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[Livre d'Heures]
Heures à l’usage de Rome,
1498.

58, 000 

Description

L’édition incunable du 16 septembre 1498,
« la plus célèbre des Heures imprimées par Pigouchet »
(François Avril et Nicole Reynaud. B.n.F.)
est illustrée par le maître d’Anne de Bretagne.

Exceptionnel exemplaire, complet, sur peau de vélin,
plus grand de marges que l’exemplaire B.n.F.,
conservé dans sa belle reliure du XVIe siècle.

Paris, Philippe Pigouchet, 16 septembre 1498.


 

Heures à lusaige de Romme.
Paris, Philippe Pigouchet pour Simon Vostre, 16 septembre 1498.

In-4 de 96 ff., maroquin fauve, double filet doré, mention dorée dans un petit cartouche en haut des plats, médaillon doré au centre, traces de liens, dos orné, tranches dorées. Reliure du XVIe siècle.

210 x 141 mm.

L’édition la plus célèbre des Heures imprimées par Pigouchet pour Simon Vostre, est datée du 16 septembre 1498. C’est l’une des plus richement illustrées. […] L’édition de 1498 est entièrement illustrée et décorée d’après des dessins du peintre (sauf pour la marque typographique de Pigouchet et pour une Messe de Saint Grégoire) (cf. François Avril et Nicole Reynaud, Les Manuscrits à peintures en France, 1450-1520, n° 147).
GW, 13253 ; Brunet, Heures, n° 44 ; Lacombe, n° 64 ; Pellechet, 5910 ; Goff, H395.

Superbe édition incunable des Heures de Simon Vostre, imprimée en caractères gothiques par Philippe Pigouchet dont la marque typographique orne le titre.

Elle comprend un almanach pour vingt et un ans (1488-1508) et un calendrier avec son texte latin, suivi de quatrains en latin et en français à la fin de chaque mois.

L’illustration, attribuée au Maître des Très Petites Heures d’Anne de Bretagne, également connu aujourd’hui sous le nom de Maître de l’Apocalypse-Rose, comprend la figure de l’homme anatomique au verso du titre, celle du saint Graal au verso du calendrier, des bois représentant les signes du zodiaque placés dans les bordures du calendrier, et 21 grandes figures illustrant des scènes de la Bible (le Baiser de Judas, l’Arbre de Jessé, la Visitation, la Nativité, la Pentecôte, l’Adoration des bergers, la Fuite en Égypte, le Jugement dernier, la Crucifixion, Urie tué à la bataille, etc.). Le texte est placé dans de larges bordures ornées de scènes diverses, dont une Vie de la Vierge, et une Danse des morts en 66 bois réparties sur douze pages (30 pour les hommes et 36 pour les femmes). On notera aussi dans les bordures, des scènes de chasse au cerf.

Nous ne représentons la très abondante production du Maître d’Anne de Bretagne à destination de l’imprimerie que par un livre d’heures ; car c’est dans ce genre d’ouvrage que la corrélation entre son œuvre enluminé et la gravure est la plus évidente et la plus parfaite. La position prise par le Maître d’Anne de Bretagne vis-à-vis de l’imprimerie est l’un des phénomènes les plus intéressants de l’histoire du livre à la fin du XVe siècle. En effet, son attitude est novatrice et tournée vers l’avenir : il se montre conscient de l’enjeu à la fois artistique et commercial de la nouvelle technique, c’est-à-dire qu’il ose renoncer à la couleur et concentre son ambition sur le trait, s’adaptant aux exigences bien comprises de la planche imprimée.

Ses compositions policées et d’une parfaite lisibilité correspondent si bien à la vocation de l’illustration imprimée que les éditeurs parisiens se disputent les blocs tirés de ses dessins que l’on voit  réapparaître d’un ouvrage à l’autre suivant les besoins : son matériel d’iconographie, tant profane que religieuse, est ainsi utilisé jusqu’au siècle suivant par Jean du Pré, Simon Vostre, Antoine Vérard, Guillaume Eustace, Gilles Remacle, Gillet Hardouin, Jean Petit ou Geoffroy de Marnef, sous des formes malheureusement de plus en plus abâtardies. C’est l’imprimeur Philippe Pigouchet, dans ses livres d’heures édités par Simon Vostre, qui a été l’interprète le plus fidèle et le plus minutieux de son style : les gravures imprimées sur vélin par Pigouchet rivalisent au plus près avec les miniatures de l’artiste et se détachent par leur distinction élégante de la production contemporaine, plus rudimentaire.

L’édition la plus répandue et la plus célèbre des Heures imprimées par Pigouchet pour Simon Vostre, que nous présentons ici, est datée du 16 septembre 1498. C’est l’une des plus richement illustrées elle comporte vingt-deux grandes gravures d’après des dessins du Maître d’Anne de Bretagne, dont quatorze sont reprises de l’édition du 17 septembre 1496. Les gravures des Heures de Pigouchet sont quasiment des répliques des miniatures correspondantes : les schémas de compositions sont identiques, seules quelques variantes distinguent les planches gravées des enluminures, et surtout le fait que, pour compenser l’absence de la couleur qui jouait un rôle si fort dans l’équilibre de ses miniatures, l’artiste surcharge ses arrière-plans de décors ou de personnages annexes destinés à meubler les fonds restés blancs. Les scènes sont placées sous des arcatures gothiques. L’édition de 1498 est entièrement illustrée et décorée d’après des dessins du peintre, tandis que l’édition de 1496 comprenait encore plusieurs gravures d’un artiste plus médiocre. Elle enrichit le modèle de 1496 en ajoutant à la gravure du début des grandes divisions une seconde gravure en pleine page à gauche, formant diptyque avec la première : ainsi l’Annonciation est flanquée de l’Arbre de Jessé, thème en honneur à la fin du siècle que l’artiste avait évoqué dans les marges de l’Annonciation des Très Petites Heures et qu’un disciple développera dans le réseau flamboyant de la rose ouest de Saint-Séverin ; pour les psaumes de la pénitence, le bain de Bethsabée, semblable à celui des Heures Séguier, est accompagné de la mort d’Urie au combat ; pour l’office des morts, un Jugement dernier tout proche de celui des Heures Salting accompagne la scène du festin du mauvais riche, et non sa damnation comme dans les Très Petites Heures ou les Heures Le Camus ; en outre, à sexte, un fort original hommage des bergers à la Vierge et à l’Enfant fait face à l’Adoration des mages. L’édition comporte deux nouvelles planches de l’Homme anatomique et des anges tenant le calice de la Sainte plaie, désormais dessinées par notre artiste, ainsi qu’une Adoration de la Trinité au début des suffrages et une Mise au tombeau.

Les bordures du livre d’heures imprimé par Pigouchet en 1498 sont très richement décorées de petits sujets annexes, également dessinés par le Maître d’Anne de Bretagne, sur fonds tantôt blancs tantôt criblés : bordures continues ou sujets isolés superposés, on y voit à côté d’histoires de la Bible ou des vies des saints, de figures de sibylles, de Vertus ou de la danse des morts, des scènes profanes de jeux d’enfants, de chasse au cerf, de cueillette des fruits, ainsi que des occupations des mois dans le calendrier, qui ont permis des rapprochements concluants avec les tapisseries tissées sur les cartons de l’artiste. Des compartiments décoratifs d’esprit plus renaissant, avec des putti, des dragons, des êtres fabuleux sur fonds criblés entremêlés d’acanthes bourgeonnantes et de fleurons, rapprochent cette édition des Très Petites Heures. Seules les initiales, bouts de lignes et pieds de mouche sont coloriés par un enlumineur spécialisé.

À côté des livres imprimés — parmi lesquels on peut citer les Sept Sacrements de l’Art de bien vivre et de bien mourir pour Antoine Vérard (1492), les Vigiles de la mort de Charles VII pour Jean du Pré (1493), le Chasteau de labour pour Simon Vostre (1499), ou la Nef des folles pour Geoffroy de Marnef (1500) —, il faut mentionner, hors de notre propos, l’apport du Maître d’Anne de Bretagne dans le domaine de la planche xylographique : outre la célèbre xylographie coloriée à scènes multiples de la Passion du Christ, de nombreuses gravures sur bois, isolées de destination plus populaire ont contribué à la diffusion non seulement de ses formules iconographiques mais aussi de son style linéaire, et lui ont permis d’imposer une espèce de monopole formel dans tous les domaines des arts décoratifs, non seulement vitrail et tapisserie, mais émail, ivoire, orfèvrerie, cuir estampé — jusqu’aux azulejos portugais — fortement influencés par ses modèles. (Hist. : Legs Salomon de Rothschild, 1922. Bibl. Claudin, 1901, pp. 25-53, ill.; Courboin, 1923 pp. 62-67, pl. 120-131 Blum, 1928, p. 41, pl. xlvi ; Desjardin, 1940-1947, I, pp. 77-78, ill. ; Souchal, 1973 ; Harthan, 1977, p. 170. » N. R. (B.N.F.)

Exceptionnel exemplaire imprimé sur vélin, plus grand de marges que celui de la B.n.F. décrit par François Avril et Nicole Reynaud « Les Manuscrits à peintures en France 1440-1520 », n° 147 (210 x 141 mm contre 200 x 134 mm pour celui de la B.n.F.), rubriqué de rouge et de bleu, avec des bouts de lignes et de nombreuses initiales rehaussés d’or, conservé dans une reliure du XVIe siècle en maroquin orné au centre d’un médaillon à la crucifixion et portant sur les plats les antiennes suivantes en lettres dorées : Virgo jesse floruit / virgo deum et Hominem genuit.

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