Helvetius
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Helvetius
De l’Esprit,
1758.

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Description

« Cet exemplaire, si précieux,
est bien entendu l’un des quelques exemplaires
non cartonnés 
que le philosophe fit tirer pour ses amis et proches.
Il comprend toutes les remarques du premier tirage »
(Jacques Guérin à propos de son exemplaire
vendu 150 000 € en 1995, il y a 22 ans,
l’un des 7 répertoriés de premier tirage sur trois).

Les 7 exemplaires de premier tirage, non expurgé,
sont un livre hautement révolutionnaire.


 

Helvetius, Claude Adrien. De l’Esprit.
Paris, Durand, 1758.

In-4 de (2) ff., XXII et 643 pp., (1) p., 79 pp.
Veau brun écaille, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné, roulette intérieure, tranches dorées, faible travail de vers en marge intérieure des premiers feuillets sans aucune atteinte au texte. Reliure de l’époque.

277 x 212 mm.

L’un des 7 exemplaires de l’édition originale de tout premier tirage sur trois de cet ouvrage fondamental qui sera saisi et condamné à être brûlé dès sa parution.

Tchemerzine, III, 671-673 ; David Smith, Bibliography of the writings of Helvétius, 121-127; E. Pierrat, 100 Livres censurés, 91.

Ce premier tirage, différent des tirages suivants, est un véritable livre révolutionnaire.

Cette édition originale de premier tirage fut « suivie et condamnée à être brûlée dès sa parution » (Jacques Guérin).

« De l’esprit eut un énorme succès de scandale. Il est considéré aujourd’hui comme l’une des formes les plus systématiques et les plus absolues du matérialisme français du XVIIIe siècle » (Jacques Guérin).

Diderot considérait que ce livre était « un furieux coup de massue porté sur les préjugés ».

« Cet ouvrage célèbre fut censuré par la Sorbonne comme contenant tous les poisons épars distillés dans les différents livres modernes, c’est-à-dire contemporains » (Tchemerzine).

« La philosophie d’Helvétius combat toutes les formes de pensée dominante dont le dessein principal est en général de maintenir l’homme dans une sorte d’ignorance qui assure sa soumission et son obéissance. Condamné par le Parlement le 6 février 1759, la Congrégation de l’Index une semaine plus tôt et la Sorbonne qui considérait qu’il contenait « tous les poisons épars dans les différents livres modernes », De l’Esprit est condamné au feu et son auteur contraint à la rétractation publique. « Le pouvoir lui aurait volontiers pardonné sa métaphysique et sa morale ; mais il se montra offensé au dernier point de ses idées de réforme et de ses attaques contre le despotisme », écrivait Pierre Larousse » (E. Pierrat).

La condamnation de L’Esprit devait d’ailleurs entraîner, l’année suivante, celle de L’Encyclopédie.

« Ce « succès de scandale » tient, sans aucun doute, à ce fait qu’avec Helvétius le matérialisme français du XVIIIè siècle prenait une de ses formes les plus systématiques et les plus absolues et substituait résolument au mythe idéaliste, qui veut que ce soient les idées qui gouvernent le monde et les hommes, le principe matérialiste, qui estime que c’est en transformant le milieu qui l’a formé que l’on transformera l’homme. On comprend qu’un tel principe ne pouvait que susciter les passions et l’intérêt en un moment où de grands changements dans la société apparaissaient comme de plus en plus probables et désirables » (Guy Schoeller).

Chef-d’œuvre du matérialisme français du dix-huitième siècle, cette morale expérimentale comme la désignait son auteur, est due à l’un des penseurs les plus radicaux du Siècle des Lumières. Le livre faisait tomber les dernières barrières théologiques dans lesquelles les prédécesseurs d’Helvétius se trouvaient enfermés. Dédié à la famille royale et sorti des presses de Moreau, imprimeur de la Reine & de monseigneur le Dauphin, l’ouvrage fut publié en vertu d’un privilège du 12 mai 1758 du censeur royal et mis en vente le 16 juillet de la même année, déclenchant un scandale sans précédent. La Sorbonne, jugeant que l’ouvrage réunissait toutes les sortes de poisons qui se trouvent répandus dans différents livres modernes, amena le roi à révoquer, le 10 août 1758, le privilège qu’il avait accordé. Le Parlement condamna au feu le livre qui fut brûlé le 10 février 1759 de la main même du bourreau.

David Smith, dans son étude bibliographique dédiée à ce texte célèbre, ne recense que quatre exemplaires de ce premier tirage : deux à l’université de Cornell à Ithaca, un exemplaire dans la Bayerische Staatsbibliothek de Munich et un dernier conservé à Saint-Pétersbourg.

Deux autres exemplaires de premier tirage sont à ce jour répertoriés : l’exemplaire Alienne (hauteur 250 mm) et l’exemplaire Jacques Guérin (hauteur 285 mm) sur grand papier relié pour Madame Helvetius, vendu près de 100 000 € à la vente Jacques Guérin il y a 27 ans (ref. Livres exceptionnels, Paris 7 juin 1990, N°26) et revendu 150 000 €, par Pierre Bérès il y a 22 ans ( ref. Livres et manuscrits significatifs, Pierre Bérès, Paris, 1995, Cat. 86, n°53).

Ce présent exemplaire, si précieux, est bien entendu l’un des sept exemplaires non cartonnés que le philosophe fit tirer pour ses amis et proches. Il comprend toutes les remarques du premier tirage. Imprimé lui aussi sur grand papier avec les tranches dorées, il mesure 278 mm de hauteur.

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