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Regnier, Mathurin
Les Satyres,
1613.

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Description

« Le plus grand poète satirique de langue française au temps du roi Henri iv ».

« Très rare » (Tchémerzine) édition originale des satires XIV à XVII
conservée dans son ancienne reliure armoriée. 

Paris, 1613.


 

Regnier, Mathurin (1573- 1613). Les Satyres du Sieur Régnier. Reueuës & Augmentées de nouveau. Dédiées au Roy.
Paris, Toussaincts du Bray, ruë sainct Iaques, aux Espics meurs & en sa boutique au Palais, en la gallerie des prisonniers. m.dc.xiii. Avec privilège du Roy (1613).

In-8 de (4) ff., (100) ff., le dernier chiff. 93.
Basane brune granitée, dos à nerfs richement orné et armorié au « Lion passant », tranches mouchetées, petite déchirure marginale aux trois derniers feuillets sans atteinte à la lisibilité du texte. Reliure armoriée de la fin du XVIIe siècle.

155 x 105 mm.

Édition originale, fort rare, des Satires XIV, XV, XVI et XVII de Mathurin Régnier, « le plus grand poète satirique de l’époque » (Pascal Debailly).

« Cette quatrième édition originale est augmentée des Satires xiv, xv, xvi, xvii qui paraissent ici pour la première fois et de neuf pièces gaillardes. Elle est très rare » (Tchémerzine v-385) [Bibl. Nat. Res. Ye 7516] ».

En fait, les trois éditions originales des Satyres de Regnier (1610 avec x Satyres – 1612 avec xiii satyres et 1613 – la présente édition avec xvii Satyres) sont de la plus grande rareté.
Parmi ces trois éditions nous n’avons, en plus de trente ans, catalogué qu’un seul exemplaire de l’édition de 1608, en reliure moderne, ainsi décrit par le bibliographe « Le Petit » :

« Cette édition de Régnier est d’une très grande rareté. Elle contient seulement un Discours au Roy et dix satires (Satyres I à IX ; plus la XIIè). Outre l’intérêt littéraire que présente cette édition originale d’un de nos plus vifs satiriques, on peut la considérer comme une curiosité « bibliophilique » de premier ordre. Nous ne connaissons dans les bibliothèques particulières d’autre exemplaire que celui qui figure, au milieu de bon nombre de trésors du même genre, dans la collection de M. le baron de Ruble. La Bibliothèque de l’Arsenal en possède un exemplaire.

Nous ne trouvons pas trace de ce livre dans une vente publique récente. Ce qui est certain, c’est qu’il a une très grande valeur ».

« Mathurin Régnier n’est pas seulement le plus grand poète satirique du début du XVIIe siècle, il incarne comme aucun autre l’esprit de la satire classique en vers, même aux yeux de Boileau, qui se voudra modestement son disciple. Il naquit à Chartres, en 1573, alors que les guerres de Religion faisaient rage. Son père Jacques Régnier fut échevin en 1595. Sa mère Simone Desportes était la sœur du célèbre Philippe Desportes, qui allait jouer un rôle décisif dans sa carrière. Desportes inculqua au jeune homme les rudiments du métier poétique et ne cessa de lui prodiguer conseils et encouragements. Au moment du combat contre Malherbe, Régnier déclarera fièrement : « Je vay le grand chemin que mon oncle m’apprit « (Sat. IX, v 96). Mathurin fut tonsuré en 1582. Puis il entra, grâce à Desportes, au service du cardinal François de Joyeuse, qui fut nommé en 1587 protecteur des affaires de France à Rome. Régnier sut gagner l’amitié de protecteurs influents comme Adrien de Montluc, comte de Caramain, par l’entremise duquel il fut peut-être initié aux idées subversives de Giulio Cesare Vanini. Il fréquente aussi le baron de Fourquevaux, qui appartenait à la maison de la reine Marguerite, le peintre Martin Fréminet ou encore Philippe de Béthune, le frère du ministre Sully, qu’il rencontre à Rome.

Régnier finit par quitter son cardinal, vraisemblablement en 1605. Il s’installe dès lors dans la région parisienne. Il fréquente la somptueuse maison de son oncle Desportes à Vanves, dont l’autorité poétique est fortement remise en question par François de Malherbe. Invité à Vanves, vers la fin de 1605, Malherbe offensa Desportes, en déclarant qu’il préférait son potage à ses Psaumes. Régnier fut chargé par son oncle de laver l’affront : il se déchaîna et rédigea la splendide Satyre IX, suivie de la Satyre X, qui organisent la résistance des disciples de Ronsard et de Desportes contre Malherbe et sa nouvelle école.

Le recueil de Satyres qu’il fait paraître en 1608 propulse Régnier au rang de chef de file des ronsardiens, mais aussi des poètes comiques les plus impertinents de l’époque. Apprécié par le roi Henri IV, Régnier cherche aussi la protection du poète Jean Bertault, du tout jeune abbé de Beaulieu, fils du maréchal de France, Jean de Lavardin, et surtout du marquis de Cœuvres, l’un des proches du roi. Cœuvres recruta notre poète pour écrire des élégies destinées à servir les amours du Vert- Galant. Grâce à lui, Régnier obtiendra du roi une pension de cinq mille livres de rente. Il devient alors une sorte de poète officiel.

La fin de sa vie, il la passe le plus souvent à l’abbaye de Royaumont, dans l’entourage de Philippe Hurault de Cheverny. C’est là sans doute qu’il écrit Macette, la Satyre XIII et ses dernières œuvres. Mais il tombe gravement malade. Il cesse de s’adonner à la satire et se met à composer d’émouvantes Poésies spirituelles. Il meurt le 16 octobre 1613.

En tant que poète, Mathurin Régnier réalise l’un des objectifs de la Défense et Illustration, la création en langue française d’une satire classique en vers sur le modèle des œuvres d’Horace, de Perse et de Juvénal.

La réussite de Régnier est d’avoir su créer un espace poétique, où, à partir des lieux communs de la réflexion morale, il peut donner libre cours à son goût de la franchise et de la liberté. Il y développe une esthétique de l’humeur, de la nonchalance et du caprice, qu’il met au service de l’amitié, mais qu’il considère aussi comme un instrument d’émancipation individuelle au sens des libertins. À défaut de présenter une sagesse, il met en scène un tempérament, qui fait du poème un lieu et un ferment d’humour et de plaisir. Cette impulsion vitale et tonique caractérise sa verve comique. Son réalisme, c’est d’être avant Baudelaire un poète de la ville, de nous immerger dans le doux vacarme de la comédie sociale. A défaut de savoir où, Régnier est « une force qui va » : l’homme a au moins le pouvoir d’opposer à l’absurdité de vivre l’énergie de son humour et la fierté de son nonchaloir. Comme les plus grands satiriques, Régnier est un poète du temps actuel, celui qui nous contrarie sans cesse, mais qui se confond avec le mouvement et le jaillissement des jours » (Pascal Debailly).

Précieux volume conservé dans sa reliure ancienne avec pièces d’armes répétées cinq fois attribuables à Jean-Baptiste de Verthamon (1646-1735), seigneur de Pamiers.

James de Rothschild possédait 4 éditions des Satyres de Régnier (Paris, 1614 ; Rouen 1614 ; Paris, 1617 et Leyde 1642) mais n’avait pu se procurer les trois éditions originales de 1608, 1612 et 1613.

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