Necker
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Necker, Jacques
De l’importance des opinions religieuses,
1788.

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Description

Édition originale de cet ouvrage important dans lequel Necker
dénonce les inégalités sociales et promeut la tolérance,
un an avant que n’éclate la Révolution française.

Exemplaire tiré sur papier fort, non rogné,
conservé dans sa séduisante brochure de l’époque, tel que paru.


 

Necker. De l’importance des opinions religieuses.
Londres, et se trouve à Paris, Hôtel de Thou, rue des Poitevins, 1788.

In-8 de (2) ff., 542 pp., (1) f.
Brochure de papier marbré, nom de l’auteur calligraphié sur le plat supérieur, exemplaire non rogné. Brochure de l’époque.

210 x 138 mm.

Édition originale de cet ouvrage dans lequel Necker dénonce les inégalités sociales et promeut la tolérance.

Einaudi, 4091 ; Cioranescu, 47914 ; INED, 3361 ; Einaudi, 4098 ; G. de Staël-Holstein, Considérations sur la Révolution française, I, p.86.

« Livre de métaphysique qui doit déplaire également aux prêtres et aux philosophes, et qui peut être condamné le même jour dans Genève, dans Rome, et à Constantinople » (Rivarol).

Violemment critiqué par Rivarol, « De l’importance des opinions religieuses » est un cri d’alarme poussé par Necker qui s’effraie de constater qu’il existe parmi les représentants des élites ce qu’on pourrait appeler un « snobisme de l’irréligion » ; il est de bon ton à cette époque pour les privilégiés de mépriser les croyances traditionnelles et de ne les juger bonnes que pour le peuple.

L’irréligion des riches constitue pour les pauvres un exemple contagieux qui jette le trouble dans leur conscience et les entraine eux aussi à l’incroyance.

Privée des consolations de la foi la multitude ne pourra plus supporter le sort misérable qui est le sien et Necker agite devant les classes dirigeantes le spectre d’une révolte brutale où elles ont tout à perdre si elles continuent à déchristianiser ceux qui se sacrifient pour elles.
(M. Grange, Annales de Bretagne, 1968, v. 75, N°75-3, pp.586-596, Necker et Chateaubriand devant le problème religieux).

En 1789, la religion est devenue une affaire de conviction intérieure, une croyance au sens subjectif du terme, c’est-à-dire une opinion. On peut donc la discuter.

Necker écrit ce livre pour attirer l’attention sur les dangers qu’un trop grand affaiblissement des idées religieuses ferait courir à un gouvernement : les secours de la religion sont nécessaires au souverain pour parvenir à son but qui doit être de maintenir l’ordre public tout en accroissant le bonheur des particuliers.

Necker consacre à l’intolérance un chapitre où il se déclare favorable à l’unicité de culte tout en dénonçant l’inutilité de la répression, la violence ne pouvant pas modifier les sentiments de l’esprit.

Il renvoie ainsi dos à dos ceux qui prêchent l’intolérance et ceux qui recherchent la destruction des liens religieux pour affranchir les hommes de la superstition, car « les attaques dirigées contre les opinions religieuses en général, engagent les âmes sensibles à s’attacher davantage à toutes les pratiques qui leur paroissent une formule de respect ou d’adoration », constat qui n’est pas sans parenté avec celui que développera devant la Convention, le 21 février 1795, un autre protestant, Boissy d’Anglas, en présentant le décret qui inaugure réellement le premier régime de séparation de l’Église et de l’État que connaît la France.  (Y. Fauchois, « La difficulté d’être libre : les droits de l’homme, l’Église catholique et l’Assemblée constituante, 1789-1791 », Revue d’hist. mod. et cont., 2001/1 n°48-1, p. 71-101).

Dans le catalogue Jean François Van de Velde, cet écrit, qui sera excommunié par le Pape, est classé dans la catégorie intitulée : « Ecrits incendiaires qui ont précédé et préparé la Révolution » (n°10700).

« Ce livre de métaphysique doit déplaire également aux prêtres et aux philosophes et peut être condamné le même jour dans Genève, dans Rome, et à Constantinople » (Rivarol).

C’est la première fois qu’un écrivain, assez éclairé pour être nommé philosophe, signalait les dangers de l’esprit irréligieux du dix-huitième siècle ; et cet ouvrage avait rempli l’âme de son auteur de pensées plus hautes que toutes celles qui naissent des intérêts de la terre, même les plus relevés. (G. de Staël-Holstein).

Exemplaire sur papier fort, non rogné, à toutes marges, conservé dans sa séduisante brochure de l’époque, tel que paru.

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