Théorie et pratique des longitudes en mer

Charnières, Charles de
Paris, Imprimerie royale, 1772.
Prix : 4 800 €

« De Charnières, XVIIIe siècle, est l’inventeur du mégamètre, une lunette astronomique permettant de mesurer jusqu’aux angles de 20° ».

Édition originale fort rare dédicacée au roi Louis XVI, imprimée sur papier fin de Hollande, ornée de 5 planches dépliantes de « La Gardette » présentant le Mégamètre, somptueusement relié aux armes de Philippe-Egalité, mort guillotiné le 6 novembre 1793.

In-8 de Titre, XVI pp., 260 pp., 5 estampes dépliantes. 
Maroquin rouge, 3 filets et rosaces dorés aux angles, milieux armoriés, dos à nerfs orné, semés de petits losanges et étoiles dorés, pièce de titre en maroquin vert, petite dentelle intérieure, tranches dorées. Reliure de l'époque.

198 x 125 mm.

Charnières, de (1740-1780). Théorie et pratique des longitudes en mer, publiées par ordres du roi.
Paris, Imprimerie royale, 1772.

Édition originale fort rare de laThéorie et pratique des longitudes en mer parue à Paris en 1772 dans laquelle de Charnières décrit le « mégamètre, instrument pour mesurer en mer les distances de la lune aux étoiles.

C’est un perfectionnement de l’héliomètre de Bouguer.

De Charnières fut le premier qui, ayant reçu des instructions de Véron, pratiqua avec succès la méthode des longitudes en mer par le moyen de la lune. Il mourut peu de temps après la publication de son mémoire.

“Théorie et Pratique des longitudes en mer delves into the historical methods and theoretica underpinnings of determining longitude at sea. Authored by Charles F. de Charnières, this work provides insights into the challenges faced by navigators in the 18th century as they sought accurate methods for calculating their position on the open ocean. This book explores both the theoretical frameworks and practical applications used during this crucial period of maritime exploration. Readers interested in the history of science, navigation, and maritime endeavors will find this a valuable resource. Discover the techniques and calculations that enabled sailors to chart their courses and explore the world”.

Membre de la famille de Charnières, page du duc de Penthièvre, il incorpore les gardes-marine en octobre 1756 et voyage sur le Formidable sous les ordres de Dubois de La Motte en escadre à Louisbourg (1757).

En 1758, il passe sur le Capricieux et est fait prisonnier lors de la capitulation de Louisbourg le 28 juillet 1758. Libéré en septembre, il sert sur le Soleil Royal et participe sur ce navire à la bataille des Cardinaux (20 novembre 1759).

Promu enseigne de vaisseau en mai 1763, il prend part à une campagne en Martinique sur le Sceptre, puis à Saint-Domingue sur la Sensible (1767). Il est nommé lieutenant de vaisseau en août ; ses recherches en astronomie lui permettent en 1769 d'entrer à l'Académie de marine.

Précieux et bel exemplaire imprimé sur papier fin de Hollande relié en maroquin de l’époque aux armes de Louis-Philippe-Joseph d’Orléans.

Louis-Philippe-Joseph d'Orléans, dit Philippe-Egalité, duc d'Orléans, de Chartres, de Valois, de Nemours et de Montpensier, premier prince du sang, fils de Louis-Philippe, Ier du nom, et de Louise‑Henriette de Bourbon-Conti. Il naquit au château de Saint-Cloud le 13 avril 1747 et porta successivement les titres de duc de Montpensier (jusqu'à la mort de son grand-père en 1752), de duc de Chartres (jusqu'à la mort de son père en 1785) et de duc d'Orléans. Nommé colonel du régiment d'infanterie de son nom le 20 mars 1752, fait chevalier des ordres du Roi le 30 mai 1762, il épousa le 5 avril 1769 Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, dite Mademoiselle de Penthièvre, dont il eut cinq enfants, trois fils et deux filles ; à la mort du comte de Clermont, en 1771, le duc de Chartres se fit élire grand maître de la franc-maçonnerie de France ; il reçut le gouvernement du Poitou le 10 août 1776, fut nommé lieutenant général des armées navales le 29 juillet 1777 et, après avoir servi sur mer, obtint la charge de colonel général des hussards qui fut créée pour lui en 1779. L'hostilité de Marie-Antoinette l'éloigna du commandement et de la cour, l'entraîna à voyager à l'étranger et plus tard le jeta dans le parti de la Révolution. Le duc d'Orléans qui avait hérité de son père en 1785 le gouvernement de Dauphiné, se fit élire député de Crépy-en-Valois aux États Généraux de 1789 ; très populaire à Paris il ne dut qu’à son indécision de ne pas devenir roi. Après l'abolition des titres de noblesse en 1791, il porta les noms de Monsieur d'Orléans ou de Prince Louis-Philippe-Joseph et celui de Philippe-Egalité que lui conféra la Commune de Paris le 15 septembre 1792. Accusé par le parti de la Cour de tous les massacres et de toutes les attaques contre la royauté il se fit le banquier de Danton, servit quelque temps à l’armée en 1792 fut élu à la Convention comme député de Paris et suivit le paru de la Montagne ; puis il s'égara jusqu'à voter la mort de Louis XVI ; il n'en devint pas moins suspect après la trahison de Dumouriez et fut arrête comme otage le 7 avril 1793 ; après avoir été détenu à Marseille, il fut mis en accusation en même temps que les Girondins, puis condamné à mort à Paris le 6 novembre 1793 et guillotiné le même jour.

Ce prince possédait une bibliothèque considérable contenant des manuscrits précieux, des incunables, des ouvrages sortis des plus célèbres presses de l’Europe, ainsi que la collection complète des « Variorum ».

Provenances : Philippe égalité (1747-1793) ; Louis-Philippe, roi des Français.