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Littell, Jonathan
Les Bienveillantes,
2006.

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Description

Les Bienveillantes,
ce « phénomène littéraire et historique extraordinaire » (Pierre Nora).

Rare exemplaire d’épreuves non corrigées
imprimés à petit nombre le 6 juin 2006 et destinés à la presse,
deux mois et demi avant la mise en vente de l’édition originale.

Précieux exemplaire conservé broché, tel que paru
et portant un cachet « Ouvrage non corrigé.
Service de presse » sur la couverture.


 

Littell, Jonathan. Les bienveillantes.
Paris, Gallimard, 2006.

Grand in-8 de 903 pp., (4) ff.
Brochure de l’éditeur, couverture imprimée.

225 x 155 mm.

Rare exemplaire d’épreuves non corrigées imprimés à petit nombre le 6 juin 2006 et destinés à la presse, deux mois et demi avant la mise en vente de l’édition originale.

En septembre 2006, au moment où Les Bienveillantes, roman d ‘un jeune écrivain américain alors inconnu, fait scandale dans le monde littéraire français, l’auteur anonyme d’un compte-rendu du livre affirme : « Tout, ou presque, a déjà été dit ou écrit sur les Bienveillantes ». Ce roman immense et choquant, narré par un bourreau nazi, n’a cessé de susciter l’intérêt des critiques littéraires, des historiens, des philosophes, d’autres romanciers, aussi bien que des hommes politiques. L’œuvre de Jonathan Littell reste le sujet de commentaires, de critiques et d’analyses dans les revues intellectuelles le plus prestigieuses aussi bien que dans des débats publics, des colloques internationaux.

Les Bienveillantes dérange et dérange énormément, parce que le roman engage des questions fondamentales et troublantes sur le passé aussi bien que sur l’actualité. Dans le domaine littéraire, ces questions concernent le statut du roman français ; elles concernent aussi les rapports troublants entre la fiction et la morale ainsi qu’entre la fiction et l’histoire.

Pour Pierre Assouline, Daniel Bougnoux et Georges Nivat, Les Bienveillantes n’est rien moins qu’un chef-d’œuvre d’une dimension semblable à celle des plus grands romans russes des XIXe et XXe siècles. Pour Georges Nivat, le roman de Littell est comparable aux Frères Karamazov et aux Démons de Dostoïevski aussi bien qu’à Vie et destin de Vassili Grossman. Nivat ajoute que Les Bienveillantes « n’est pas une révolution dans l’écriture, c’est une révolution dans le fret fictionnel : une nef chargée de tant d’histoire, de nuit, de sang, de pulsions, nos ports n’en n’avaient plus reçu depuis longtemps ».

Pour Daniel Bougnoux, qui voit une comparaison entre les Bienveillantes et un chef-d’œuvre français L’Education sentimentale, le roman du jeune auteur américain « deviendra un classique, on l’enseignera dans les classes, on en interrogera sans fin les prolongements historiques, les implications morales »
(Marc Dambre).

« Le succès du roman de Jonathan Littell suscite un double débat, à la fois littéraire et historique.

Il est parfaitement légitime que la fiction s’empare d’un sujet pareil. Elle le fait avec ses forces et ses faiblesses. J’ai une vraie sympathie pour ce roman. Je ne suis pas d’accord avec l’argument du voyeurisme. Le voyeurisme est un concept précis, il s’agit d’une perversion. C’est une étiquette-arme utilisée pour invalider sans discussion le livre. Mais ce n’est pas ce qui se passe avec les Bienveillantes. Il y a plutôt un phénomène de sidération.

Les lecteurs sont fascinés parce qu’ils sentent bien que, si l’on veut comprendre les massacres, les atrocités, il faut en passer par le discours des bourreaux, pas par celui des victimes, innocentes par définition. Je ne suis pas surpris par le succès des Bienveillantes. C’est un roman séducteur. Les trois cents premières pages sont impeccables sur le plan factuel. Les dialogues sont parfaitement écrits » (Christian Ingrao).

« Comme historien, je constate qu’il y a eu un gros effort de préparation du dossier avant la phase d’écriture du roman. Ensuite, je m’interroge sur la signification de ce succès, qui a commencé bien avant l’attribution du prix de l’Académie française et du Goncourt. S’agit-il du temps long d’une fascination récurrente pour la barbarie ? S’agit-il du temps long d’une passion française pour la Seconde Guerre mondiale ? Ou bien ce livre et son succès sont-ils révélateurs d’un changement de registre mémoriel ?

Pour aller au plus simple, au lendemain de la guerre, c’était le moment du résistant ; dans les années 80, on est passé dans l’ère de la victime. Et depuis deux ou trois ans on voit d’un côté une concurrence des victimes, avec une multiplication des porteurs de mémoire au nom de la victimisation, et, de l’autre, une certaine saturation de l’opinion. Ce qui fait qu’on peut se demander si le succès de cet ouvrage, au-delà de tout jugement sur sa qualité littéraire, n’ouvre pas un autre registre mémoriel. Entre-t-on dans l’ère du bourreau ? Assiste-t-on à une diversification des genres : on parle de la victime, mais aussi du bourreau, du spectateur ? Ou bien est-ce une clôture sur une autre figure, la figure du bourreau ?

L’enjeu est important, mais je ne peux pas donner de jugement définitif sur ce point. Quoi qu’il en soit, je ne suis pas convaincu qu’on ait beaucoup à gagner en sacralisant certains événements et en interdisant certaines formes d’expression sur ces événements, en l’occurrence la Shoah » (Denis Peschanski).

Précieux exemplaire conservé broché, tel que paru et portant un cachet « Ouvrage non corrigé. Service de presse » sur la couverture.

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