Les Lettres

Saint Augustin
Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1684.

Édition originale de la version janséniste des Lettres de Saint Augustin.

Magnifique exemplaire en maroquin rouge janséniste doublé de maroquin aux pièces d’armes de Marie-Louise d’Apremont, Duchesse de Lorraine (1652-1692).

2 volumes in-folio de : I/ portrait, (17) ff., 954 colonnes chiffrées, 16 ff. ; II/ portrait, (5) ff., 964 colonnes chiffrées, (14) ff.
Maroquin rouge, filet doré encadrant les plats, dos à nerfs, filet or sur les coupes, doublures de maroquin rouge ornée d’un semé de chiffres entrelacés alternant avec des croix de lorraine, tranches dorées. Reliure armoriée et doublée de l’époque.

426 x 298 mm.

Saint Augustin. Les Lettres traduites en françois sur l’édition nouvelle des pères bénédictins de la congrégation de Saint Maur : où elles sont rangées selon l’ordre des temps.
Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1684.

Édition originale de cette traduction janséniste par Philippe Goibaud Dubois, Docteur de Sorbonne et bibliothécaire de Letellier, archevêque de Reims.

Elle comporte des notes de la main de Tillemont religieux de l’Abbaye de Saint Victor puis de l’Abbaye de la Trappe où l’Abbé de Rancé qui venait d’établir sa réforme fameuse, le tenait en haute estime.

Les Lettres de Saint Augustin apportent un éclairage essentiel sur l’œuvre et l’esprit de cette personnalité hors du commun. Elles confirment également son influence et ses doctrines. Certaines sont de véritables traités.

« Nulle part ailleurs comme dans ces lettres, écrit Ebert, n'apparaît l'importance considérable dont jouissait Augustin auprès de ses contemporains ».

Magnifique exemplaire, réglé, revêtu d’une reliure en maroquin rouge doublé de maroquin aux pièces d’armes deMarie-Louise d’Apremont, Duchesse de Lorraine (1652-1692).

Cette princesse, nommée sur quelques monnaies Louise-Marguerite, était fille de Charles, Comte d’Apremont-Nanteuil, seigneur de Chémery et de Marie-Françoise de Coucy. Elle naquit en 1652 et n’avait que treize ans lorsqu’elle fut amenée à Nancy par sa mère, qui venait poursuivre auprès de Charles IV, duc de Lorraine, l’échange de la terre d’Estréval contre le Comté d’Apremont. Les réclamations de la comtesse demeurant sans résultat, elle s’adressa à la dame de La Haye, confidente des amours et des intrigues du duc ; cette femme, jalouse d’une demoiselle de La Croisette, maîtresse de Charles IV, employa tous ses soins pour faire naître dans le cœur du prince de l’inclination pour la jeune Marie d’Apremont : elle y réussit par-delà ses souhaits, et Charles, résolu à l’épouser, fit préparer ses noces pour la prochaine fête de Saint-Charles, son patron, au 4 novembre 1665. Restée veuve, sans enfants, en 1675, Marie-Louise d’Apremont se remaria en 1679, à Henri-François, prince de Fondy, Comte de Mansfeld, grand-maître de la maison de l’impératrice, et mourut à Madrid le 23 octobre 1692, laissant, de son dernier mariage, deux filles, Marie-Anne, née en 1680, et Marie-Aliénor, née en 1682.

Somptueux exemplaire imprimé sur grand papier (hauteur 426 mm contre 390 mm pour l’exemplaire en maroquin doublé aux armes du Cardinal de Polignac) relié en maroquin doublé de l’époque au semé de pièces d’armes de Marie-Louise d’Apremont, Duchesse de Lorraine.

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