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[s. n.]
Le Tocsin contre les massacreurs,
1577.

7, 500 

Description

Édition originale du premier pamphlet protestant
qui accuse ouvertement la reine Catherine de Médicis
du massacre de la Saint-Barthélemy.

Exemplaire conservé dans sa très séduisante reliure
en maroquin ancien de Nicolas-Denis Derome.


 

Le tocsain contre les massacreurs et auteurs des confusions en France. Par lequel, la source & origine de tous les maux,  qui de long temps travaillent la France, est découverte. Afin d’inciter & émouvoir tous les Princes fidelles, de s’employer pour le retrenchement d’icelle.  Adressé à tous les Princes Chrétiens.
Reims, Jean Martin, 1577.

In-8 de (4) ff., 163 ff.
Plein maroquin rouge, triple filet or encadrant les plats, dos lisse finement orné de fleurons et filets dorés, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure ancienne de Nicolas-Denis Derome, relieur du roi Louis XVI.

167 x 104 mm.

Édition originale du Tocsain contre les massacreurs, pamphlet protestant accusant ouvertement la famille royale du massacre de La Saint-Barthélemy.
Brunet, V, 872 ; Ch. Nodier, Bulletin du bibliophile, IIe série, n°72 ; Catalogue Stroelin, II, 1140 ; Catalogue du duc de La Vallière, V, 5125.

« Ouvrage très rare, renfermant le récit de tous les malheurs dont les Protestants furent victimes et qui firent de notre France une Turquie » (Cat. Stroelin).

Le Tocsain contre les Massacreurs est le premier pamphlet huguenot à accuser directement les membres de la famille royale d’être responsables du massacre de La Saint-Barthélemy lors de la nuit du 24 août 1572.

L’auteur s’attaque violemment à Catherine de Médicis la désignant comme la principale responsable de l’assassinat de ses sujets.

Le but de l’ouvrage est un appel aux Princes français et à la reine Elisabeth d’Angleterre pour mettre fin à la tyrannie en France.

Dans Le Tocsain contre les massacreurs, « l’auteur avance l’idée d’une mère ambitieuse qui cherche à capter le pouvoir à son profit, tout en détournant le futur roi au profit de voluptés futiles et vaines. Catherine est perçue comme ayant cherché à diffuser à la cour, et en particulier chez ses fils, les préceptes de Machiavel » (P. A. Mellet, Les traités monarchomaques, p.256).

L’auteur offre une description réaliste des douleurs que les réformés endurèrent lors de la nuit du 24 août 1572 : « On peut dire que la ville fut exposée au meurtre, au vol & à l’inceste ; et ce par le commandement du Roi, & à l’instigation de la Reine sa mère… Il y a eu près de deux mille personnes à Paris dont les unes ont été assommées en leurs lits à coups d’épées, les autres étranglées & trainées par les rues, & jetées en l’eau ».

« De tous les écrits que le désespoir et la fureur ont inspiré aux réformés à l’occasion du massacre de la Saint-Barthélemy, celui-ci, dont l’auteur est inconnu, même à M. Barbier et au P. Lelong, me semble un des plus faits pour exciter l’intérêt pour les circonstances et l’exactitude du récit, l’élévation des vues et le ton général du styleIl est dédié aux très illustres princes chrétiens, républiques et magistrats, faisant profession de l’Evangile, et son début, aussi simple que majestueux, offre un modèle de période pour notre langue qu’aucun de nos meilleurs écrivains n’a peut-être surpassé. [Il s’agit d’] une narration oratoire des évènements principaux de ces temps désastreux en remontant à la conspiration d’Amboise ou même à Henri II et François Ier pour descendre jusqu’à l’année 1577, aurore de la ligue. Nulle part je n’ai vu les véritables causes et les principaux agents de la Saint-Barthélemy plus nettement exposés » (A. F. L. S. de Beaumont-Brison).

Précieux exemplaire conservé dans sa séduisante reliure en maroquin ancien de Nicolas-Denis Derome.

Très prisé dès le XVIIIe siècle, les rares exemplaires conservés de cette précieuse édition originale furent reliés avec soin et parfois, comme ici, avec luxe. Œuvre de Nicolas-Denis Derome, l’un des plus célèbres relieurs français d’Ancien Régime, la reliure en maroquin rouge ancien recouvrant cet exemplaire du Tocsain contre les massacreurs est d’une particulière élégance.

De la bibliothèque René-Charles Guilbert de Pixerécourt, dramaturge et bibliophile (Catalogue, 1839, n°1918).

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