Almanach National
L’Almanach national du scientifique Gaspard Monge.
In-8. Maroquin rouge, triple filet, emblème au faisceau de licteur surmonté d’un bonnet phrygien avec la devise "Union, Force et Liberté", pique et bonnet phrygien dans les angles, dos ornés d’attributs révolutionnaires, tranches dorées. Reliure de l’époque.
198 x 117 mm.
Almanach national pour l’année 1793.
Almanach national de France, année commune M. DCC. XCIII. L’an IIè de la République.
Paris, Testu, 1793.
Premier volume de l’Almanach national. La page de titre est ornée d’une vignette gravée aux trophées révolutionnaires avec les mentions de « Patrie » et « République française ». On y trouve la liste des députés de la Convention, les ministères publics. Bien complet de la carte de France. Monge est mentionné à la page 137 de cet almanach.
Très précieux Almanach Révolutionnaire ayant appartenu à Gaspard Monge, portant cette inscription ancienne à l’encre noire sur le premier plat : « Almanach national de Monge ministre de la marine 1793 ». Jacobin de la première heure, ami de Robespierre et de Saint-Just, Monge est nommé dès le soir du 10 août 1792 ministre de la Marine, poste qu’il conserve après le 22 septembre 1792. Il en démissionnera le 10 avril 1793, dépassé par les querelles politiques.
Gaspard Monge (1746-1818) laisse le souvenir d’un homme passionné par le progrès, grand mathématicien, créateur de la géométrie descriptive, fondateur de l’École polytechnique (1794). Il accompagnera Napoléon lors de ses campagnes d’Italie et d’Égypte, et sera écarté à la Restauration.
Première édition à la date de 1793, avec le calendrier grégorien. Il est probable que les concordances avec le calendrier révolutionnaire, inscrites à la main dans les marges des mois de septembre à décembre, soient de la main de Monge, inventeur du nouveau calendrier, publié pour la première fois dans la deuxième édition.
Notes manuscrites sur un feuillet blanc : « Acheté par Edmond Marey Monge [descendant de Gaspard Monge] à la vente de la bibliothèque Monge, en 1846, remis au général Marey Mange en 1857. Racheté avec la bibliothèque Marey Monge en juin 1926 ».
De la bibliothèque du docteur Lucien-Graux (VII, 1958, n° 44).
