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Rousseau, Jean-Jacques
Projet pour la musique,
1781.

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Description

Première édition collective réunissant six traités sur la musique de Jean-Jacques Rousseau reliée en maroquin vert de l’époque, condition rarissime.

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In-8 de 437 pp. (1) p., plus 1 cahier bis pages 201-208, complet. Selon la description donnée par les Institutions publiques, certains tirages possèdent une planche de musique dépliante hors pagination, d’autres non.

Maroquin vert, roulette dorée encadrant les plats avec écoinçons d’angle, dos lisse éclairci richement doré, filet or sur les coupes. Reliure de l’époque.

184 x 120 mm.

Première édition collective réunissant six traités de musique de Jean-Jacques Rousseau.

L’on sait que le 1er août 1752, la compagnie des « Bouffons » italiens avait débuté à Paris, sur la scène de l’Académie royale de musique, avec La Servante maîtresse de Pergolèse. Ce fut le début de la fameuse querelle artistique, où presque tous les philosophes et les novateurs prirent fait et cause pour la musique italienne (dans « le coin de la reine », ainsi nommé parce que la reine les soutenait), tandis que les autres prenaient le parti de la musique française (dans le « coin du roi »), soutenus d’ailleurs par la présence de Rameau. La Lettre de Rousseau parut vers la fin de 1753 et ranima les discussions qui précisément commençaient à languir. C’est la plus violente et la plus complète des adhésions qui fut donnée à la musique italienne au cours de la polémique. Rousseau expose et résume les différents arguments déjà adoptés par les Encyclopédistes, surtout Grimm et Diderot : rapport intime de la mélodie vocale avec la langue parlée, suprématie incontestable de la langue italienne en fait de musicalité, condamnation des complications harmoniques et du contrepoint, supériorité des mélodies et récitatifs italiens en ce qui touche la vérité expressive (c’est-à-dire la déclamation diversement nuancée de l’homme en proie aux passions).

La conclusion de Rousseau est demeurée célèbre (et, en France, elle fait toujours scandale) : « Je crois avoir fait voir qu’il n’y a ni mesure, ni mélodie dans la musique française, parce que la langue n’en est pas susceptible ; que le chant français n’est qu’un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue [….] D’où je conclus que les Français n’ont point de musique et n’en peuvent avoir : ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux ».

Déjà dans sa jeunesse, Jean-Jacques s’était intéressé à la musique. A vingt ans, réduit à la misère par l’absence de sa bienfaitrice, il se décide à chercher des ressources dans la musique, qu’il ne sait pas encore. Il se rend à Lausanne, où, sous le nom de Vaussore, il prend enseigne de musicien et de compositeur. On le croit d’abord sur parole ; mais un concert, où il fait exécuter une cantate de sa composition dont les notes discordantes produisirent l’effet d’un véritable charivari, le força de porter ailleurs son industrie.

En 1741, il crut avoir trouvé célébrité et fortune par une invention. C’était l’emploi des chiffres pour noter la musique. Il semble en effet que les sons, ayant tous isolément une valeur appréciable et entre eux des rapports numériques, peuvent être facilement exprimés par des nombres, Muni de cette découverte, il arriva une seconde fois à Paris (1741). L’Académie des sciences examina son système sans lui opposer aucune fin de non-recevoir ; mais Rameau, qui était du métier, en vit le côté faible pour la pratique et le signala sans ménagement.

Jean-Jacques cependant savait assez de musique pour en vivre, soit comme compositeur, soit comme copiste ; il avait même en portefeuille un opéra complet de sa façon, paroles et partition, les Muses Galantes.

« C’est au tournant du XXe siècle, après soixante-dix ans d’abandon, que l’œuvre de Rousseau comme compositeur fut redécouverte. Son Devin du village fut pourtant l’un des succès publics les plus intenses et durables de la scène lyrique, donné sans interruption de 1752 à 1829 ; tandis que son Dictionnaire de musique, publié en 1767, constitua le modèle et le réservoir de tout travail de lexicographie musicale ultérieur.

Comme Rousseau lui-même, il faut envisager la musique comme véritablement fondatrice de sa vie, de son œuvre et de sa personne.

La conscience de soi qu’il éprouve et qui nourrit toute sa production littéraire s’exprime dans la musique, remémorative, consolatrice, thérapeutique.

Son entrée dans le monde qu’il se rappelle sans cesse est placée sous le signe de la musique. Elle lui a été instillée avec les airs que lui chantait sa tante Suzon (souvenir des Confessions).

Une quête de l’identité ou du temps perdus croise toujours un souvenir musical. Quand il décrit dans La Nouvelle Héloïse, faute de le vivre, un idéal de sociabilité et de bonheur, Rousseau romancier associe la musique à la rusticité, la frugalité et l’égalité qui entourent les vendanges sur les rives du Lac de Genève.

La fiction, les souvenirs, les rêveries, sont des remèdes au sentiment de persécution ; les véritables consolations des misères de sa vie résident sans aucun doute dans ces musiques composées et tracées par la main de Rousseau »  (Rousseau et la musique, Elizabeth Giuliani).

C’est donc tout au long de sa carrière littéraire et philosophique que Rousseau a composé des écrits et des traités sur la musique. Il fallut attendre cette édition de 1781 pour que soient réunis pour la première fois ces différents traités de l’auteur.

Bel exemplaire relié en maroquin vert de l’époque.

Ce volume est rare et à peu près introuvable en maroquin de l’époque.

 

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