Le jeune volontaire amoureux
Deux peintures originales à la gouache du XVIIIe siècle décorent les deux plats de la reliure.
Ce type de reliure d’exception du XVIIIe alliant peintures originales à la gouache et maroquin décoré, découpé et mosaïqué avec paillons sous mica se rencontrent tous les quarts de siècle sur le marché.
In-16 de 32 pp., (8) ff., pp. 33-64. Complet.
Maroquin ivoire, plats recouverts d’un encadrement ajouré de maroquin noir orné de fers et points dorés, laissant apparaître en tête et queue des plats des paillons roses sous mica agrémentés de paillons argentés et dorés, et d’une pastille émeraude ; au centre du plat supérieur jolie gouache dévoilant « la toilette du bal » de la Comtesse aidée par quatre serviteurs dans un salon d’apparat du XVIIIe siècle orné de draperies, tableaux et fauteuil ; le plat inférieur est orné d’une gouache illustrant une allégorie de l’Afrique avec chérubin coiffé d’une tête d’éléphant tenant un scorpion dans une main et une corne d’abondance dans l’autre, entouré d’un lion, de serpents et d’oiseaux au centre d’une clairière ceinte de fleurs et de bois sous un ciel partiellement dégagé, doublures de tabis bleu. Reliure gouachée, mosaïquée et ornée de paillons sous mica du XVIIIe siècle.
98 x 58 mm.
Almanach. Le jeune volontaire amoureux des petites républicaines. Almanach plaisant.
Paris, veuve Tiger, 1798.
Reliure du XVIIIe siècle revêtu de deux gouaches originales sous maroquin décoré et mosaïqué avec paillons sous mica.
Cette reliure d’exception recouvre l’Almanach ayant pour titre Le jeune volontaire amoureux. Almanach plaisant.
Un unicum ! Ce petit almanach n'est répertorié par aucune bibliographie et manque à l’ensemble des bibliothèques. Il renferme une quarantaine de refrains, de chansons et d’épigrammes, dont un Hymne à l'Amour : « Allons enfans de Cythère / Le jour de plaire est arrivé. /Pour vous unir, de l'hymenée / L'étendart joyeux est levé… » Frontispice gravé et colorié.
« Au cours du XVIIIe siècle, un petit nombre de relieurs, pour la plupart parisiens, exécutèrent pour certains amateurs des reliures d'un caractère très particulier, décorées en mosaïque d'application de cuirs de différentes couleurs. Ces exemplaires de choix que se disputaient les grands bibliophiles du XVIIIe siècle subsistent pour la plupart encore aujourd'hui. Certains sont entrés dès le XVIIIe siècle dans des collections publiques : c'est le cas de ceux qui furent achetés par le marquis de Méjanes, et qui, donnés par lui à sa Provence natale, sont aujourd'hui à la bibliothèque d'Aix-en-Provence ; d'autres, confisqués sous la Révolution à des familles nobles émigrées, firent partie des dépôts littéraires qui sont l'origine de nos grandes bibliothèques de province, tels les Almanachs de la famille de Bournonville, actuellement conservés à Dijon. Un grand nombre trouvèrent au XIXe ou au XXe siècle un refuge définitif dans des collections léguées à des collectivités publiques : le cabinet des livres de Chantilly, donné par le duc d'Aumale à l'Institut de France, la bibliothèque des frères Dutuit, devenue propriété de la Ville de Paris, ou, à New-York, la bibliothèque Pierpont-Morgan. » (Louis-Marie Michon).
Exceptionnelle et rutilante reliure mosaïquée du XVIIIe siècle à décor de paillons sous mica avec miniatures à la gouache.
Ce type de reliure d’exception alliant peintures originales à la gouache et maroquin décoré et mosaïqué avec paillons sous mica se rencontre tous les quarts de siècle sur le marché.
En 1994, il y a 30 ans, Pierre Bérès cataloguait une reliure de ce type ornée de deux petites gouaches de Moreau sur un calendrier de la cour pour l’année 1777 de format in-16 (hauteur 100 mm ; prix catalogué en 1994 : 675 000 FF soit 103 000 €).
