Discours prononcé dans l'Académie Françoise
« Le discours de M. le Comte de Choiseul-Gouffier est consacré tout entier à l’éloge de M. d’Alembert ».
Rare réunion de trois discours de réception prononcés à l’Académie Française, restés célèbres comme de véritables modèles d’éloquence.
L’éblouissant exemplaire relié à l’époque aux armes de Paul 1er (1754‑1801), Tsar de Russie et de Maria Feodorovna, sa seconde épouse.
In-4 de 30 pp., (1) f., 30 pp., (1) f., 23 pp., 50 pp., 42 pp.
Cuir de Russie rouge, frise dorée en encadrement des plats, encadrement d’une roulette dorée autour des plats, armoiries du Tsar Paul Ier et de Maria Feodorovna sur les plats, dos lisse richement orné de filets et motifs dorés, pièce de titre en maroquin vert, coupes décorées à froid, tranches dorées. Reliure armoriée russe de l’époque.
235 x 180 mm.
Choiseul-Gouffier, Marie-Gabriel-Florent-Auguste de. Discours prononcé dans l’Académie françoise le Jeudi xxvi Février M. dcc. Lxxxiv, à la réception de M. le Comte de Choiseul-Gouffier.
Paris, Demonville, 1784. Suivi de : Bailly, Jean-Sylvain. Discours prononcé dans l’Académie françoise le Jeudi xxvi Février M. dcc. Lxxxiv, à la réception de M. Bailly.
Paris, Demonville, 1784. Suivi de : Guibert, Jacques-Antoine-Hippolyte de. Discours prononcé dans l’Académie françoise le Lundi xiii Février M. dcc. Lxxxvi, à la réception de M. le comte de Guibert.
Paris, Demonville, 1786.
Rare réunion de trois importants discours de réception à l’Académie française, dont le célèbre éloge de d’Alembert prononcé par Choiseul-Gouffier.
« Le public se souviendra longtemps de l’intérêt et du bonheur de cette séance, où, au jugement d’une des plus importantes assemblées, quatre excellents discours ont eu des succès égaux et différents […]
Le discours de M. le Comte de Choiseul-Gouffier est consacré tout entier à l’éloge de M. d’Alembert » (Extrait du Mercure de France, 1784).
Le comte de Choiseul-Gouffier (1752-1817), explora la Grèce en 1776 et revint en France avec de précieux matériaux qui lui servirent à la composition de son Voyage pittoresque en Grèce dont il publia le premier volume en 1782 ce qui lui valut l'entrée à l'Académie des Inscriptions. Il remplaça d'Alembert à l'Académie française le 11 décembre 1783.
Jean-Sylvain Bailly (1736-1793) fut l’ami de Buffon dont l'influence finit par le faire entrer à l'Académie des sciences, puis à l'Académie française.
Les discours de réception de Choiseul-Gouffier et de Jean-Sylvain Bailly sont restés célèbres pour la qualité de leur éloquence et l’éloge de Choiseul-Gouffier à D’Alembert, « La séance publique du vingt-six février pour la réception de Mrs de Choiseul-Gouffier et Bailly, a été brillante, soit par l’affluence du monde, soit par le succès de tout ce qu’on a lu. […] Au reste, le discours de M. Bailly a eu beaucoup de succès à la lecture publique et dans le monde. On y a trouvé de l’esprit, de la grâce, et une manière fort adroite de faire valoir le mérite de M. de Tressan son prédécesseur. Je préfère pourtant le discours de M. de Choiseul-Gouffier, qui avait, il est vrai, un sujet plus heureux et plus étendu, l’éloge de d’Alembert : il l’a traité d’un style noble et intéressant » (Jean-François de La Harpe).
« On fut attendri par la manière dont M. le Comte de Choiseul-Gouffier peignit l’amour de M. d’Alembert pour cette respectable nourrice qui lui tint lieu de mère, et du contraste qu’il établit entre la simplicité de mœurs et de conduite du savant homme dont il faisait l’éloge, et l’éclat de cette renommée qui lui mérita les hommages des gens lettrés et des souverains de l’Europe » (Monsieur le Comte de Bruck).
Le discours de réception de Jacques-Antoine-Hippolyte de Guibert (1743-1790), ami de Voltaire, Buffon, Jean-Jacques Rousseau et Diderot, suscita l’enthousiasme de Madame de Staël, « Le discours a eu le plus grand succès. L’éloquence de M. de Guibert est plus faite encore pour être prononcée que pour être lue. Elle a ce caractère énergique et passionné qui entraine la multitude ».
Superbe exemplaire relié à l’époque en cuir de Russie rouge décoré avec sur chacun des plats, les armoiries du Tsar Paul Ier et de la Tsarine Maria Feodorovna, née Princesse Sophie Dorothée de Württemberg (1759-1828), seconde épouse du Tsar Paul Ier de Russie (1754-1801).
« After the death of Paul’s first wife he married in 1776 Princess Sophie Dorothea Augusta Luisa of Württemberg (Maria Feodorovna), whose name remains linked to Goethe and Weimar, since one of her daughters was married to Duke August ».
