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Alexis
Le passe-temps de tout homme et de toute femme,
1508-1510.

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Description

Alexis, Guillaume (vers 1465-1505). Le Passetemps de tout homme et de toute femme.

Paris, Jehan Sainct Denys. S. d. (vers 1508-1510).

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In-4 de 110 ff. 32 ll. à la page pl., sign. a-n4, o8, p-x4, aa-cc4, dd6, ee4, caract. goth., 5 fig. sur bois. le verso du dernier f. est blanc.

Maroquin olive, décor doré et gaufré sur les plats incorporant le titre de l’ouvrage, dos à nerfs, doublures de vélin, tranches dorées. Reliure signée de Gruel.

183 x 120 mm.

Précieuse et superbe édition gothique imprimée par Jehan Saint Denis à Paris vers 1508-1510 avec titre de relais de ce long poème français en vers octosyllabiques adapté par Guillaume Alexis d’après une œuvre latine du pape Innocent III. La première édition, vers 1505, était précédée d’une épître, dédiée à une haute et très puissante princesse, où l’imprimeur Vérard revendiquait la paternité de l’ouvrage ; cette épître est reproduite ici en tête.

« Ce Passe-temps de tout homme, est une réflexion philosophique sur la misère humaine et sur la distance qu’il convient de conserver en ce monde avec les choses et les êtres » (Guy Bechtel).

C’est l’un des deux poèmes les plus connus de Guillaume Alexis, le moine de Lyre, avec « le grand Blason de faulses amours ».

Le titre annonce badinage et gaieté. Guillaume Alexis s’interroge en fait sur le mystère de la condition humaine et émaille ce traité philosophique et, de bonne moralité de maints exemples  relatifs aux mœurs du temps.

L’ouvrage est illustré de 5 figures gravées sur bois, de différentes factures. La première montre le roi sur son trône entouré de courtisans, la deuxième un homme barbu portant une toge, la troisième la création d’Adam et Ève lorsque le Seigneur fist l’homme du limon de terre, la quatrième un homme en chapeau â côté d’une reine somptueusement vêtue, et la cinquième un homme sommeillant dans son lit cette dernière figure fait un usage fort savant de traits, hachures et contre-tailles. L’illustration proviendrait de l’atelier d’Antoine et Nicolas Couteau (cf. B. Moreau, III, 1356, qui ne cite que deux exemplaires de l’édition, celui de la Bibliothèque nationale de France et celui, avec titre postérieur, de la British Library).

« A la fin se trouve la date de la compostion de ce poème, exprimée ainsi : « Dy leur quilz regardent ces vers – Escriptz lan que sur terre vins – Mil cinq cens et cinq que vers vins – Tindrent foires plus de six vingtz. » L’identité de l’auteur se lit sur le titre dans ces vers : « … Aussi le feist le bon moine de lyre -, Qui damours faulses composa le blason. » Ce texte parut d’abord chez Vérard, vers 1505, et, dans cette seconde édition, J. Saint-Denys a conservé une épître en 44 vers où l’on peut lire : «  … je Antboine Verard – Humble libraire desirant trouver art – Dinventiont pour messayer a faire – Traicte plaisant et propre en cest affaire – Ay fait bastir, filler (sic pour stiller), ourdir et tistre – Ce present livre appelee par son tiltre – Et baptise Le Passe temps de lhomme – Et femme aussi… ».

« Brunet cite cette édition mais avec la mention : « nouvellement reveue et corrige, Et imprime nouvellemente », qui ne se lit pas sur le titre de notre édition. Il semble donc que celle-ci est la toute première de celles que fit paraître J. Saint-Denys, comme l’indique Tchemerzine. » (Sylvain Brunschwig ; Genève 1955, n° 310).

Guillaume Alexis, poète et homme d’église français de la fin du XVe siècle et début du XVIe était surnommé le « Bon Moine ».

Ce savant bénédictin de l’abbaye de Lire (La Vieille-Lyre), dans le Diocèse d’Évreux, devint prieur de Bussy dans le Perche. On ignore les dates précises de sa naissance et de sa mort. En 1486, il accomplit un pèlerinage à Jérusalem et y tomba, dit-on, victime de la persécution des Turcs.

« Guillaume Alexis, était un poète au style très vif, que la critique littéraire moderne range parmi les successeurs de Villon. »

Précieux et remarquable exemplaire à belles marges cité et décrit par Tchémerzine (I, p. 103) provenant de la bibliothèque Lefranc, le plus cher des quatre cités, revêtu d’une superbe reliure de Gruel en maroquin brun doublé de vélin ivoire.

Réf : Tchémerzine I p. 103 avec note de Scheler plaçant cette édition vers 1510 ; Sylvain Brunschwig n° 310 (Paris, vers 1510).

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