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Voltaire
Théâtre,
1809.

19, 500 

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Description

Le somptueux Théâtre de Voltaire
relié en maroquin rouge de l’époque
avec doublure et gardes de moire verte,
aux armes de la Duchesse de Berry.


 

Voltaire. Théâtre.
Paris, Antoine-Augustin Renouard, 1809.

9 tomes en 9 volumes in-8 de : I/ (3) ff., 430 pp., (1) p., 1 portrait en frontispice et 4 figures ; II/ (2) ff., 380 pp., (2) ff., 5 figures ; III/ (2) ff., 423 pp., (1) p., (1) f., 5 figures ; IV/ (2) ff., 427 pp., (1) p., 5 figures ; V/ (2) ff., 441 pp., (1) p. 4 figures ; VI/ (2) ff., 418 pp., (1) f., 5 figures ; VII/ (2) ff., 425 pp., (1) p., 4 figures ; VIII/ (2) ff., 510 pp., (1) p., 7 figures ; IX/ (2) ff., 551pp., (1) p., 5 figures.
Maroquin rouge, roulette d’encadrement dorée sur les plats, armoiries dorées au centre, dos à faux nerfs orné, coupes décorées, roulette intérieure, doublures et gardes de tabis vert, tranches dorées. Reliure armoriées de l’époque signée de Doll.

203 x 125 mm.

L’un des exemplaires de luxe de format in-8 enrichi de la belle suite de 44 gravures dessinées par Moreau le jeune et gravées par Delvaux, Simonet, Roger, Blot, Romanet

Le théâtre fut au xviiiè siècle l’objet d’une mode et d’un engouement extraordinaires parmi le public privilégié de l’époque. Voltaire, dévoré par cette passion, fut tour à tour auteur, acteur et metteur en scène. Partout où il séjourna de façon durable, il bâtit ou encouragea l’installation de salles de spectacle.

Le Théâtre de Voltaire a fait sa gloire et passionné ses contemporains. Voltaire a été le plus grand auteur dramatique du xviiiè siècle et à régné sur la scène de la Comédie française de 1718 à sa mort. Il a écrit une cinquantaine de Tragédie qui selon l’estimation de René Pomeau ont été applaudies, rarement sifflées, par environ deux millions de spectateurs. A Paris, ses plus grands succès sont dans l’ordre Zaire (1732) ; Alzire (1736) ; Merope (1743) ; Sémiramis (1748), Œdipe (1718) ; Tancrède (1760) ; l’Orphelin de la Chine (1755) et Mahomet (1741).

« Zaire » fut représentée pour la première fois le 13 août 1732 au Théâtre-Français, et publiée en 1738. C’est la plus célèbre et presque la seule survivante des tragédies de Voltaire. Toute pénétrée de la sensibilité d’alors, elle répond aux aspirations de son temps, ou « l’âme française semble gagner un degré de chaleur ». L’amour n’y est donné comme coupable qu’occasionnellement ; il cesse d’y être présenté en lui-même comme une faiblesse ou un danger, peu s’en faut qu’il ne devienne vertu. Par l’élargissement de la matière dramatique, par ses hardiesses de pensée, habilement voilées, par l’intelligence de la mise en œuvre, elle est caractéristique de la manière voltairienne.

Voltaire s’est servi du christianisme comme d’un moyen dramatique, le plus fort à son gré qui pût s’opposer à l’amour et triompher de lui ; la célèbre adjuration de Lusignan a même une puissance d’émotion qui semble puisée aux sources de la conviction et de la ferveur. Outre le christianisme, le théâtre de Shakespeare a inspiré Voltaire ; il l’a dit lui-même dans son épître dédicatoire à M. Falkener c’est au théâtre anglais qu’il doit « la hardiesse qu’il a pris de mettre sur la scène les noms de nos rois et de nos anciennes familles ; l’action en effet prétend ressusciter l’histoire, elle se situe au temps de Saint Louis. Mais la dette de l’auteur s’étend plus loin, et il est difficile d’admettre qu’il n’ait pas puisé dans Othello quelques éléments de Zaïre, ne serait-ce que pour l’affabulation. Quant au style de la pièce afin de le conformer au sujet, Voltaire « a détendu les cordes de sa lyre » : la vigueur manque, de propos délibéré, mais non une certaine chaleur ; l’impression dominante est celle de la souplesse.

Zaïre classique de sujet, de structure, de langue (nombreuses réminiscences de. Racine), voltairienne d’esprit et d’exécution, tend déjà vers le romantisme par la recherche, encore superficielle, du pittoresque historique et local.

Précieux et superbe exemplaire imprimé sur papier fin de Hollande somptueusement relié en maroquin rouge décoré de l’époque signé de Doll aux armes de la Duchesse de Berry.

Marie-Caroline-Ferdinande-Louise de Bourbon-Sicile, fille de Ferdinand 1er, roi des Deux-Siciles et de Marie-Clémentine, archiduchesse d’Autriche, née à Naples le 5 novembre 1798, épousa le 17 juin 1816, Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry, second fils du futur Charles x, qui fut assassiné le 13 février 1820. La duchesse de Berry, veuve à 22 ans, se consacra à l’éducation de ses deux enfants, Louise-Marie-Thérèse d’Artois et Henri-Charles-Ferdinand-Marie Dieudonné, duc de Bordeaux, né posthume ; très courageuse, elle essaya en 1832 de fomenter en Vendée un soulèvement légitimiste qui échoua ; trahie le 7 novembre de la même année par le juif converti Deutz, elle fut enfermée dans la citadelle de Blaye où elle mit au monde une fille qu’elle avait eue du comte Hector Lucchesi-Palli, qu’elle avait épousé secrètement en 1831 ; remise en liberté en juin 1833, elle fut tenue à l’écart par la famille royale et se vit enlever la direction de l’éducation de son fils. Elle vécut à Venise et mourut le 17 avril 1870 au château de Brunnsee en Styrie.

Cette princesse, aux goûts artistiques très développés, avait constitué dans son château de Rosny, près Mantes, une luxueuse bibliothèque remarquable tant par le choix des éditions et la richesse des reliures que par l’importance des manuscrits qu’elle renfermait.

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