Della salubrità della vita militare.
Exceptionnel exemplaire traitant de la vie militaire offert par l’auteur, Nicolo Torro, au Général Berthier (1753-1818), ministre de la guerre de Napoléon Ier du Royaume d’Italie ; avec envoi autographe.
Remarquable exemplaire en reliure brodée de l’époque aux doubles armes de l’Empereur : sur un plat, Napoléon Ier Empereur des Français sur le second plat, Napoléon, roi d’Italie.
In-8 de 105 pp., imprimé sur vergé fort.
Reliure de satin ivoire brodé, fleurettes et filets au dos, armoiries de Napoléon brodées en fil d'or et d'argent au centre de chaque plat, dans un encadrement floral en couleurs (défauts, usure des coupes et du dos avec lacunes, les armoiries bien conservées).
Reliure de l’époque aux armes brodées de fils d’or de Napoléon Ier.
217 x 144 mm.
Torre, Nicolo. Della salubrita della vita militare ossia paralello tra la vita dei soldati e quella dei cittadini. Dissertazione.
Milano, per Luigi Mussi, 1807.
Exceptionnelle reliure aux-doubles armes de l'Empereur : sur un plat, Napoléon Ier empereur des Français ; sur l'autre, Napoléon roi d'Italie.
Précieux exemplaire provenant de la bibliothèque du général Berthier, à l'époque ministre de la guerre du Royaume d'Italie, avec un envoi autographe signé de l'auteur, en italien : « Per S.E. Il Ministro della guerra del Regno d’Italia Gran Cordone delle Legion d'Onore, &c &c ».
Louis-Alexandre Berthier (1753-1815), prince de Neufchâtel, prince de Wagram, maréchal de France est né à Versailles le 20 novembre 1753, il est le « fils naturel et légitime de Jean-Baptiste Berthier, lieutenant réformé au régiment royal comptois, ingénieur ordinaire des camps et armées du roi et de dame Marie-Françoise l'Huillier de la Serre ».
Berthier a joué un rôle très important sous le Premier Empire. La diversité de l'œuvre qu'il a accomplie témoigne de la richesse de son intelligence et de sa valeur. Excellent chef d'état-major, remarquable organisateur, doué pour la diplomatie et courageux au combat, il fut aussi un ami fidèle de Napoléon et voua à son chef une affectueuse obéissance. En mai 1804, il est fait maréchal d'Empire ; en juillet 1804 grand veneur ; en février 1805 grand-aigle et chef de la 1re cohorte de la Légion d’honneur ; en août 1805 major général de la Grande Armée ; en mars 1806, prince de Neufchâtel et Vallengin ; en août 1807 vice-connétable ; en août 1809 prince de Wagram.
Il s'était follement épris de la marquise Visconti, mais Napoléon le força à mettre fin à cette aventure, et il épousa en mars 1808 Marie-Élisabeth de Bavière-Birkenfeld ; il servit dans la retraite, après le départ de Napoléon, sous les ordres de Murat, puis du prince Eugène. À la chute de l'Empire, il se rallie aux Bourbons. Il accueille Louis XVIII à Compiègne et chevauche devant sa voiture lors de son entrée solennelle à Paris. Pair de France en juin 1814, il est fait commandeur de Saint-Louis en septembre de la même année. En mars 1815, lors du retour de l'Empereur, il accompagne le roi à Ostende et est alors rayé de la liste des maréchaux. Puis il rejoint sa famille installée au château de Bamberg, en Bavière ; pour l'empêcher de se rallier à l'Empereur, les Alliés le retiennent prisonnier. C'est dans ce contexte qu'il trouve la mort, le 1er juin 1815, en tombant d'une fenêtre du château de Bamberg. (Général Gambiez).
Précieux volume provenant de la bibliothèque Mérillon avec ex-libris armorié.
