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Fauchet, Claude
Recueil des antiquitez Gauloises et Françoises,
1579.

19, 000 

Description

Édition originale des deux œuvres majeures de Claude Fauchet,
« l’historien des Lettres françaises,
l’humaniste qui fait véritablement œuvre de pionnier
et ouvre la voie à l’histoire littéraire
telle qu’on la conçoit de nos jours
 » (Alain Cullière).

Superbe exemplaire
conservé dans son vélin doré de l’époque, condition d’exception.


 

Fauchet, Claude (1530-1602). Recueil des antiquitez Gauloises et Françoises.
Paris, Jacques du Puys, 1579.

Suivi de :
Fauchet, Claude. Recueil de l’origine de la langue et poésie françoise, Ryme et Romans. Plus les noms et sommaire des Œuvres de 127 poètes François, vivans avant l’an 1300.
Paris, Mamert Patisson Imprimeur du Roy, 1581.

Soit 2 ouvrages réunis en 1 volume in-4 de (4) ff., 129 ff. (mal chif. 139), (2) pp. ; (4) ff., 209 pp., (2) pp.
Vélin doré à recouvrement, plats encadrés de trois filets dorés avec vaste motif central feuillagé et doré, dos lisse finement orné, tranches dorées. Reliure décorée de l’époque en vélin doré.

218 x 152 mm.

Édition originale des « œuvres majeures de Claude Fauchet, l’historien des lettres françaises, l’humaniste qui fait véritablement œuvre de pionnier et ouvre la voie à l’histoire littéraire telle qu’on la conçoit de nos jours » (Alain Cullière).
En Français dans le texte, 74.

Claude Fauchet, historien des antiquités nationales et des lettres françaises (1530-1602) fut lié durant toute sa vie au monde du Parlement. Son éducation humaniste fut complétée par un voyage en Italie entrepris entre 1550 et 1555. Le jeune Fauchet découvrit avec émerveillement Rome et Venise ; son goût pour l’histoire et l’archéologie s’en trouva renforcé. En outre, la lecture du De vulgari eloquentia de Dante et la fréquentation de l’érudit Sperone Speroni éveillèrent chez lui un intérêt pour les questions linguistiques.

De retour en France, Fauchet chercha à s’établir. D’abord avocat au Parlement, il fut ensuite nommé conseiller au Châtelet. En 1568, il entra à la Cour des Monnaies dont il obtint ultérieurement la charge de premier président qu’il conserva jusqu’en 1599.

Parallèlement à cette prestigieuse carrière de magistrat, Fauchet mena celle, non moins brillante, de chercheur. Ses premiers travaux historiques et littéraires datent de 1555. Parmi ses familiers, il y eut Jacques Gohory, François Perrot, puis Antoine de Baïf, Jean Bodin, Estienne Pasquier, Antoine Loisel, Jules César Scaliger ou encore Pierre Pithou. Pendant toute sa vie, Fauchet entretint des contacts suivis avec les plus doctes de ses contemporains. Son érudition fut souvent sollicitée et la richesse de sa bibliothèque, célèbre dès 1576, ne fit qu’accroître son prestige. En 1586, lorsque Henri III conféra à Claude Fauchet ses lettres de noblesse, il entendait récompenser autant le magistrat que l’érudit qui s’était déjà distingué par la publication de « plusieurs œuvres imprimez ».

Fauchet se fit le fervent défenseur des droits de la couronne et de l’Église de France face aux prétentions de la papauté. Fauchet dresse un réquisitoire sans appel contre la papauté qu’il accuse d’avoir divisé les nations européennes pour mieux étendre son pouvoir sur « les affaires mondaines ».

Dans son traité, l’historien réaffirme l’indépendance de l’Église gallicane à laquelle il ne reconnaît pour « chef terrien » que le seul roi de France. Le même sentiment national réapparaît dans le Recueil de l’origine de la langue et poésie Francoise que Fauchet déclare avoir composé pour la « gloire du nom Francois ». Dans la première partie de son ouvrage, l’humaniste aborde la question souvent débattue à la Renaissance, de l’antiquité de notre langue. Fauchet se distingue de ses contemporains par la place qu’il accorde aux facteurs historiques et socioculturels dans l’interprétation des évolutions linguistiques.

C’est cependant dans la seconde partie de cette œuvre que Fauchet se montre le plus novateur.

En dressant les notices littéraires de cent vingt-sept « Poètes et rymeurs François, vivans avant l’an MCCC », l’humaniste fait véritablement œuvre de pionnier et ouvre la voie à l’histoire littéraire, telle qu’on la conçoit de nos jours.

Pour chaque auteur, Fauchet dresse une biographie succincte, donne la liste des écrits connus et fait d’amples citations d’après les manuscrits qu’il possède ou auxquels il a pu avoir accès.

Sa démarche tend néanmoins à toujours demeurer historique. Parmi les passages qu’il choisit de citer, Fauchet privilégie ceux qui évoquent les mœurs et coutumes médiévales, offrent la description d’une ville ou d’une bataille, ou bien encore éclairent un point demeuré obscur du passé de nos institutions.

Les Antiquittez gauloises et francoises constituent l’œuvre majeure du président Fauchet.

Fruit de plus de quarante années de travail, ces « Annales de France » retracent l’histoire nationale des origines gauloises jusqu’au déclin de la maison de Charlemagne.

Les guerres de religion éprouvèrent durement l’historien. Pendant les troubles, Fauchet fut contraint à plusieurs reprises de se réfugier en province ; le manuscrit de ses Antiquitez fut volé, sa maison et sa bibliothèque furent pillées.

Avec ses Antiquitez, Fauchet souhaitait donner aux origines de la France l’histoire qui leur faisait défaut.

Par ses qualités de chercheur et la rigueur de sa méthode, Fauchet fut l’un des artisans les plus actifs, avec Estienne Pasquier et Henri Lancelot de La Popelinière, du renouveau que connut l’historiographie en France dans la seconde moitié du XVIè siècle.

En outre, l’intérêt qu’il portait, avec son ami Pierre Pithou, à la recherche et la diffusion des « escrits du temps », annonce et prépare les collections des historiens de France que publieront, au siècle suivant, André du Chesne et, au XVIIIè siècle, la congrégation des bénédictins de Saint-Maur. L’œuvre de Fauchet, dont l’unité doit être recherchée dans le fort sentiment national qui l’anime, est donc celle d’un précurseur « non indigne, affirme son dernier biographe, des Gaston Paris, des Paul Meyer, des historiens comme Augustin Thierry lui-même » (J-G.Espiner-Scott).

Superbe exemplaire entièrement réglé revêtu d’une très élégante reliure en vélin doré décoré de l’époque, condition non signalée par les bibliographes.

Brunet cite un exemplaire des Antiquitez gauloises seules, relié en maroquin du xixè siècle au prix de 80 F. Or soit près du décuple d’un livre de bibliophilie de cette époque.

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