs étapes entre le XIIIè et le XVè siècle, en majeure partie à l’abbaye de Saint-Denis. Le recueil complet retrace l’histoire des rois de France depuis les origines mythiques troyennes jusqu’en 1461.

Au commencement on trouve le Roman des rois que Primat, moine de Saint-Denis, offrit à Philippe III le Hardi en 1274, témoin de l’intense activité historiographique qui se manifestait au monastère depuis le début du XIIè siècle ; deux manuscrits le conservent, l’un du début du siècle, l’autre du milieu. C’est ce dernier manuscrit, l’actuel Paris, BN, latin 5925, qui servit principalement à Primat, comme on le sait depuis les recherches de J. Viard. Il contient ce qu’on appelle communément la compilation d’Aimoin, c’est-à-dire l’œuvre propre d’Aimoin de Fleury ou Historia Francorum, suivie d’une continuation assimilant des chroniques entières ou fragmentaires, ajoutées à différentes époques ; le corpus utilisé par Primat comprend des œuvres telles que les Gesta Dagoberti, les Annales royales, la Chronique dite du PseudoTurpin, les Annales Bertiniani, la Vie de Louis VI de Suger, dont certaines sont caractéristiques d’un apport dionysien. Primat a mené son travail jusqu’à la fin du règne de Philippe Auguste. Son entreprise a été précédée, quelque cinquante ans plus tôt, vers 1220-1230, par une Chronique des rois faite à partir de la traduction d’un corpus de textes presque identique, par un moine resté anonyme et inconnu – était-il de Saint-Denis ou de Saint-Germain-des-Prés ? -, tentative dont témoignent seulement deux manuscrits. Cet essai, toutefois est le signe de l’engouement que le public laïc manifeste à l’aube du XIIIè siècle pour les récits historiques en prose et en langue vernaculaire. Primat a connu et utilisé la traduction de l’anonyme, dont il a parfois repris les termes mot pour mot, mais il l’a souvent améliorée, en supprimant redites et retours en arrière, en faisant appel à de nouvelles sources, en ajoutant des renseignements complémentaires. A la suite de ce pionnier dont il a repris le plan, y ajoutant son propre dessein, ou du moins celui de son commanditaire, le roi saint Louis – établir une généalogie qui légitime le pouvoir en place -, il a fait œuvre originale, réalisant une histoire autant nationale que royale, dans laquelle il est question non seulement du roi et des barons, mais aussi des Français. Il y a imprimé sa marque, en mettant l’accent sur le rôle de Saint-Denis et en redisant l’autorité morale de l’histoire.

Sous Charles V, un changement se produisit dans la rédaction des Grandes Chroniques. Le roi, en effet, ne fit pas appel aux moines de Saint-Denis pour relater le règne de son père, Jean le Bon, et le sien ; il s’adressa à son chancelier Pierre d’Orgemont, qui écrivit – ou fit écrire – une sorte de journal officiel, un long plaidoyer qui rappelle sèchement les faits -, publiant de façon abrupte les documents. Charles V donna ordre de recopier et d’illustrer de façon luxueuse la dernière version dionysienne, qui allait jusqu’en 1350, à laquelle il fit ajouter le texte du chancelier continué jusqu’en 1379. Il imposa sa marque personnelle à l’ouvrage : dans cette période troublée, il s’agissait de montrer la grandeur de la France par rapport à l’Angleterre et à l’Empire, d’affirmer la légitimité des Valois. Pour cela le texte fut révisé, l’illustration remaniée et complétée. Cette version des Grandes Chroniques, munie d’un ajout pour les années 1379 et 1380, eut un succès immédiat et considérable.

Une dernière étape présente le texte des Grandes Chroniques dans leur édition de 1380, auquel s’ajoutent le texte qu’on attribue à Jean Juvénal des Ursins pour les années 1380-1402, celui de Gilles le Bouvier dit le Héraut Berry pour 1402-1422, et enfin l’histoire du règne de Charles VII par Jean Chartier, religieux et chantre de Saint-Denis, qui fut la dernière production de l’école historiographique dionysienne. Louis XI, en effet, déposséda l’abbaye de Saint-Denis de sa charge royale en transférant l’office à Jean Castel, moine de Cluny et abbé de Saint-Maur-des-Fossés. C’est un de ces manuscrits continués jusqu’en 1461 que reproduisit Pasquier Bonhomme dans son édition de 1476, qui est la première édition imprimée des Grandes Chroniques.

« Dans cette édition, les chroniques de St-Denis sont précédées d’une introduction qui commence à la création du monde ; en sorte que le premier volume ne va que jusqu’au règne de Pépin, comme on le voit dans la souscription ainsi conçue : Cy fine le premier volume de la mer des hystoires et croniques de France. Extraict en partie de tous les anciens croniqueurs qui ont escript puis la creation du monde, des faictz e gestes des Francoys, et dont ils sont descèdus , jusqnau tèps de Pepin. Et fut acheve de imprimer le dernier iour Doctobre Mil cinq cens et dix sept, pour Galliot du Pré… Le premier volume a 12 ff. préliminaires pour le titre, le prologue et la table des chapitres, CClxvij ff. chiffr. ; et un f. portant la marque de Galliot du pré. Le second volume contient 8 ff. préliminaires et C xvi ff. chiffr. ; le recto du dernier feuillet porte la marque de Michel Le Noir, libraire, qui est désigné comme imprimeur de ce volume, dans la souscription datée de lan mil cinq cens XVII. le XXIX iour doctobre. Le 3è volume renferme 8 ff. préliminaires et ccx ff. chiffr.; le verso du dernier porte la marque de Jean Petit. Dans le 4ème volume daté du mercredy  dixiesme iour de Mars Lan mil cinq cens et xviii., et qui s’arrête à l’année 1516, il y a 16 ff. préliminaires, cc lxxxviij ff. de texte ; plus le règne de Charles VIII et Louis XII, des rois d’Angleterre, des papes et des empereurs, l’histoire des schismes et conciles, et commencement du règne de François Ier, ff. 1 à lxxx. » (Brunet).

Cette précieuse édition en partie originale est la première complète.

Elle est à ce titre très recherchée.

« Première édition des Chroniques de France augmentée d’une histoire des règnes de Charles VIII et de Louis XII, des rois d’Angleterre, des papes et des empereurs, des schismes et des conciles. Elle se prolonge jusqu’aux premières années du règne de François Ier, constituant ainsi la plus vaste histoire de l’Occident jamais publiée à l’époque » (Bechtel).

Belle impression en caractères gothiques à deux colonnes, ornée d’une grande initiale grotesque sur chaque titre. Nombreuses lettrines historiées à fond criblé. Au verso de ce titre ou en tête se trouve un grand bois à pleine page représentant le baptême de Clovis et la bataille de Tolbiac. Ce bois est répété au tome I, au début du tome IV. Une copie très proche de ce bois au tome III (cf Harvard). Le second volume comporte 21 bois et le troisième 10 bois, de la largeur d’une colonne, provenant du fond de Michel Le Noir. A la fin des trois premiers volumes on trouve respectivement les marques de Galliot du Pré, Michel le Noir et Jehan Petit.

Superbe exemplaire agréablement relié par Marius Michel dans le goût des reliures de la Renaissance française.

« Les Grandes Chroniques ont eu au Moyen Age un succès considérable. Récit essentiellement littéraire, historique et mythique, matrice d’une histoire monarchique, chrétienne, française et par là déjà nationale, elles ont fixé en langue vernaculaire la mémoire dynastique et constituent par là même l’un des livres de langue française les plus importants de notre espace culturel. »

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