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Velly, Paul-François
Histoire de France,
1770.

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Description

Précieux et admirable exemplaire
relié à l’époque en maroquin rouge
aux grandes armes de la Comtesse de Provence.


 

Velly, Paul-François. Histoire de France, depuis l’établissement de la monarchie, par Velly (jusqu’au tome IV), Villaret (depuis la fin du tome IV jusqu’au commencement du IXè), et Garnier (depuis le tome IX jusqu’au XVè, finissant en 1564).
Paris, 1770-86.

15 volumes in-4. Enrichi de 6 volumes in-4 de portraits, 1781-1786, soit 21 volumes in-4. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos à nerfs orné, tranches dorées. Reliure de l’époque.
252 x 192 mm.

Édition originale d’un classique de l’Histoire de France parue selon Brunet avec ou sans portrait.

« On trouve quelquefois joint à cette édition : Collection des portraits des hommes illustres, et quelques plans de batailles relatifs à l’histoire de France, jusqu’à Louis XIV. Paris, 1778-80, 8 volumes in-4. »  (Brunet V, 1116).

Exceptionnel exemplaire imprimé sur papier de Hollande auquel on a joint, en reliure identique, six des huit volumes de portraits décrits ci-dessus.

Velly fit ses études au collège de Reims, que tenaient les jésuites, et entra dans leur société en octobre 1726. On sait qu’en décembre 1740 il quitta leur compagnie, non sans conserver cependant des relations avec plusieurs d’entre eux. Il fut même, quand il revint à Paris, en 1741, employé dans leur collège de Louis-le-Grand en qualité de précepteur. Pour se délasser de ce service et se mettre en état de s’en affranchir un jour, il se livrait à des études sérieuses et se préparait à prendre place parmi les écrivains. Il ne débuta pourtant dans cette carrière qu’en 1753, par la traduction d’un opuscule satirique de Swift sur la guerre terminée en 1713 par le traité d’Utrecht. Les jésuites s’empressèrent d’annoncer cette version dans leurs Mémoires de Trévoux (décembre 1753), en louèrent excessivement le style et déclarèrent que le traducteur était capable de quelque chose de mieux. En effet, l’abbé Velly avait entrepris un bien plus grand ouvrage. On ne lisait presque plus les histoires générales de la France rédigées avant le milieu du 17è siècle. On s’apercevait même que Mézeray s’était souvent dispensé de remonter aux sources de nos anciennes annales, et on pouvait le regretter d’autant plus qu’il eût été fort capable d’y puiser avec clairvoyance et discernement. Daniel, tant prôné en 1713, n’avait déjà plus qu’un petit nombre de lecteurs : Longuerue et Voltaire avaient signalé ses erreurs, accusé sa partialité; on se plaignait encore plus de la négligence de sa diction, de la monotonie de son style, et ces défauts choquaient ou rebutaient à tel point qu’on ne lui tenait point assez compte des recherches laborieuses par lesquelles il avait, l’un des premiers, porté quelque lumière dans l’histoire si ténébreuse de la dynastie mérovingienne.

Les matériaux d’un corps d’annales, plus complet et plus exact, venaient d’être fournis par dom Bouquet dans huit volumes du Recueil de relations et de pièces originales, imprimés de 1738 à 1752 : on dut croire que Velly avait exploité une mine si féconde lorsqu’on le vit mettre au jour les deux premiers tomes d’une nouvelle Histoire de France, en 1755, l’année même où une seconde édition de celle de Daniel, augmentée par Griffet, commençait à paraître. Cependant tous les règnes mérovingiens tenaient, avec ceux de Pépin et de Charlemagne, dans le premier tome (in-12) de Velly, et le second finissait à l’an 1108, époque de la mort de Philippe ler, quatrième roi capétien. C’était beaucoup de rapidité : ces deux volumes essuyèrent des critiques, auxquelles l’auteur répondit dans la préface du troisième, où l’histoire est continuée jusqu’à la mort de Philippe II ou Auguste, en 1223. Les trois suivants ont pour matière les règnes de Louis VIII, St-Louis, Philippe III et Philippe le Bel. L’auteur travaillait au huitième, il en avait rédigé les 226 premières pages quand il mourut d’un coup de sang, le 4 septembre 1759, âgé, dit-on, de 48 ans.

« Nous croyons devoir des éloges à son talent, à la clarté, à la douceur et même à l’élégance de sa diction. Il a rendu notre histoire plus lisible, quoique son style manque ordinairement d’énergie et que les couleurs n’en soient jamais bien vives. Il règne quelque monotonie dans les tours, et l’on pourrait reprendre çà et là des expressions outrées ou fausses. Le fond de l’ouvrage n’est pas sans mérite et suppose au moins quelque travail : l’auteur redresse Baillet, critique Rapin Thoyras et le contredit un peu trop, selon Voltaire ; il corrige Daniel et donne des conseils à son éditeur Griffet ; il profite des ouvrages modernes, de l’Esprit de Lois, de l’Essai sur les mœurs des nations et surtout des Mémoires de L’Académie des inscriptions et Belles-lettres. ; mais on est forcé d’avouer que son érudition et sa critique sont presque toujours d’emprunt : ce n’est pas sans raison que Meusel et d’autres étrangers lui reprochent d’avoir trop négligé les sources. Il y avait plus de parti à tirer de la collection de Dom Bouquet. Velly n’avait point fait assez de recherches pour éviter les omissions et les erreurs : faute d’études, il est resté quelquefois plus crédule qu’il n’avait envie de l’être. On devrait lui savoir beaucoup de gré du soin qu’il a pris de retracer les origines, les institutions, les mœurs, s’il régnait un peu plus d’exactitude, de précision et de méthode dans ces importantes parties de son ouvrage. Mais nous n’aurons aucune sorte de restriction à mettre aux éloges que méritent la droiture de ses intentions, sa véracité, sa franchise ; il dit toujours ce qu’il croit vrai ; il n’omet que ce qu’il ignore et n’altère que ce qu’il sait mal. Ses récits ne sont dominés, déterminés d’avance par aucun système, et s’il n’a point les avantages de la véritable et profonde science, il n’a pas les travers de la fausse. Peut-être ne possédons-nous rien encore qui puisse remplacer, pour le plus grand nombre des lecteurs, ceux de ses volumes qui concernent les premiers rois capétiens jusqu’à Charles IV inclusivement. » (Michaud).

Précieux et admirable exemplaire relié à l’époque en maroquin rouge aux grandes armes de la Comtesse de Provence.

Marie-Joséphine-Louise-Bénédicte de Savoie, seconde fille de Victor-Amédée III, duc de Savoie et roi de Sardaigne, et de Marie-Antoinette-Ferdinande, infante d’Espagne, née à Turin le 2 septembre 1753, épousa le 14 mai 1771 Louis-Stanislas-Xavier, comte de Provence, plus tard Louis XVIII, dont elle n’eut pas d’enfant. Elle prit en émigration le titre de comtesse de Lille et mourut à Hartwell, en Angleterre, le 13 novembre 1810.

La comtesse de Provence qui se piquait de littérature avait formé une collection très importante, comprenant 1665 volumes au moment de la Révolution, très bien composée et reliée uniformément en maroquin rouge.

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