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Terence
Le grant Therence en francoys,
1539.

Description

Les Comédies de Térence en français.

L’édition la plus richement illustrée de la Renaissance,
ornée de 307 remarquables gravures sur bois.

De la bibliothèque Charles Butler of Warren Wood Hatfield.


 

Térence. Le Grant Therence en francoys.
Paris, G. de Bossozel, 1539.

In-folio de 389 feuillets, complet.
Maroquin brun, plats ornés d’un large encadrement à froid souligné d’un filet or avec fleurons d’angle dorés, dos à nerfs orné de fleurons à froid, filets et roulettes dorés, tranches jaspées, restauration marginale au f. a; trous de vers. Reliure du XIXè siècle.

322 x 210 mm.

Superbe édition gothique du Grand Térence en français.
Brunet V, 720 ; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, 299 ; Harvard, French Books, II, n°511.

Précieuse édition littéraire française, imprimée sur deux colonnes, présentant le texte latin en caractères romains, la traduction française en vers due au talent d’Octavien de Saint Gelais, et le texte en prose, en bâtardes, traduit sur la demande du Roi de France, par Guillaume Rippe.

L’édition est très recherchée pour son iconographie de grande facture et de toute première importance qui se compose de 307 figures gravées sur bois attribuées à Jehan de Vingle.

C’est le Térence le plus abondamment illustré de la Renaissance.

Les historiens du livre ont toujours été unanimes à considérer cette illustration comme un chef d’œuvre de vie, d’expression et de finesse :

A Firmin-Didot (Essai, 226) qui attribue le dessin à Perreal ; Natalis Rondot (Les graveurs sur bois à Lyon, p. 37) ; Claudin (IV, pp. 67 à 77) ; Cat. Fairfax Murray (II, p. 77) ; Courboin (Hist. illustrée de la gravure en France, 33-36). Kristeller et Friedlander ont signalé l’influence sur cette illustration de l’artiste de Lübeck à qui on doit la Dodes Dantz, 1489, et qui plus tard fit la Bible. Hind, pour sa part (History of woodcut, II, p. 609) a découvert l’identité de style avec Ehrard Reuwich et les figures du Breydenbach de Mayence, 1486.

Claudin dans son Histoire de l’Imprimerie française le décrit longuement (IV, pp. 67-77).

« Ce Térence offre à un rare degré, dit M. Rondot, les qualités d’une œuvre d’art. Une grande planche à pleine page est la représentation très curieuse d’un théâtre à la fin du XVème siècle avec la loge des oediles, c’est-à-dire des consuls ou échevins. Les diverses classes de la société sont assises en haut, suivant leur rang, ou mêlées au populaire. L’orchestre est figuré par un joueur de flûte, et dans le soubassement du théâtre se trouvent les fornices, où sont figurées des scènes de galanterie : c’est de ce mot latin que dérive le verbe français « forniquer ».

L’iconographie est de toute première importance pour l’étude du théâtre de la Renaissance.

Dans un avis au lecteur, Bade fait savoir qu’en illustrant ainsi le théâtre de Térence, on a voulu faciliter l’intelligence du texte. Ce qui fait le charme de ces nombreuses compositions, dit M. Ambroise Firmin-Didot, dans son Essai sur l’histoire de la gravure sur bois, et ce qui est surtout apprécié des artistes, c’est la vie, c’est la mise en scène toujours vraie et aussi simple que spirituelle dans sa naïveté, c’est l’expression des figures et la pose naturelle de chaque personnage.

« L’ouvrage est un chef-d’œuvre » dit M. Rondot, « Le dessinateur, resté inconnu, s’est montré intelligent et a conduit son crayon avec intelligence et adresse. Les effets de scène ont été observés avec finesse ; les personnages se meuvent librement et l’on voit sur leurs visages l’expression voulue par leur jeu. Le dessin est simple et large. La diversité des tailles excite la surprise. On est en présence d’une technique savante. Les artistes ont montré une adresse rare et une originalité puissante ».

Cette belle édition gothique ornée d’un titre Renaissance à portique à 4 compartiments, renforce le plaisir du lecteur par la multiplication des bois, lesquels, de 159 dans la première, sont portés à 307, très adaptés au texte.

Deux des estampes figurent en outre en premier tirage.

The amount of repetition makes this appear a much more lavishly illustrated edition than the Lyons volume. […] The cuts are unusual in showing the plays in full production, with the actors in medieval costume on a projecting platform […] The significance of these illustrations in theatrical history is evident” (Harvard, French Books, II, N°510, pp.623-625).

Précieux exemplaire, très grand de marges, de l’un des ouvrages illustrés les plus plaisants de la Renaissance française, revêtu d’une élégante reliure en maroquin brun orné du XIXè siècle.

Provenance : bibliothèque Charles Butler of Warren Wood Hatfield, avec ex-libris.

One of the prominent as well as popular figures in the literary and art, as well as social circles of the County of Hertford, is Mr. Charles Butler, of Warren Wood, Hatfield. Born at Finchley in 1821, Mr. Butler was educated privately in England and subsequently on the Continent. Attached to reading he has studied literature: ancient and modern. With frequent visits to the Continent, he has increased his love of art, and this enthusiasm the tide of advancing years has not diminished. Mr. Butler is a Justice of the Peace and a Deputy Lieutenant of Hertfordshire. Politically Mr. Butler is a Liberal-Unionist and has always been a Free Trader and enemy of Protection in any form.

 

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