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Roland, Madame
Mémoires de Madame Roland,
1795.

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Description

Exemplaire revêtu à l’époque révolutionnaire
d’une remarquable reliure de témoignage
en maroquin rouge de l’époque.


 

Roland, Madame (17 mars 1754 – 9 novembre 1793). Mémoires de Madame Roland.
Appel à l’Impartiale postérité, par la citoyenne Roland, Femme du Ministre de l’Intérieur, ou Recueil des Ecrits qu’elle a rédigés, pendant sa détention, aux prisons de l’Abbaye et Sainte-Pélagie ; Imprimé au profit de sa Fille unique, privée de la fortune de ses père et mere, dont les biens sont toujours séquestrés.Première – Deuxième – Troisième – Quatrième et dernière partie.
Paris, Louvet, Libraire, maison Egalité, S.d. (20 Germinal – 20 Prairial, An III ( 9 avril – 8 juin 1795)).

4 parties reliées en 1 volume in-8 de VIII et 128 pp. ; IV et 106 pp., (2) ff. bl. ; (1) f., 116 pp. ; (2) ff., 139 pp.
Plein maroquin rouge, plats ornés d’une plaque dorée de Dubuisson, dos à nerfs fleurdelysé, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, tranches jaspées, doublures et gardes d’époque révolutionnaire. Précieuse et belle reliure de témoignage royal à l’époque révolutionnaire.

190 x 125 mm.

Exemplaire apparemment unique de cette illustre édition originale autobiographique, littéraire et révolutionnaire, complète de ses quatre parties.

Martin & Walter, 29788 ; Monglond, III, 558.

« Les remarquables morceaux qui composent ces Mémoires, écrits par Madame Roland pendant la captivité qui précéda sa mort, furent secrètement confiés par elle au naturaliste Bosc, qui les enfouit au creux d’un rocher, dans la forêt de Montmorency, en attendant l’apaisement de la tempête qui avait emporté ses amis du parti girondin.

Après le 9 thermidor, en germinal an III (avril 1795), Bosc publia le manuscrit dont il était le dépositaire, sous le titre adopté par Madame Roland : Appel à l’impartiale postérité, dans le double but d’obéir aux dernières volontés de son amie, de défendre sa mémoire et de créer des ressources à la fille unique que la fin tragique des époux Roland avait rendue orpheline.

Ce recueil si célèbre se composait de mémoires sur la vie privée de l’auteur, de l’histoire des deux ministères de Roland, de notices historiques, enfin de portraits et d’anecdotes » (P. Larousse)

Successivement janséniste, cartésienne, stoïcienne et déiste, comme elle nous l’apprend, Madame Roland reçut surtout une impression profonde de l’étude des ouvrages de Voltaire, Jean-Jacques, Diderot et des autres grands écrivains du XVIIIè siècle.

Riouffe, dans ses Mémoires d’un détenu, trace ainsi le portrait de Mme Roland au moment où elle fut amenée à la Conciergerie :

« …Sans être à la fleur de son âge, elle était encore pleine d’agréments ; elle était grande et d’une taille élégante. Sa physionomie était très-spirituelle. Elle avait l’âme républicaine dans un corps pétri de grâce et façonné par une certaine politesse de cour. Quelque chose de plus que ce qui se trouve ordinairement dans les yeux des femmes se peignait dans ses grands yeux noirs pleins d’expression et de douceur ».

Mme Roland n’avait pas cessé de s’intéresser aux idées philosophiques et à l’avènement de la liberté.

Quatre fois la semaine, les Roland réunissaient chez eux les principaux hommes politiques qui bientôt allaient composer le parti girondin, les Brissot, les Pétion, les Buzot, les Condorcet, les Barbaroux, etc. Tous ces hommes distingués furent subjugués par la raison de Mme Roland, par la netteté de son jugement, par la fermeté de ses convictions, l’étendue de ses connaissances, peut-être bien aussi par le charme infini de sa conversation, par son esprit, ses grâces et sa beauté. Toujours est-il qu’on vit cette chose piquante : un grand parti politique dont le chef réel était une femme.

Lorsque la Gironde eut imposé au roi le ministère dit patriote et que Roland eut été appelé à en faire partie, le rôle de Mme Roland s’agrandit. C’est elle qui écrivait les instructions, circulaires et autres documents, et notamment la fameuse Lettre au roi du 10 juin 1792. Ce qui parait certain, c’est qu’elle contribua à pousser le parti dont elle était l’égérie dans cette guerre incessante contre la Montagne et la commune de Paris qui devait être funeste aux girondins comme à la Révolution. Sa haine contre Danton et Robespierre lui fit repousser toute transaction, et il y a toute apparence que ce fut elle qui décida Louvet, le colérique et frivole auteur de Faublas, à dresser son fameux acte d’accusation contre Robespierre.

Mme Roland, on le sait, fut enveloppée dans la chute des girondins. Lorsque Roland fut décrété d’arrestation le 31 mai 1793, elle se présenta à la Convention pour réclamer contre cette mesure, mais ne fut pas admise à la barre. Dans la nuit même, elle fut arrêtée, enfermée à l’Abbaye, relâchée le 23 juin, puis arrêtée de nouveau le lendemain et écrouée à Sainte-Pélagie. C’est pendant sa captivité qu’elle écrivit à la hâte les divers morceaux qui composent ses admirables mémoires, dont elle faisait parvenir secrètement les feuillets au noble et fidèle Bosc, qui les sauva en les cachant au creux d’un rocher dans la forêt de Montmorency. Transférée à la Conciergerie le 31 octobre, elle parut devant le tribunal révolutionnaire le 8 novembre «  comme complice de la conspiration contre l’unité et l’indivisibilité de la république, la liberté et la sûreté du peuple français ».

Mme Roland se défendit avec une énergie qui touchait à la véhémence. Elle fut condamnée à mort. L’opinion était tellement soulevée contre les girondins, que la femme illustre qui était considérée comme leur inspiratrice et leur guide semblait vouée fatalement au sacrifice.

Suivant Louvet, Mme Roland accueillit la sentence par ces paroles : « Vous me jugez digne de partager le sort des grands hommes que vous avez assassinés. Je tâcherai de porter à l’échafaud le courage qu’ils y ont montré ».

Entre toutes les morts magnanimes dont les annales de la Révolution nous ont conservé le souvenir, celle de la noble femme est, en effet, l’une des plus sublimes. Vêtue d’une robe blanche, debout sur la charrette, calme au milieu des clameurs de la foule, elle consolait avec un enjouement héroïque un autre condamné qui allait être son compagnon de mort et qui était fort abattu. Elle semblait une vraie héroïne de Corneille. Arrivée devant l’échafaud, elle salua la gigantesque statue de la liberté qui était sur le piédestal veuf de la statue de Louis XV et prononça les paroles désormais historiques : « O liberté ! que de crimes on commet en ton nom ! ».

Mme Roland est restée l’une des grandes figures de la France moderne, et sa destinée tragique éveillera toujours l’enthousiasme et 1a pitié, comme son caractère et ses talents exciteront à jamais l’admiration.

Exceptionnel et superbe exemplaire,  revêtu à l’époque, en 1795, d’une reliure vierge destinée aux almanach royaux, sur laquelle on appliqua de remarquables doublures et gardes d’époque révolutionnaire et des pièces de titre et de tomaison en maroquin vert de l’époque spécialement destinées à l’exemplaire.

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