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Diderot, Denis
Principes de la philosophie morale,
1745.

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Description

Édition originale du premier écrit philosophique de Diderot,
conservée dans sa très séduisante reliure de l’époque.

De la bibliothèque Dauger avec ex-libris manuscrit daté 1745. 


 

Diderot, Denis. Principes de la philosophie morale ou Essai de M. S*** sur le mérite et la vertu, avec Réflexions.
Amsterdam[Paris], Z. Chatelain, 1745.

Petit in-8 de XXX pp., 1 frontispice, 297 pp., (1) p. blche, 1 gravure, (5) ff., 1 f. blanc.
Veau clair granité, filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque.

156 x 99 mm.

Édition originale du premier ouvrage philosophique de Diderot.
Tchémerzine, II, 916 ; Adams, PY1.

Elle est  ornée d’un frontispice, une figure, un fleuron et 2 vignettes de Durand gravées par Fessard.

En traduisant et en adaptant assez librement « L’Inquiry concerning virtue or merit » d’Antony Ashley Cooper, third Earl of Shaftesbury, Diderot arrêta son choix sur le texte le plus représentatif de la pensée de l’auteur. « Je l’ai lu et relu : je me suis rempli de son esprit et j’ai, pour ainsi dire fermé son livre, lorsque j’ai pris la plume ».

« Diderot ne fit pas là une traduction du livre de Shaftesbury ; il s’est seulement inspiré de l’ouvrage anglais et lui-même le dit dans un avertissement » (Tchemerzine).

Diderot fait précéder son texte d’une lettre adressée « À mon frère », (le futur abbé) dans laquelle il écrit avoir cherché dans l’« Essai », « un antidote destiné à réparer en moi un tempérament affaibli ».

Diderot attire l’attention du lecteur sur trois points essentiels : la vertu morale que « quelques philosophes païens pratiquaient déjà ; la gratuité des actions vertueuses par rapport à l’espoir des biens futurs et à l’effroi des peines éternelles ; la supériorité d’une simple foi en Dieu sur la religion révélée.

Les Réflexions personnelles de Diderot sont imprimées en plus petits caractères sous les passages du traité qu’ils tendent à expliciter ou commenter.

« En parcourant les notes de Diderot, on peut remarquer que le problème d’une éthique distincte de la foi religieuse lui tient à cœur. Il y développe, paraphrasant quelques passages de Shaftesbury, l’éloge des passions honnêtes. Mais surtout, l’ancien élève des jésuites et de la faculté de théologie de la Sorbonne ressent vivement l’exigence d’une morale laïque capable de remplacer des valeurs religieuses périmées : de là les sarcasmes, qui se succèdent dans ses notes, contre les superstitions populaires, contre les miracles du diacre de Paris et les folies des convulsionnaires de Saint-Médard. C’est à la lumière des pénétrantes remarques de Shaftesbury sur l’enthousiasme collectif des foules, sur le fanatisme des zealots et sur le sens commun que Diderot commente et interprète le caractère morbide des phénomènes superstitieux. Une dévotion mal entendue ne fait que détruire les bonnes inclinations de la nature et les fondements mêmes de l’obligation morale. En revanche, c’est sur la bonne morale que doit se baser toute croyance sereine et honnête. Le dialogue The Moralists (1709), d’où Diderot a tiré certaines de ses notes, renoue de façon beaucoup plus complète et plus mûre les différents thèmes philosophiques éparpillés dans les autres écrits : la polémique contre la selfishness de Hobbes, l’idée de la sociabilité innée des hommes et de leur bonté spontanée. On sait que Leibniz crut retrouver « presque toute sa Théodicée avant qu’elle n’eût vu le jour » dans l’hymne de Théoclès à la nature créatrice. En effet, l’arrière-pensée de la phénoménologie des passions esquissée dans l’Essai est un optimisme métaphysique et panthéiste, analogue à celui qu’exprimera la formule de Pope tout est bien. Ici Diderot se borne à souligner le côté moral de la bonté naturelle, non sans insinuer d’ailleurs dans ses notes quelques glissements qui font entrevoir sa transition du déisme à l’athéisme » (P. Casini, Dictionnaire de Diderot, pp.177-178).

Très séduisant exemplaire de cette originale rare, de parfaite fraîcheur, conservé dans sa reliure de l’époque, au dos particulièrement décoratif.

Il porte sur la page de titre l’ex-libris manuscrit suivant : A. Dauger, 1745.

L’on sait qu’un exemplaire de l’Essai fut offert à Jean-Jacques Rousseau le 16 mars 1745.

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