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Villon - Marot
Les Œuvres,
1541.

35, 000 

Catégorie :

Description

Rarissime réunion des Œuvres de François Villon
et de Clément Marot imprimées en 1541,
conservées dans leur vélin ivoire à recouvrement.

Exemplaire provenant de la bibliothèque Du Bourg de Bozas.


 

I°) Villon, François. Les œuvres de Francoys Villon de Paris, revues et remises en leur entier par Clement Marot valet de chambre du roy. / Distique du dict Marot / Peu de Villons en bon scavoir Trop de Villons pour decevoir / On les vend a Paris en la grand salle du Palais, aux premier et deuxieme pilliers, par Arnoul & Charles les Angeliers, freres. 1541.
In-8 de 63 ff. avec la marque des Angeliers au verso du feuillet 63 ; complet ; le feuillet blanc non conservé et le feuillet de marque bien présent inséré par le relieur du XVIIè siècle.

II°) précédé de : Marot, Clément. Les œuvres de Clement Marot Valet de chambre du roy. / Desquelles le contenu sensuit, L’adolescence Clementine, La Suite de L’adolescence, Deux livres d’Epigrammes. Bien augmentees. Le premier livre de la Metamorphose d’Ovide.
Le tout par luy autrement, & mieulx ordonne, que par cy devant. / La mort n’y mort. / Davantage est adiouste au preset livre (oultre la precedente impression) plusieurs autres traictez faictz par ledit Marot, que vous pourrez veoir en lautre coste de ce feuillet / On les vend a Paris en la grand Salle de Palais aux premier et deuxieme pilliers, par Arnoul & Charles les angeliers, freres. 1541.
L’Adolescence clémentine. 118 ff (a-o8, p6) – la Suite de l’Adolescence clémentine. 128 ff. (A-Q8). – Le Premier livre de la Métamorphose d’Ovide. 40 ff. (Aaa-Eee8). – Les Epigrammes. 40 ff. (Aa-Ee8). – Les Cantiques de la Paix. 40 ff. (AA-EE8), avec la marque des Angeliers au verso du dernier feuillet. Petit bois dans le texte.
(Tchemerzine IV, p. 491. b. à l’adresse de Jean Ruelle, sans collation). Complet.

Ensemble 6 parties en 1 volume petit in-8, vélin ivoire à recouvrement du XVIIè siècle.

105 x 69 mm.

Précieuse et rarissime édition complète réunissant en l’année 1541 les Œuvres de Clément Marot à celles de François Villon dont Tchemerzine ne cite aucun exemplaire complet, décrivant (V, 979) la sixième partie seule, les œuvres de François Villon.

Après Galliot du Pré (1532) et Bonnemère (1533), Clément Marot fut, en commentant ses œuvres (1533), le dernier au XVIè siècle à reconnaître François Villon, contemporain de son père, comme l’un de nos grands poètes.

« Villon est le premier poète à la moderne, le premier où 1’on reconnaisse l’âme du poète étonnant, tel que la France l’a conçu, tel que Paris l’a créé, tel qu’il est resté, et tel qu’il devait être depuis maître François… Les émotions de Villon sont violentes et profondes. Mais elles ne le privent pas de raison si elles le privent de volonté » (André Suarès).

« Ce métier de poète où l’avait-il appris ? Par la lecture des bons auteurs auxquels lui donnait accès la « librairie » de ses amis haut placés, les d’Estouteville et les Cotart : auteurs de la seconde moitié du XIIIè siècle comme Jean de Meun, en sa continuation du Roman de la Rose, ou de la seconde moitié du XIVè siècle, comme Eustache Deschamps, auquel il emprunte l’idée des legs comiques et dont l’Art de seconde rhétorique lui a appris le secret de ces poèmes à forme fixe, rondel, rondeau, chant royal, lai, virelai et ballade, et de la première moitié du XVè : Alain Chartier, auteur de La Dame sans merci, sans parler de son contemporain, Charles d’Orléans, qui les pratiquait aussi. Puis il y avait l’éducation par l’oreille, que lui donnait l’audition des « farces, jeux, moralités », des mystères auxquels il assistait à la Table de marbre des clercs du Palais. Mais c’est en lui-même qu’il trouvait le secret de la métaphore que toutes ces œuvres-là ne pouvaient lui apprendre.

Avant tout, il est, et pour jamais, le maître de la ballade. Il y acquit une telle supériorité sur celle du Livre des cent ballades qu’il donne l’impression d’une aisance et d’une facilité qui sont, en fait, le comble de l’art. J’en dirai autant de sa langue, si simple et si naturelle, qui ne doit pas même être traduite à l’intention du lecteur d’aujourd’hui, mais ceci ne doit pas non plus nous donner le change. Il n’en était peut-être point ainsi pour ses contemporains des années 60 du XVè siècle, où sa langue devait avoir les couleurs crues de la toile ou du panneau de bois sortant de l’atelier. Toutefois, il a renié et dédaigné l’accompagnement musical traditionnellement imposé à notre poésie lyrique, et il est un des premiers  à avoir prononcé la séparation  de la musique et de la poésie, celle-ci se contentant, désormais, de son harmonie propre. Son « farfadet » comporte quelque deux mille vers. Imprimé, il tient dans le creux  de la main ; aussi ces deux mille vers valent leur pesant d’or » (Gustave Cohen).

Clément Marot n’a pas seulement été « Poëte de Roy », il a aussi et avant tout été le poète d’une nation en train de naître. Lire Thomas Sébillet après avoir lu Pierre Fabri, passer du Verger ou du Séjour d’Honneur et du Jardin de plaisance aux Odes et aux Amours de Ronsard ou aux Regrets de Du Bellay, c’est véritablement passer d’un monde dans un autre et comprendre que, dans le devenir de notre poésie, historiquement parlant, Marot est l’artisan de toutes les métamorphoses. Auteur d’une œuvre dont la richesse, et la complexité, n’a d’égale que la puissance de renouvellement, il mérite, au moins autant que son successeur Ronsard, d’avoir été de son vivant considéré comme le Prince des Poètes de son temps.

Précieux exemplaire complet conservé dans sa reliure ancienne en vélin ivoire à recouvrement du XVIIè siècle provenant de la prestigieuse bibliothèque «  Du Bourg de Bozas » au château de Prye vendu 30 000 € il y a 26 ans (Ref. Bibliothèque du Château de Prye, 27-28 juin 1990, Drouot Montaigne, n°67) ainsi décrit par Madame Vidal-Megret dans le catalogue de la vente :
« On ne connaît en tout que quatre exemplaires de cette édition, dont l’un, celui du Comte d’Hoym (passé ensuite dans la vente de la bibliothèque J. Tannery I, N° 89) et décrit dans le Bulletin du Bibliophile du 20 février 1939 est incomplet de la dernière partie qui constitue le principal attrait de l’édition puisqu’il s’agit des Œuvres de Villon publiées par Marot. Un autre exemplaire figure à la Bibliothèque de Berlin. Il ne reste donc que deux exemplaires complets dans les collections particulières dont celui-ci d’autant plus précieux qu’il est dans sa première reliure de vélin. Il est en très bon état, mais court de marges ; quelques traces de mouillures » (Mme J. Vidal-Mégret).

Les rarissimes exemplaires en reliure ancienne réunissant les Œuvres de Marot à celles de Villon imprimées aux alentours de l’année 1540 ont vu leur prix fortement progressé depuis la vente du Bourg de Bozas. En 2007, un exemplaire imprimé l’année suivante, en 1542, relié à la fin du XVIIè siècle, fut vendu 98 000 € (Ref. Manuscrits et Livres précieux. Catalogue XXXVI, n°19).

Le 27 novembre 2003, Sotheby’s vendait 250 000 € l’exemplaire Pottiée-Sperry en veau de l’époque de l’édition sans date de Jehan Bignon vers 1540 ou 1542, selon Tchemerzine.
(Ref. Sotheby’s, Michel de Montaigne et son temps, Paris, 27 novembre 2003, N°115, 220 000 € plus frais).

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