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Viau, Théophile de
Les Œuvres du sieur Théophile,
1632.

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Description

Les Œuvres de Théophile de Viau,
jugé par contumace et condamné au bûcher.

 Exemplaire conservé dans son vélin de l’époque.


 

Viau, Théophile de. Les œuvres du sieur Théophile, Divisées en trois Parties. La première, Contenant l’Immortalité de l’Ame, Avec plusieurs autres pieces. La Seconde, les Tragedies. La Troisieme est, le Recueil de toutes les pieces qu’il a faictes pendant sa prison jusqu’à sa mort. Mises par ordre, comme vous verrez à la Table suivante. De plus est augmenté la Lettre contre Balzac, avec la solitude du Sieur S. Amant. Dédiées aux beaux Esprits de ce temps.
Lyon, Claude Chastellard, 1632.

In-8 de (11) ff., (1) f. bl, 280 pp., (6) ff .,134 pp. (mal chif. 114),, 172 pp. (mal chif. 137).
Plein vélin ivoire, dos lisse, titre calligraphié au dos, piqûres, mouillures marginales, rousseurs éparses.
Reliure de l’époque.

174 x 103 mm.

Rare édition des Œuvres de Théophile de Viau (1590-1626).
Tchemerzine, V, 866.

« Théophile de Viau est le poète le plus lu de son époque, un poète épris de liberté, désireux de vivre comme il l’entend et d’écrire selon sa fantaisie, poussé par son tempérament et non corseté par les règles »
(Lagarde et Michard – Hatier).

Théophile, un temps au comble de la faveur, suivra son roi en Languedoc, assistera au siège de Clairac, sa ville natale, abjurera en 1622 la religion de son enfance. En vain. Il n’évitera ni le scandale qu’aggravent encore, en 1623, la publication du second recueil de ses œuvres et surtout celle du Parnasse satyrique, ni ses plus funestes conséquences : Théophile, en fuite, est jugé par contumace et condamné au bûcher.

Le 19 août, l’effigie du poète et ses œuvres sont brûlées en place de Grève. Arrêté en septembre, conduit à la prison du Châtelet, il y vivra de 1623 à 1625 et y écrira quelques-unes de ses pièces les plus durables : la « Lettre de Théophile à son frère » et la « Maison de Sylvie », suite de dix odes commencée à Chantilly, chez son protecteur, Henri de Montmorency.

Grâce à l’intervention de son ami bien-aimé, des Barreaux, et à la maladresse de ses adversaires, Théophile échappera au bûcher. Banni, puis gracié, il mourra des suites de sa captivité, un an après sa libération, à l’âge de 36 ans.

« Ses « Œuvres poétiques » connaîtront au XVIIe siècle un succès tel que la gloire de Malherbe même en pâlira. Le meilleur Théophile est-il dans la prose dépouillée des lettres, de l’ « Apologie au roi », de la nouvelle latine « Larissa », des « Fragments d’une histoire comique », ou bien dans le lyrisme flamboyant de ses tragédies, « Pasiphaé » et « Pyrame » et « Thisbé » ? Plus musical que Racan, plus robuste que Tristan, l’oiseau Théophile traverse plus heureusement les siècles qu’il n’a fait son temps. » (Dictionnaire des Auteurs, A. Duminaret).

Plusieurs de ses admirateurs n’ont pas hésité à recourir à des épithètes hyperboliques pour le définir : «Apollon de notre âge», «Roi des esprits», «Lumière des chantres français», «Esprit immortel»… Saint-Amant, en particulier dans la pièce placée en tête des Oeuvres de Théophile de Viau de 1621, parle de son ami dans les termes suivants : «Ce grand et ce divin Oracle, / Qui fait voir en tous ses propos / Les effets de quelque miracle», tandis que le jeune Tristan L’Hermite, dans une lettre en automne 1625 montre qu’il le considère comme un véritable maître : «Vous vous plaignez de si bonne grâce d’Apollon qu’il ne paraît pas que vous ayez sujet de vous en plaindre. Tous vos écrits éclatent si fort de ses divins présents, que vous aurez de la peine à le convaincre d’ingratitude, quelque temps que vous ayez employé à sa suite. Si tous ceux à qui le poil a blanchi à force de veiller sur le Parnasse étaient en même faveur auprès des Muses, les grands Ecrivains comme vous ne seraient pas si rares qu’ils sont, et beaucoup de grands esprits de ce siècle voudraient avoir acquis votre gloire au prix de toutes les persécutions que vous avez supportées et de la fièvre qui vous importune.» Georges de Scudéry, sans conteste le plus ardent à le louer, dans une ode écrite alors qu’il est enfermé à la Conciergerie, le désigne par des périphrases telles que celles-ci : «Phoebus en prison», «Dieux des vers», «grand Esprit immortel [dont] toute la France / Ne saurait borner son renom.» Dans le Tombeau de Théophile qu’il a mis en tête de son édition de 1632 des Œuvres complètes de notre poète, le même Scudéry imagine que Malherbe et Ronsard lui font hommage, ajoutant que sa renommée sera éternelle parce qu’il n’y a rien à reprendre dans son œuvre. Quelques années plus tard, dans son édition d’un choix de lettres françaises et latines de Théophile, après avoir affirmé dans l’épître dédicatoire au Cardinal de Richelieu que son ami et maître est l’ «un des premiers Esprits de notre âge», Jean Mairet finit son Avis au lecteur en affirmant que «Montaigne et lui sont les deux Sénèques de notre âge et de notre langue». (G. Saba, Théophile de Viau un poète rebelle).

Exemplaire conservé dans son vélin de l’époque.

Provenance : Ex-libris manuscrit « Guyon 1700 » et « 1704 » sur le f. bl.

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