Epigrammata
« Les éditions les plus estimées sont l’édition princeps de Venise, Vindelin de Spire, in-4, sans date (1470) et celle de Venise, Alde, 1501, petit in-8 » (Michaud).
Exemplaire imprimé dans l’italique aldine de 1501 provenant des célèbres bibliothèques Michael Wodhull (1740-1816) ; William Loring Andrews (1837-1920) ; Cortland Bishop (1870-1935) ; Constantin N. Radoulesco (19.. – 1957) ; Colonel Daniel Sicklès (1900-1988).
In-8, maroquin citron, dos à nerfs et plats couverts d’un décor mosaïqué à répétition, doublures de maroquin rouge à dentelles, gardes de papier doré, étui de maroquin. Reliure en maroquin mosaïqué et doublé réalisée à Londres en 1886 pour W. L. Andrews.
151 x 93 mm.
Martial, Marcus Valerius. (40-100 après J.-C.). Epigrammata.
Venetiis in aedibus Aldi, Mense Decembri, 1501.
« 192 feuillets non chiffrés, et sans l’ancre Aldine, qu’on ne voit pas non plus dans le Virgile ni dans l’Horace. Le dernier feuillet est blanc, et l’avant-dernier contient seulement la date, avec ces mots : « Qvisqvis es qvi qvo qvomodo hvivsce excvsionis ergo adversus ieris, damnatus esto et revs III.S.V. Ne dicas tibi non praedictum. Cave » J’ai de ce livre un très bel exemplaire sur papier fort, semblable au Dante de 1502 que j’ai vu à Trévise en 1809, et qui est maintenant dans la Bibliothèque de cette ville ; un semblable est au British Museum. » (Renouard, n°7).
« Au verso du titre est placée la lettre de Pline le Jeune à Cornelius Priscus relative à Martial » (Cat. Rothschild, n°414).
Cette édition contient quatorze livres d’épigrammes, dont les deux derniers, intitulés l’un Xenia et l’autre Apophoreta, contiennent des devises en forme de distiques sur des présents qu’on se faisait à Rome pendant les Saturnales.
« Le volume que Martial nous a laissé ne contient pas moins de quinze cent soixante épigrammes et il suffit pour sa gloire qu’à une époque où les lettres penchaient vers la décadence, il ait composé une quantité considérable de pièces dignes des plus beaux siècles, assaisonnées d’un sel vraiment attique, et où règnent le meilleur ton et le meilleur goût. « Sans Sénèque et Martial (observe Diderot dans l’Essai sur les règnes de Claude et de Néron), combien de mots, de traits historiques, d’anecdotes, d’usages nous aurions ignorés ! » (Michaud).
En 1490, Alde Manuce s’établit à Venise comme imprimeur. La ville était déjà un centre typographique d’importance et dans ce véritable carrefour culturel, vivaient de nombreux érudits grecs. Par ailleurs dans cette ville fabuleusement riche, existait un marché de marchands aisés, susceptibles d’acquérir des livres classiques pour décorer leurs palais.
Profitant de la présence à Venise de nombreux réfugiés byzantins, il réunit des érudits grecs qu’il employa à collecter, relire et éditer les textes classiques. En 1500, ces érudits fondèrent la Neacademia, également appelée Académie Aldine, qui se consacra à l’érudition et la publication de littérature grecque.
Mais la grande innovation qu’Alde Manuce fit à la typographie fut de faire fondre par Francesco Griffo, de gracieux caractères semi-cursifs, inspirés si l’on en croit la légende de l’écriture du grand poète italien Pétrarque, et initialement destinés à imprimer une édition de Plutarque.
Magnifique exemplaire sur papier fort revêtu d’une exceptionnelle reliure en maroquin mosaïqué et doublée réalisée en 1886 pour W. L. Andrews par B. P. Stevens, relieur londonien.
Prestigieuses provenances : Michael Wodhull (1740-1816), célèbre bibliophile ; William Loring Andrews (ex-libris) (1837-1920), bibliophile ; Cortland Bishop (ex-libris) (1870-1935) ; Constantin N. Radoulesco (ex-libris) (19.. – 1957) ; Colonel Daniel Sicklès (ex-libris) (1900-1988).







